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La bactérie à Pétrole progresse …

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Dans ce message précédent que je vous invite à relire, je vous signalais ses travaux sur la bactérie la plus primitive connue, une bactérie du système génital baptisée Mycoplasma Génitalium qui a la particularité que son ADN ne comporte que 517 gènes quand celui de l’homme en comporte 30 000. Un instrument de laboratoire idéal pour les travaux de Monsieur Venter puisqu’il vise simplement à "recréer la vie" !!! Ou plutôt à faire ce que Dame Nature fait trés fréquemment, des mutations génétiques qui se pérennisent et finissent par modifier les caractéristiques et propriétés d’une être vivant.

L’idée est donc d’arriver à modifier la bactérie ci dessus pour lui introduire un matériel génétique de synthèse, celui que ses créateurs, les chercheurs du Craig Institute, auront su fabriquer. Simplement, ça n’a rien d’évident à faire car une molécule d’ADN, même la plus simple comme celle de cette bactérie,est effroyablement complexe, dix fois plus longue que n’importe quelle autre molécule que l’homme a réussi à synthétiser à ce jour. Eh bien, c’est cet exploit que les chercheurs du Craig Institute ont réalisé. Ils viennent d’annoncer qu’ils savent désormais produire des molécules de la taille et avec les caractéristiques de l’ADN de Mycoplasma Génitalium.

L’étape suivante est d’introduire cet ADN dans la bactérie qui deviendra de ce fait une bactérie "semi synthétique" pour vérifier si elle peut alors de reproduire à l’identique auquel cas l’homme, Monsieur Venter en l’occurrence, aurait réussi à créer une bactérie de synthèse capable de se reproduire. Elle a déjà été baptisée Mycoplasma Laboratorium et un brevêt a même été déposé en 2006 pour s’en approprier la "fabrication"

Tant qu’il s’agit de reproduire, à partir d’ADN synthétisé identique à celui de la bactérie, une bactérie de synthèse certes, mais toujours identique à l’original, nous sommes encore en terrain connu. Là où ça se corse, c’est lorsque Craig Venter et son laboratoire veulent ensuite agrémenter l’ADN de synthèse qu’ils savent produire et introduire dans la bactérie, de caractères particuliers qui lui permettraient de secréter des " produits commerciaux", car nous entrons là dans la création de bactéries qui n’existent pas et n’ont jamais existées ! Craig Venter dans le discours promotionnel qui accompagne curieusement son discours scientifique a déjà parlé de production de biocarburants ou d’hydrogène.

Craig Venter jouerait en quelque sorte à l’apprenti sorcier qui crée des créatures dont nul ne sait si elles seront dociles et si elle ne possèderont pas des caractéristiques nuisibles à l’homme et à son environnement. Un peu comme les écureuils gris qui ont fait disparaitre les écureuils roux en Angleterre ou les algues qui en font disparaitre d’autres en Méditerranée.

Le monde scientifique "officiel",- qui n’a pas su, lui, réaliser un telle avancée scientifique-, s’offusque de ce que la loi du profit qui anime les travaux de Craig Venter et de son laboratoire, puisse faire dériver cette découverte technique vers des applications néfastes à l’être humain. Il appelle le monde politique a établir un moratoire sur de tels travaux.

Les hommes politiques du pays concerné…ne disent rien. A suivre donc mais, en attendant, les travaux de recherche se poursuivent à grand pas….

[ Archive ] – Cet article a été écrit par Caderange


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