La conjoncture énergétique française de novembre 2010

Le Commissariat général au développement durable a publié jeudi les chiffres et les statistiques concernant la conjoncture énergétique de novembre 2010.

On apprend que la production d’énergie primaire du mois de novembre est supérieure de 13 % à son niveau d’il y a un an, avec de fortes hausses du nucléaire et de l’hydraulique et une baisse de l’éolien, ceci par rapport à un mois de novembre 2009 où la production nucléaire était relativement faible du fait de l’entretien de certaines centrales et où les conditions climatiques avaient été particulièrement défavorables à l’hydraulique et favorables à l’éolien. En cumul depuis le 1er janvier, la production dépasse de 4 % son niveau de 2009.

La production

La production nationale d’énergie primaire du mois de novembre est supérieure de 13 % à son niveau d’il y a un an, et de 4 % en cumul depuis le 1er janvier comparé aux onze premiers mois de 2009. La production nucléaire du mois est supérieure de 12,7 % à son niveau de novembre 2009 qui était faible, l’hydraulique augmente de 46 % par rapport à novembre 2009 mais la production éolienne est plus faible de 22 % en un an. En cumul depuis le début de l’année, l’ensemble hydraulique et éolien augmente de 9 %.

Le taux d’indépendance énergétique se reprend à 45,5 % après sa chute à 44,8 % en octobre (48,5 % en septembre et 53,5 % en août). Il s’établit à 47,1 % en cumul depuis le 1er janvier.

La consommation

La consommation totale d’énergie primaire en novembre est supérieure de 10 % à son niveau d’il y a un an en données réelles, et de 1,6 % en données corrigées du climat. Le mois de novembre 2010 a en effet été proche de la normale, mais celui de 2009 était exceptionnellement doux. En cumul sur un an, la consommation d’énergie primaire est de 254 Mtep en données réelles, en progression de 2,3 % sur un an ; à 250,8 Mtep en données corrigées du climat, elle augmente très peu (+ 0,2 %), et demeure 6 % en dessous du niveau d’avant crise, d’octobre 2007 à septembre 2008.

La production industrielle est presque stable sur les trois derniers mois d’août à octobre. Elle progresse de 4,6 % en cumul sur un an, mais reste inférieure de près de 10 % à son niveau d’avant crise.

Les résultats par énergie


La consommation de charbon diminue de 3 % par rapport à novembre 2009
, malgré une hausse pour les centrales thermiques. En cumul sur un an, elle progresse de 6 % avec le rebond de la sidérurgie.

La consommation totale de produits pétroliers augmente en novembre, de plus de 6 % en données réelles par rapport à novembre 2009 et de 2,8 % en données corrigées du climat. C’est en partie un rattrapage par rapport à la baisse de la consommation du mois d’octobre. Les accroissements sont surtout pour le fioul domestique et le fioul lourd ; ils sont très modérés pour les carburants routiers et les carburéacteurs. Mais la tendance d’ensemble pour l’année reste orientée à la baisse.

La consommation totale réelle de gaz augmente de 14 % en novembre 2010 comparé à novembre 2009 et de 9 % en cumul sur les derniers mois. En données corrigées du climat, la consommation diminue de 6,5 % sur le mois mais progresse de 3 % en cumul sur un an. La progression vient des gros clients reliés aux réseaux de transport, notamment les centrales à gaz.

La consommation d’électricité progresse de 11 % en données réelles par rapport à novembre 2009 et de 3,8 % en cumul sur un an. En données corrigées du climat, la progression est respectivement de 4 % sur le mois et de 2 % en cumul sur un an, la croissance venant de la moyenne tension.

Les émissions de CO2

Les émissions de CO2 liées à la combustion d’énergie diminuent de 1,5 % au mois de novembre par rapport à novembre 2009. En cumul sur un an et corrigées du climat, elles régressent légèrement (- 0,3 %), et restent bien en dessous (- 6,7 %) de leur niveau de l’année 1990.

La facture énergétique

La facture énergétique mensuelle d’octobre diminue à 3 milliards d’euros du fait d’une chute des importations de pétrole brut, affectées par l’arrêt de raffineries et le blocage des ports. Elle reste en hausse de 16 % en cumul depuis le 1er janvier. La balance des échanges d’électricité est très faiblement excédentaire en octobre. En cumul sur un an, la facture énergétique s’élève à 43,6 milliards d’euros, 9 % de plus que sur les douze mois antérieurs.

Partagez l'article

 



Articles connexes

Poster un Commentaire

2 Commentaires sur "La conjoncture énergétique française de novembre 2010"

Me notifier des
avatar
Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
Pastilleverte
Invité

“corrigé du climat” : tiens, je croyais qu’on devait parler de météorologie sur des courtes périodes et de climat sur des tendances d’au moins 30 ans… “On” nous aurait menti ?

Pastilleverte
Invité

je connaissais ” corrigé (e s) des variations saisonnières”, on s’approche du climat …

wpDiscuz