La Belgique envisage à son tour une sortie totale du nucléaire

La Belgique deviendrait le cinquième pays Européen après la Suisse, l’Allemagne (2022), l’Espagne (2028) et l’Italie à exclure l’atome de sa production énergétique, avec la fermeture "sous condition" de deux centrales nucléaires encore en activité dans le pays, d’ici 2025.

Les différentes composantes du gouvernement fédéral belge en cours de formation se sont mis d’accord dimanche sur un plan de sortie. En 2009, la Belgique avait pourtant décidé de prolonger de 10 ans la durée de vie de ses plus vieux réacteurs, mais cette mesure n’est jamais entrée en vigueur en raison de la vacance du gouvernement.

Le plan prévoit tout d’abord la fermeture d’ici 4 ans, de trois des 7 réacteurs – soit les plus anciens – que comprend la Belgique. Ensuite, la sortie totale du nucléaire interviendrait d’ici 2025, à condition toutefois que le pays trouve un autre approvisionnement énergétique garantissant leur sécurité. Il faut savoir que la Belgique reste actuellement dépendante du nucléaire pour ses besoins en électricité à hauteur de 55%, soit une production annuelle d’environ 44 milliards de KWh.

"S’il s’avère que nous ne sommes pas confrontés à des coupures et à une flambée des prix, nous avons l’intention de nous tenir à la loi de 2003 sur une sortie du nucléaire", a déclaré une porte-parole du ministère belge de l’Energie et du climat.

Si la fermeture des 2 centrales nucléaires (Doel et Tihange) est avérée, le pays sera dans l’obligation de négocier avec des investisseurs pour trouver de nouvelles capacités de l’ordre de 5.863 MW (mégawatts). En effet, la centrale nucléaire de Doel contient 4 réacteurs, tandis que celle de Tihange en contient 3, avec des capacités totales respectives de 2 839 MW et de 3 024 MW.

De son côté Electrabel, filiale de GDF Suez propriétaire des 2 centrales, s’est dit étonnée de cette décision au vu des études menées et des plans prospectifs réalisés à la fois par le régulateur (CREG) et l’administration fédérale. Ces études ont abouti "à des conclusions identiques, sur base desquelles le gouvernement a décidé en 2009 de prolonger de 10 ans la durée d’exploitation des unités nucléaires de Doel 1-2 et de Tihange", a précisé Electrabel.

Pour conclure, le premier groupe énergétique belge "examinera les possibilités de réorienter les investissements qu’elle envisageait de faire pour prolonger ces centrales, soit près d’un milliard d’euros, pour garantir à l’avenir la sécurité d’approvisionnement de ses clients, notamment par le recours aux unités dont GDF Suez dispose actuellement en Europe."

 

MAJ – 2 novembre 2011 – 15h30

Electrabel annonce qu’il se conformera aux décisions prises, en mettant "immédiatement en place des équipes de projet pour préparer la mise à l’arrêt dès 2015 des unités concernées." La filiale de GDF Suez précise aussi qu’elle examinera avec "attention le détail des mesures qui seront prises par le Gouvernement et se réserve le droit de protéger ses intérêts au regard des engagements pris à son égard par l’Etat belge dans le cadre du protocole de 2009."

Plus de détails :

"Electrabel a pris connaissance du contenu des décisions qui sont intervenues hier soir entre les négociateurs concernant l’avenir du nucléaire dans notre pays. Les négociateurs ont entériné la confirmation de la loi de 2003 et donc le principe d’une sortie du nucléaire à partir de 2015, le calendrier exact de mise à l’arrêt des unités restant toutefois à fixer dans l’attente d’un plan d’équipement à réaliser dans les six mois de la constitution du prochain gouvernement."

"Cette décision étonne dans la mesure où toutes les études qui ont été menées sur ces questions dans notre pays (Commission Ampère, Commission Energie 2030, ou plus récemment la Commission d’experts internationaux Gemix) ainsi que tous les plans prospectifs réalisés tant par la CREG que par l’administration fédérale à la demande du Gouvernement fédéral ont abouti à des conclusions identiques, sur base desquelles le Gouvernement a décidé en 2009 de prolonger de 10 ans la durée d’exploitation des unités nucléaires de Doel 1-2 et de Tihange 1. Cette prolongation qui était un des éléments essentiels de l’accord global conclu entre l’Etat belge et GDF Suez, s’accompagnait d’une contribution annuelle calculée, au terme et sur base d’études approfondies, à un montant compris entre 215 et 245 M€ à charge du secteur nucléaire pour les années 2010 à 2014."

"Une des modalités envisagées hier consiste à reporter de 1 à 3 ans la mise à l’arrêt de ces unités, afin de permettre d’éventuels investissements dans des capacités de remplacement. Une telle idée méconnait complètement les réalités industrielles et les contraintes de sûreté propres au secteur nucléaire ; elle est donc à cet égard totalement irréaliste. En effet, bon nombre des équipements constitutifs d’une centrale nucléaire – principalement les équipements de contrôle et de commande – ont fait l’objet d’une procédure de qualification pour une durée limitée à quarante ans. Arrivés au terme de cette période, ces équipements doivent être remplacés, ce qui requiert des investissements considérables qui ne peuvent se justifier que dans le cadre d’une prolongation suffisante de la durée d’exploitation, et en tous cas au moins égale à 10 ans. A notre connaissance, aucune autorité de sûreté nucléaire au niveau international n’a à ce jour accepté de déroger à cette contrainte, sans que les dits investissements soient réalisés. Il ne peut donc aucunement être question d’une prolongation de quelques mois, voire de quelques années."

"Par ailleurs, il faut rappeler que la décision prise va à l’encontre de ce qu’avaient demandé les Gouvernements belges successifs à Electrabel, à savoir ouvrir Doel 1-2 et Tihange 1 à EDF et à un troisième acteur, en l’occurrence E.ON afin de promouvoir la concurrence en Belgique, et aux industriels électro-intensifs, proportionnellement beaucoup plus importants en Belgique que dans les pays voisins, afin de préserver leur compétitivité."

 

Partagez l'article

 



            

Articles connexes

Poster un Commentaire

68 Commentaires sur "La Belgique envisage à son tour une sortie totale du nucléaire"

Me notifier des
avatar
Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
Reivilo
Invité

Très bonne nouvelle, souhaitons que le gouvernement Belge qui arrivera un de ces jours, mette en oeuvre une politique de l’électricité durable et responsable, il y a déjà de nombreuses initiatives dans ce sens. Ecopower qui est l’Enercoop Belge mais avec déjà une dimension plus importante. Pour l’éolien la Belgique est aussi une référence en Europe dans la réalisation de projets citoyens avec l’association Vent d’Houyet et son éolienne des enfants par exemple.

dede29
Invité

2025, on a le temps de changer 3 ou 4 fois d’avis! Ce genre d’annonces n’engage que ceux qui y croient . Seules quand elles sont appliquées instantanément ( comme en Allemagne ) ces décisions sont significatives .

damir
Invité

D’une certaine manière, arreter le nucléaire c’est renoncer à une source d’énegie propre et économique et mettre en péril la sécurité énergétique Européenne. Quand on voit que les allemands on réouvert leurs usines à charbon, je ne sais pas si l’abandon du nucléaire est une vraie solution. De plus, GDF Suez a largement fait ses preuves en tant qu’exploitant en belgique. Le groupe dispose d’une expertise certaine et met un point d’honneur a assurer un niveau de sécurité maximal de ses centrales il suffit juste de voir que rarement GDF fait la une des journeaux.

Antoine
Invité

Il est surtout dégueulasse qu’une entreprise privatisé comme GDF Suez, donc construite pendant des années avec de l’argent public, ait un quasi monopole sur les sources energetique d’un etat, et que lorsque ce dernier fait un choix politique et stratégique, cette entreprise menace de couper ses investissements et les délocaliser.

Zebulon
Invité
C’est évident, l’énergie nucléaire c’est l’avenir radieux et c’est ce que nous voulons tous chez nous. Ces pays qui veulent arrêter courrent à la catastrophe et ne s’en rendent même pas compte. En plus ils ont l’honneur d’avoir les services de GDF(Gaz de FRANCE) Suez ! c’est quand même pas comme si c’était des centrales exploitée par des belges comme le remarque fort justement Damir ! Mais il faut relativiser. Oui dédé29, je pense qu’effectivement ils ont dit ça comme ça les belges, bêtement parcequ’ils sont un peu déprimés en ce moment, mais sûrement qu’ils n’ont pas bien réfléchi à… Lire plus »
renewable
Invité
Sacré effort en vue pour les ENR en Belgique, il vafalloir faire feu de tout bois et ce ne sera pas simple… 44TWh à remplacer, avec un mix global comportant 30% d’éolien + PV sans stockage ça fait 20TWh à produire, 7500MW d’éolien Off Shore plus 6000MW de PV c’est suffisant. pour le reste il faut augmenter d’autant les interconnexions et le stockage, tout en assurant un back-up à base de biomasse. 2000MW de biomasse, 10TWh d’interconnexions et 500MW de STEP marine (pays plat), le tout en 14ans! Va falloir en faire des écnomies d’énergie, de la sobriété et de… Lire plus »
Wilfried
Invité
.. Aucun problème pour fermer les trois plus anciens réacteurs nucléaires, dont la production annuelle est d’environ 14.100 GWh. Les centrales déja construites, en construction ou qui seront construite d’ici 2015 pour les remplacer produiront environ 23.000 GWh, soit 8.900 GWh de plus. Une saine lecture (et aussi le pdf) : Les centrales TGV sont des Turbines Gaz Vapeur : les belges parlent français et ne disent pas CCGT (Combined Cycle Gas Turbine). Avec 1.000 MW mis en service en 2011, au gaz naturel (néerlandais, anglais, norvégien, autres et un peu russe) et à la biomasse, la Belgique pourra peut-être… Lire plus »
Wilfried
Invité

Lien belge : Sinon, rechercher “ecolo.be” avec ” Sécurité d’approvisionnement en électricité garantie pour compenser la fermeture de Doel 1 ; Doel 2 et Tihange 1 en 2015 “

Samivel51
Invité

L’article mentionne que l’Espagne aurait decide de sortir du nucleare d’ici 2028. C’est vrai, ca? Premiere fois que j’en entends parler.

zoziau
Invité

En Espagne il y a un arrêt (moratoire) de la construction des centrales nucléaires depuis 25 ans et les dernières devraient être déclassées dans les prochaines années. Le dernier chantier entrepris dans le pays basque n’a d’ailleurs jamais été terminé . La production électrique à base d’énergies renouvelables dépasse la production nucléaire voire représente le double. Par exemple en ce moment il se fait environ 38% en éolien + hydro contre 19% pour le nucléaire. Je ne sais pas trop où est comptabiliser le solaire…

renewable
Invité

D’ailleurs ou sont les défenseurs acharnés d’EDF nucléaire et AREVA ? Quand c’est une décision qui va contre leur concurrent GDFSuez ils ne bronchent plus sur la enième sortie du nucléaire d’un pays européen?

Wilfried
Invité

Enerzine a une dent contre les belges ? Le lien vers un site belge et le moyen de le retrouver (au cas d’un problème de lien) ont été supprimés. C’était >> Sinon, rechercher “ecolo.be” avec ” Sécurité d’approvisionnement en électricité garantie pour compenser la fermeture de Doel 1 ; Doel 2 et Tihange 1 en 2015 “

jihemnet
Invité

“arrêter le nucléaire c’est renoncer à une source d’énergie propre et économique” LOL Tout est dit!

jihemnet
Invité

C’est du second degrè? ou du 3ème?

Raoul-78
Invité

Je l’avais déjà lu ici par un internaute qui soupconnait des contributeurs d’etre totalement “virtuels” et n’écrire que pour faire passer le message du Maître, pas le leur. Chelaya vient de nous prouver que c’était donc vrai, et que même ici des agences de communication sévissent !!!……… Sur le c… je suis. Et scandalisé par les méthodes de cette bande de .. gangsters ! Oui, parce que ce sont bien des méthodes malhonnêtes. Et de là à sauter la pas et considérer que leur énergie est également malhonnête….

andre
Invité

Après l’Allemagne, la Belgique, bientôt la France?, on voit se profiler une baisse rapide des moyens de production de base. Comme l’Allemagne a tiré la première, il serait peut-être sage pour les autres d’attendre, disons deux ans, pour voir comment celà se passe avant de prendre une décision…!!

Dan1
Invité

ici comme ailleurs, nos amis Belges sont des pionniers. Par exemple ce sont les premiers en Europe (et sûrement en occident) à prouver qu’un pays démocratique pouvait vivre plus d’un an sans gouvernement. Ils nous réservent peut être encore des surprises… comme passer de 90% FOSSILE + FISSILE à 0% en 2025. Avis aux amateurs d’EnR : il y a 80 TWh à prendre… à moins qu’on éradique pas le fossile !

Djhice
Invité

Enfin une décision pour l’avenir de leur pays !!! (même si 2025 n’est pas très ambitieux). Concernant ceux qui ne croient pas à un avenir sans uranium, qu’ils continuent à vivre à l’âge de pierre dans leur grotte avec leur four électrique, leurs convecteurs et leur isolation en papier cigarette. Ce ne sont pas les actionnaires du CAC40 qui encourageront le contraire ni même nos amis de l’UMPS !!! Je les invite à lire le dernier scénarion Négawatt.

zoziau
Invité

Effectivement comme le suggère André hâtons nous de ne rien décider et de regarder les autres faire. Nous avons les hautes compétences et les “négadécideurs” sur-diplomés pour y parvenir avec brio. Mais par contre vivre sans un aussi joli gouvernement que le nôtre ? Dan-archiste vous plaisantez ! et pourquoi pas vivre dans une France sans nucléaire pendant que vous y êtes ?

Sicetaitsimple
Invité

Aucun problème dites vous? Peut-être pas , mais démontrez nous en quoi vous pouvez être aussi affirmatif. On remarque quand même que les négociateurs belges se sont donnés 6 mois pour conclure, peut-être le problème n’est pas aussi simple que vous voulez bien l’affirmer.

Dan1
Invité

Pour Djhice. Pouvez-vous nous confirmer que le scénario Négawatt 2011 prévoit bien, à l’horizon 2050, 172 TWh d’électricité spécifique + 52 TWh pour la chaleur + 30 TWh pour la mobilité, donc au total 264 TWh d’électricité pour les usages finaux ?

Raoul-78
Invité

vous confirmez que vous n’etes pas une agence de communication ? J ai en effet du mal a imaginer qu’un simple quidam dispose d’autant d’informations sans avoir un “intérêt à la chose comme on dit chez les juristes… Et pour les pro-éolien… on fait comment avec ça ?

Reivilo
Invité

Vos chiffres sont exacts, bravo. En complément il est prévu un usage dans le “secteur énergie” de 37 TWh, avez-vous une idée de ce que ç’est précisément ? 64 TWh sont soutirés pour la production de gaz par méthanation pour des usages de chaleur et mobilité. La méthanation c’est la production de méthane à partir de gaz carbonique et d’hydrogène. Reste 55 TWh d’excédent si je lis bien le schéma en page 23 du dossier de présentation.

renewable
Invité
@Dan1, pour le coup, 80TWh ce n’est pas non plus insurmontable! Et il s’agit pour l’instant de remplacer les 44TWh nucléaires, le back-up thermique de 30TWh permet d’intégrer bien plus que 44TWh d’ENR, ils peuvent même se payer le luxe de remplacer une partie de leur fossile thermique par de la biomasse et d’éradiquer leur charbon/fioul en le remplaçant par du gaz. Au final ils auront drastiquement diminué leurs rejets de CO² (gaz : 2 à 3 fois moins de rejets que charbon/fioul) et stoppé la production de déchets radioactifs. Le mexique ça fait 10 centrales programmées en moins, encore!… Lire plus »
Pastilleverte
Invité

… et tous les pays qui ont décidé de sortir du nucléaire, car, du coup, les ressources en uranium (produit fossile) ne vont pas s’épuiser aussi vite que prévue; Du coup, l’avenir du nuke sera radieux (actif) pour les pays qui ont le courage de ne pas céder à lé démagogie catstrophiste, tout en renforçant encore (pkus) la sécurité des centrales. Allez Hollande (François, pas NL), tiens bon !

Reivilo
Invité

Vous avez bien raison il faut profiter de la “niche” de marché que devient le nucléaire. Par exemple pour l’amiante il y a des pays qui “tiennent bon” et qui continuent d’en faire un commerce fort lucratif par ces temps de crise. Le courageux Canada par exemple. (la production est exportée à 100% vers des pays en développement parceque il faut pas exagérer quand même…)

Nicias
Invité

“Tiens le mexique renonce aussi au nucléaire” et aux energies renouvelables ! Ils ont trop de gaz.

Reivilo
Invité
Il serait intéressant d’avoir le pourcentage d’indisponibilité lié à cette surproduction en valeur absolue. Le taux d’augmentation entre 2010 et 2009 n’est pas un indicateur très précis. 1 085 arrêts ça veut dire quoi ? S’il s’agit de l’arrêt d’une éolienne de 2 MW pendant 1/4 d’heure, ça fait 550 MWh perdus ce qui est peu significatif, s’il s’agit d’un parc de 12 MW pendant une journée on change d’unité et ça devient plus sérieux. Ce problème est identifié depuis des années (évoqué sur ce forum dès 2009) et le renforcement du réseau de transport du nord de l’Allemagne vers… Lire plus »
Antoine
Invité

très très drôle. je propose qu’à partir de ce jour, les réactions sur tous forum de défense des intérêt des grand groupe d’energie EDF, GDF/suez, Total et soit dénommé en hommage à cette entreprise qui a tout saisi du lobbying sur internet, je propose : “le point GDF/suez” qui défini le flagrant délit de lobby incensé spéculant sur l’avenir de noter société pour le profit de quelques dirigeant.

Lionel_fr
Invité

Dans la série “s’passe des trucs” , Q-Cells vient de voir sa valeur doublée en 3 jours ! Oui le nuke décline et les EnR accélèrent sur une passerelle de fossile provisoire Belgique Mexique et tous les autres, merci Français feraient mieux d’investir le bugget de Penly dans des steps Steps marines au sud-est et par définition les barrages sont construits dans des vallées non ? Donc des steps aux sommets qui bordent les vallées de barrage. Facile!

Eloi
Invité
Et pendant ce temps-là, * la Chine à 28 GW de nucléaire en construction et concentre 70% de la production PV mondiale. * GAZPROM fournit 40% de la consommation de gaz européenne * les pays de l’OPEP possède 74% des réserves mondiales de pétrole C’est ce qu’on appelle la “gouvernance européenne de l’énergie”, construite à petit pas, qui nous conduit à une dépendance. Un bon marché pour nos concurrents que ces petites manigances politiciennes… La Belgique répète ce qu’elle avait dit en 1999, sans pour autant que cela n’ait été suivi d’effet. On verra ce qu’il en sera en Belgique… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
Je n’ai pas envie d’ironiser sur la déconfiture nucléaire. La politique européenne ne se décide ni à Paris ni dans énerzine. D’ici peu , le jours de grand vent, le prix spot de l’électricité baissera drastiquement et les frontières françaises ne sont pas inperméables. La France , comme les autres, achètera les mwh éoliens jusquà ce que la politique de nos voisins rende la nôtre obsolète. En outre , les pays bas viennent de trouver un important gisement de gaz et je crois que l’angleterre aussi. L’Ecosse a suffisament de vent pour inonder le nord de l’europe et gérer l’intermittence… Lire plus »
Dan1
Invité

Pour reivilo “Pour dan négawatt Vos chiffres sont exacts, bravo.” Merci, mais pourquoi ce merci, d’habitude mes chiffres sont inexacts ?

Reivilo
Invité

Non, c’est bravo parceque le schéma est un peu touffu. Mais pas merci pour ne pas avoir répondu à ma petite question pourtant assez simple pour vous.

Dan1
Invité

Ces 37 TWh sont manifestement réinjectés dans le secteur producteur d’énergie, mais à ma connaissance l’utilisation exacte n’est pas précisée dans le dossier Négawatt.

Reivilo
Invité

Merci quand même, mais pas bravo car je n’ai pas ma réponse 😉 Je me renseigne directement à la source.

Bachoubouzouc
Invité

Pour le producteur éolien, en effet pas de soucis : EDF a l’obligation de racheter cette électricité quelle que soit la situation du réseau et au tarif. Si cette energie sature le réseau (comme ça arrive déjà régulièrement la nuit en Allemagne), le prix spot de l’électricité s’écroule jusqu’à devenir négatif, et alors EDF se retrouve à payer d’une part le producteur éolien au tarif, et d’autre part des acteurs du marché pour consommer l’électricité de trop ! Toute la beauté du “marché”…

Dan1
Invité

A Reivilo : “Merci quand même, mais pas bravo car je n’ai pas ma réponse 😉 Je me renseigne directement à la source.” Ben oui c’est mieux et plus fiable. Evidemment, vous nous rapportez la réponse sur enerzine.

Reivilo
Invité

“Ces 37 TWh correspondent à de l’autoconsommation, notamment dans l’usine d’enrichissement d’uranium Eurodif.” Etonnant à priori car dans le scénario NW la production nucléaire s’arrête en France en 2033, mais cette usine fournit de l’uranium enrichi pour plus de 100 réacteurs dans le monde. D’après les informations que j’ai pu trouver, l’usine Georges Besse consommerait effectivement à elle seule environ 15 TWh (15 milliards de kWh !) pour cette production.

Reivilo
Invité

Actuellement cette énergie consommée pour la production du combustible est-elle prise en compte dans le coefficient de conversion de l’énergie finale électrique en énergie primaire (2,54) ? Il est vrai à l’inverse qu’avec le développement des EnR électriques ce ratio pourrait un peu diminuer !

Dan1
Invité

“Ces 37 TWh correspondent à de l’autoconsommation, notamment dans l’usine d’enrichissement d’uranium Eurodif.” D’où vient cette phrase ? Si cela vient de Négawatt, c’est effectivement étonnant car cela ignore la conversion de l’usine Georges Besse à la centrifugation qui consommera 50 fois moins. D’autre part, l’éradication du nucléaire en 2035 proposée par négawatt ne permet plus d’affecter ces 37 TWh à l’autoconsommation des réacteurs nucléaires (qui n’atteint déjà pas ce chiffre). Enfin le coefficient officiel de conversion pour l’électricité est 2,58.

Reivilo
Invité

2,58 c’est vrai, soyons précis ! Pour l’éradication du nucléaire, je vous laisse la responsabilité du terme, négaWatt propose un ‘”abandon progressif et raisonné”. On parle généralement d’éradication plutôt pour une maladie ou un nuisible. Si je lis bien la documentation Areva, il n’est pas prévu de “conversion” vers la centrifugation mais de passer environ la moitié de la production sur cette technologie moins énergivore. (pour l’instant la capacité semble être de 40 % par rapport à la diffusion gazeuse)

Sicetaitsimple
Invité

Vous lisez ça où? A priori pas sur le lien fourni? A ma connaissance et à un terme rapproché, GB1 est totalement arrétée au profit de GB2. Il y a juste eu il y a quelque temps un accord entre Areva et EDF pour que les choses se fassent progressivement, notamment sur le plan de l’emploi.

Dan1
Invité
Si on veut progresser dans un débat, il faut éviter les sources cachées. Je repose donc ma question à Reivilo : D’où provient la phrase que vous citez : “Ces 37 TWh correspondent à de l’autoconsommation, notamment dans l’usine d’enrichissement d’uranium Eurodif.” C’est de vous ou d’une source identifiable ? Je rappelle que dans le scénario Négawatt, ces 37 TWh en 2050 ne peuvent pas être affectés à la consommation des auxiliaires des réacteurs nucléaires arrêtés en 2035… et avant ! De toute façon, les auxiliaires des 58 réacteurs REP en fonctionnement actuellement ne consomment pas 37 TWh, mais plutôt… Lire plus »
Dan1
Invité
Pour Reivilo. “Pour l’éradication du nucléaire, je vous laisse la responsabilité du terme, négaWatt propose un ‘”abandon progressif et raisonné”.” C’est exactement ce que Négawatt appelle une « Transition gaz » régulière et contenue à la page 27/41 des explications. Et là réside le talon d’Achille du scénario 2011 (tout comme le 2006). Si on abandonne bien le nucléaire entre 2012 et 2035, il faut déjà prévoir une transition fossile, même en cas de décroissance de la consommation d’électricité, car la montée en puissance des EnR ne suffit pas. Le danger, c’est que la consommation ne diminue pas suffisamment et… Lire plus »
Reivilo
Invité
Oui tout à fait d’accord, ce scénario repose très largement sur une réduction des consommations d’énergie. Sans cela ça ne marche pas c’est d’ailleurs le “message” de base de négaWatt. D’ailleurs à mon humble avis aucun scénario quelque soit le mix EnR, fossile ou fissile ne tient la route à 2050 avec une augmentation tendancielle des consommations. Après il faut replacer cet exercice dans son contexte ; de la prospective, limitée au territoire national (métropolitain même ?) par des gens qui n’ont pas de pouvoir de décision, mais qui propose une voix possible. A nous de voir, de voter ?… Lire plus »
Dan1
Invité

Et vous ne m’avez toujours pas dit d’où vient l’affirmation: “Ces 37 TWh correspondent à de l’autoconsommation, notamment dans l’usine d’enrichissement d’uranium Eurodif.” Si c’est de Négawatt, j’ai l’impression d’une légère erreur ?

Francois3
Invité
GDF SUEZ avait espéré avoir l’exploitation du 2ème EPR Français Penly, et finalement avait démarré en tant qu’investisseur, puis s’était retiré du tour de table. Alors que l’on sait que c’est Mestrallet qui avait fait du lobbying pour lancer le projet d’un 2ème EPR non justifié à l’époque du point de vue d’EDF… Avec l’arrêt programmé des centrales d’Electrabel, GDF SUEZ va perdre sa plus belle référence d’exploitant nucléaire. Finalement, la catastrophe japonaise a permis à EDF de prendre la main sur la filière, à savoir Areva ( en plus de l’arrêt de l’activité de Siemens dans le secteur), et… Lire plus »
Pierrotb001
Invité

M Dan répondez donc à la quetions de Raoul78. Allez un petit effort recherchez…

Pierrotb001
Invité

“Agences de communication vous confirmez que vous n’etes pas une agence de communication ? J ai en effet du mal a imaginer qu’un simple quidam dispose d’autant d’informations sans avoir un “intérêt à la chose comme on dit chez les juristes…” Ne répondez pas qu’aux questions qui vous arrangent…

wpDiscuz