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Japon : le réacteur nucléaire no 3 de la centrale d’OHI a redémarré

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Malgré une opinion publique japonaise hostile à l’atome depuis l’accident de Fukushima en mars 2011, le réacteur no 3 de la centrale d’OHI située à l’ouest du Japon a redémarré dimanche 1er juillet, à 21h – heure locale.

L’information a été reprise par plusieurs médias japonais. La réaction en chaîne devrait avoir lieu ce matin pour une production d’électricité effective, d’ici 2 jours.

Les autorités ‘compétentes’ ont admis que la sécurité était assurée suite aux tests de résistance, alors même que des sismologues ont lancé des mises en garde. Ces derniers ont alerté sur le fait que les travaux de consolidation nécessaires pour faire face aux séismes et tsunamis ne seront achevés que dans trois ans.

De son côté, Kansai Electric Power prévoit que la relance des unités 3 puis 4 de la centrale Ohi permettra de réduire ou d’annuler le déficit de production qui aurait été d’environ de 15% au moment des pics estivaux.

Courant juin, des dizaines de milliers de Japonais ont manifesté leur opposition aux centrales nucléaires en se rassemblant devant la résidence du 1er ministre, à Tokyo. Par ailleurs, une pétition citoyenne contre le redémarrage des réacteurs a recueilli plus de 7,5 millions de signatures.


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    14 Commentaires sur "Japon : le réacteur nucléaire no 3 de la centrale d’OHI a redémarré"

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    einstein30
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    certains japonnais sont certainement contre le redemarrage de ce reacteur nucleaire ,les anti-nuk francais auraient la même reaction mais le japon a besoin d’electricite pour retrouver leurs dignite et aussi leurs moyens energetiques ; je penses que les autres reacteurs ayant ete inspectes vont redemarrer a leurs tour apres avoir subi une mise a l’epreuve contre un eventuel tsunami hypothetique non soutaitable dans cette peninsule un peu fragilisee par ces evenements dont ils ont ete victimes:

    Atomicboy44
    Invité
    Lorsque l’on connait le carnet de commande des deux grand conglomérats nippo-américains (GE-Hitach et Toshiba Westinghouse), il ne faut pas s’en étonner. Comment pourraient ils justifier de vendre du nucléaire aux auyres pays sans en avoir chez eux ? Autrement dit : Acheteriez vous un produit dont le fabricant n’a pas un seul exemplaire ou prototype a vous montrer et a prouver que çà fontionne bien ? Une question que Eon (électricien Allemand) a réglé en refilant le réacteur KERENA a AREVA sous forme de partenariat. D’alleurs une personne de chez Eon, continu de dire qu’il vont développer du nucléaire… Lire plus »
    Atomicboy44
    Invité

    stsunami =>tsunami. superssion =>suRpression Il yen a d’autres, ça m’apprendra a ne pas poster enregistré …et a ne pas relire ! Cela n’enlève rien au sens de mes propos.

    Dan1
    Invité

    Pour ceux qui veulent suivre les besoins d’électricité au Japon et les moyens de les satisfaire : Le site de FEPC est mis à jour mensuellement. Les japonais sont donc pris au piège des énergies fossiles importées…. ce dont ils n’avaient pas besoin suite au plongeon de la balance commerciale dû au tsunami.

    Dan1
    Invité

    Pour avoir un éclairage sur Fukushima, il n’est pas inutile de lire ou relire l’analyse de Jacques Repussard de l’IRSN : On peut tout de même penser qu’ils avaient sous-estimé le risque de tsunami alors même que l’histoire récente leur avait montré une fréquence élevé de ces phénomènes de grande ampleur… qu’ils ne savaient pas forcément expliquer :

    De passage
    Invité
    et ses développements. Bien que je sois pro-nucléaire et me sente en sécurité près de centrales françaises, j’ai des frissons concernant l’état mentale déplorable de cette industrie au Japon. Personne ne peut publiquement blamer ce pays (par politesse) mais « appelons un chat, un chat ». Fukushima étudié pour un tsunami historique de 4.7mètres alors que 2 ans plus tôt le trembelemnt de terre du Chili 1960 leur avait causé des vagues de 11m sur leur île, Abaissement de la plateforme de la centrale à 10m au dessus du niveau de la mer, pour économiser 0.1% d’énergie de pompage, Refus d’écouter les… Lire plus »
    Bachoubouzouc
    Invité

    Plus on en apprend sur cet accident, plus on a l’impression que le Japon a conservé une industrie nucléaire telle qu’elle était chez nous il y a 30 ou 40 ans. Pas de vraie autorité de sûreté, pas ou peu d’entités de radioprotection compétente et indépendante, pas d’ingénierie d’exploitant, pas d’utilisation du retour d’expérience, pas la moindre évolution du parc ou des organisations, pas ou peu de préparation aux accidents, une organisation de crise tout simplement archaïque, etc. Un comble pour le pays inventeur du principe d’amélioration continue…

    Dan1
    Invité

    Effectivement, c’est étonnant de constater certaines carences coupables dans un pays qui a en partie inventé et promu la qualité. Comme quoi, il faut toujours aller voir au-delà des apparences et de la façade et se méfier des icones. Ignorer les tsunamis au pays des tsunamis, c’était déjà anormal dans les années 60 avant la compréhension de la tectonique des plaques.

    Bachoubouzouc
    Invité

    … la construction de la centrale d’Ohma reprend : Comme quoi : Sous les affichages politiques, la vrai vie.

    Ambiel
    Invité
    Effectivement c’est consternant, dans un pays ou les risques naturels sont si importants (typhons, séismes, tsunamis, volcanisme explosif, glissements de terrains), faire du nucléaire c’est de la folie. Même si le risque est infime ! Mais il y a peut-être une justification ultime, disposer de suffisament de réacteurs pour le cas échéant passer à la bombe atomique rapidement face à la menace chinoise (actuellement interdit par la constitution japonnaise). Une grande partie de la droite japonnaise pousse en ce sens depuis quelques années, et trouve de plus en plus d’échos du fait de la bataille en cours en mer de… Lire plus »
    Bachoubouzouc
    Invité
    « Effectivement c’est consternant, dans un pays ou les risques naturels sont si importants (typhons, séismes, tsunamis, volcanisme explosif, glissements de terrains), faire du nucléaire c’est de la folie. » C’est en effet la réaction épidermique qui vient à tout le monde. Après une seconde de réflexion, on réalise que le problème n’est pas les risques naturels, mais les lignes de défenses (ou plutôt leur absence) qu’on met en face. Ainsi les japonais n’abandonnent pas leur pays sous prétexte qu’il est sismique, ils construisent simplement des immeubles capables d’y résister. C’est la même chose pour leurs centrales, et je doute que se… Lire plus »
    Ambiel
    Invité
    Nucléaire civil et militaire ne sont pas du tout déconnectés. Nous avions choisi la filière graphite gaz au départ pour de bonne raisons militaires et de mauvaises raisons économiques. On a changé ensuite. L’Iran utilise son programme civil pour masquer du militaire, Israël a fait pareil et le Japon l’a fait aussi (même si la première raison est sans doute économique pour eux, absence de fossile) pour garder une option sur le militaire au cas où. les réserves du plutonium qu’ils ont pu constituer avec l’accord américain sous couvert de développer le nucléaire civil leur permet d’être entre 2 et… Lire plus »
    Ambiel
    Invité

    J’oublie aussi le Pakistan et l’Inde qui sont passés par le couvert civil avec l’aide de la France pour développer leur militaire. L’Iran a aussi bénéficié de notre aide 🙂 Et evidement Kahdafi en Lybie voulait un EPR et le MOX avec la bénédiction de notre lobby nucléaire (qui aujourd’hui fait le vierges éffarouchées) qui va avec pour faire de son pays un eden vert ! Nous avons un lobby nucléaire pragmatique !

    Dan1
    Invité

    Pourriez vous nous dire qui a aidé l’Iran a construire sa centrale nucléaire ? Enfin, je doute que le Japon ait besoin du nucléaire civil pour accéder au nucléaire militaire.

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