IFP : moins d’émissions pour une Smart hybride

Après l’optimisation d’un premier véhicule en 2004 qui a permis de valider la pertinence du concept gaz naturel associé aux technologies moteurs innovantes – dont le downsizing – l’Institut Français du Pétrole développe un nouveau prototype de Smart au gaz naturel associée à l’hybridation.

Les travaux en partie financés par l’Ademe sont conduits en partenariat avec Gaz de France, Valeo et l’Inrets dans le cadre d’un projet labellisé par le Predit.

Le démonstrateur Vehgan est basé sur des technologies moteur alliant un fort downsizing suralimenté et une hybridation optimisée de type "Mild-Hybrid".

L’IFP applique, depuis près de 10 ans, le concept du downsizing aux moteurs à allumage commandé, en particulier à ceux fonctionnant à l’essence.

Le downsizing consiste à réduire la cylindrée du moteur en lui associant une suralimentation adaptée pour maintenir des performances comparables à celles du moteur d’origine. Le moteur de la Vehgan a notamment été optimisé pour le fonctionnement stœchiométrique Gaz Naturel, au niveau de l’attelage mobile, au niveau du turbocompresseur et du système de post-traitement adapté à ce carburant, précise l’IFP.

L’Institut développe les algorithmes permettant le contrôle du moteur thermique et de la boite robotisée d’origine, ainsi que la gestion énergétique optimale à bord sur la base du système StARS 14V+X de Valeo. Le système hybride assure la fonction "Stop-Start" (coupure du moteur thermique dès l’arrêt du véhicule), et permet une récupération de l’énergie de décélération stockée dans des supercapacités, ainsi que l’assistance au décollage et à l’accélération du véhicule.

Avec une autonomie d’environ 200 km, le véhicule est doté de réservoirs composites ultra-légers intégrés sous le châssis, sans impact sur l’habitacle du véhicule.

L’association de ces concepts dans un véhicule hybride urbain alimenté au gaz naturel permet en outre d’obtenir des performances environnementales significatives, sans affecter l’agrément de conduite, semblable à celui du véhicule essence de série (commandes électriques d’embrayage et de sélection des rapports de boîte conservées) : émissions de CO2 à 84 g/km et qui permettent déjà de respecter la future norme Euro-5, sachant que les développements en cours doivent permettre de descendre en dessous du niveau de 80 g/km de CO2, soit un gain de 32% par rapport au modèle essence.
 

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