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La demande énergétique mondial ferait un bond de 40%, d’ici 2040

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La compagnie pétrolière norvégienne Statoil a publié récemment sous l’intitulé "Energy Perspectives 2012", ses prévisions annuelles concernant à la fois l’économie mondiale et les marchés de l’énergie.

Même si l’étude prévoit un progrès important dans le domaine de l’efficacité énergétique, la demande mondiale d’énergie devrait encore augmenter de plus de 40%, d’ici 2040. Les combustibles fossiles représenteront la majorité de cette augmentation. Une croissance encore plus rapide est prévue dans les secteurs du nucléaire et du renouvelable, renforçant ainsi l’aspect mix énergétique.

Statoil met toutefois l’accent sur l’incertitude des perspectives à long terme, faisant un lien entre énergie d’un côté et croissance économique de l’autre.

"Notre étude suggère que la croissance économique mondiale se poursuivra à un rythme annuel moyen de 2,8% au cours des trois prochaines décennies. Ce chiffre est proche de la moyenne des 30 années précédentes, même si nous nous attendons à un ralentissement progressif de la croissance vers 2040," a indiqué l’économiste en chef chez Statoil, Klaus Mohn.

Selon les perspectives de Statoil, l’essor futur de la demande mondiale en énergie sera sensiblement plus lent que l’activité économique, avec une croissance annuelle moyenne de seulement 1,1% (passant de 13 milliards de tonne d’équivalent pétrole – tep – en 2010 à 18 milliards de tep en 2040).

"La demande va augmenter pour tous les types d’énergie. Dans le même temps, nous nous attendons à la poursuite de progrès dans l’efficacité énergétique, évaluée à une réduction de 40% de la consommation d’énergie par dollars de PIB" a indiqué K. Mohn.

La demande mondiale de pétrole devrait quant à elle atteindre un plateau en 2030 : " Après une croissance annuelle constante autour de 1,0 mbj (milliard de barils jour), la demande mondiale de pétrole devrait ralentir au cours des années 2020, avant de franchir la barre des 100 mbj vers 2030 ", a affirmé Eirik Wærness, analyste en chef chez Statoil. Cela sera dû à une croissance économique tournant au ralenti, une efficacité énergétique en hausse et à une plus grande pénétration de l’électricité et du gaz.

Concernant le gaz naturel, considéré comme un carburant d’avenir : "La demande mondiale de gaz devrait augmenter de 60% d’ici à 2040. Les signaux positifs comprendront d’importantes nouvelles offres disponibles associées à des coûts modérés et à l’intégration de politiques environnementales", a expliqué E. Wærness.

Dans l’ensemble, la part des combustibles fossiles dans le bouquet énergétique mondial chuterait de 81% en 2010 à 73% en 2040 : "Dans les pays européens de l’OCDE, les énergies renouvelables devraient plus que doubler vers 2040, devenant ainsi la deuxième plus importante source d’énergie avec une part de 24% du mix énergétique" a précisé E. Wærness. Cette évolution sera motivée par des politiques climatiques et environnementales, des préoccupations de sécurité énergétique, ainsi que l’évolution des prix et des coûts.

"La réduction des émissions mondiales de CO2 restent possibles à condition que les gouvernements s’entendent sur des mesures politiques coordonnées suffisamment sévères." Les émissions mondiales de CO2 ont augmenté en moyenne annuelle de 1,8% entre 1990 et 2009, totalisant près de 30 milliards de tonnes de CO2 par an, en 2009.

"Compte tenu des perspectives de croissance économique, des tendances actuelles dans les politiques énergétiques et climatiques, les émissions de CO2 devraient continuer à croître jusqu’en 2030 environ. A partir de 2030, nous nous attendons à une croissance plus faible de la demande énergétique, une part plus élevée des énergies renouvelables et des effets induits de la capture et du stockage du carbone (CCS)" a ajouté E. Wærness.

Les perspectives détaillées comprennent également 2 solutions alternatives à l’hypothèse de base, fondées sur différentes combinaisons mêlant la croissance économique, l’efficacité énergétique, et les politiques énergétiques.

L’une des alternatives est caractérisée par une croissance et une demande d’énergie plus élevée, une meilleure efficacité énergétique et des politiques climatiques plus sévères, tandis que l’autre est basée sur une croissance plus faible, une baisse de la demande d’énergie et une efficacité énergétique plus faible.


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    45 Commentaires sur "La demande énergétique mondial ferait un bond de 40%, d’ici 2040"

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    Sicetaitsimple
    Invité

    aucune réaction de toute la journée à cette brève! On est effectivement un peu loin de nos petites querelles franco-francaises voire européennes… Bah oui, y’a des gens et ils sont nombreux dont l’espoir est de pouvoir consommer plus d’energie … Il faut vraiment leur expliquer qu’ils sont dans le faux. Des volontaires?

    Dan1
    Invité

    Au cas où, voici le lien vers l’étude : A la page 22, Statoil nous dit : « Coal was the winner of the energy race in the last decade » Ben, je croyais que c’était les EnR ?

    Nuclearerror
    Invité

    Toujours là les 2 acharnés de l’anti énergies renouvelables. Vous n’avez rien de mieux à proposer? Ah si, du nucléaire…Super. Mais malheureusement ça produit bien moins dans le monde que les ENR et c’est de plus en plus largué. Les ENR progressent plus vite que les énergies fossiles et fissiles, vous essayer de prouver quoi avec vos commentaires systématiquement anti-énergies renouvelables? Que ça vous embête? Que c’est pas comme votre monde de retraités du nucléaire, que les 37 ans passées à pourrir le monde de mines radioactives et de déchets nucléaires n’étaient pas vains?

    Dan1
    Invité

    Je constate juste que dans la dernière décennie le charbon a progressé dans l’absolu bien plus vite que les EnR. Il n’y a pas de retraite pour le charbon. Mais bon ça va changer. Mais vous, vous semblez passionné par le nucléaire. Attention, quand vous êtes irradié, c’est foutu… vous ne parlez plus que de ça !

    Sicetaitsimple
    Invité

    Il suffit de constater que peut-être d’autres que nous (disons européens pour simplifier) auraient envie d’un peu plus d’accès à l’énergie pour être taxé de suppôt d’Areva, « mousquetaire du nucléaire ». Ce serait marrant, si ce n’était pas pitoyable de naiveté…..Y’a pas de problème, nos enfants n’auront pas à vivre une guerre (économique au mieux) de l’énergie, tout va bien…

    Lionel_fr
    Invité

    Une étude qui ne mentionne pas l’hydrogène mérite-t-elle d’être commentée ? Simple et Dan la trouvent à leur goût, qui, comme l’industrie nucléaire, nous maintient dans l’idée que la technologie est une donnée stable dans le temps..

    Dan1
    Invité

    ben une étude qui dit que le grand gagnant de la décennie écoulée, c’est le charbon, n’a pas pas besoin de mentionner l’hydrogène qui inondera le monde dans 3 ou 4 décennies… selon certains !

    Sicetaitsimple
    Invité
    Quoiqu’étant Norvégienne (ce qui est a priori symbole de qualité et de verditude dans d’autres débats), Statoil est effectivement une compagnie pétrolière, ce qui gâche tout… Mais bon, il se trouve que les pétroliers sont quand même des gens qui y connaissent quelque chose en énergie, on ne peut pas leur faire ce procès là. Ils savent notamment que l’hydrogène n’est pas produit par l’opération du St Esprit et qu’il n’y a pas de gisements naturel d’H2 sur terre. Bref que l’H2 est un vecteur qui sera produit s’il doit l’être à partir d’électricité qu’elle qu’en soit l’origine, ou par… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    Votre « jeunesse » sur Enerzine ne vous autorise pas à proférer des jugements très approximatifs, il serait bon que vous vous plongiez dans les archives… Personne ici n’est anti-EnR, constater juste que ça coûte un peu cher et que ça ne rempilt pas forcément toutes les fonctions attendues d’un système electrique n’est pas un crime me semble-t-il?

    Lionel_fr
    Invité
    Ben l’hydrogène dans 3 ou 4 decennies, vous n’y êtes pas dan.. Dans une petite mesure, l’hydrogène-énergie est déjà là puisque plusieurs solutions sont fabriquées en série conséquentes : piles fixes notamment mais aussi dans une moindre mesure alimentation de l’électronique. Dés 2012, Hyundai produit son premier véhicule de série à ~80 k€, en 2013 plusieurs annonces mais la déferlante sera en 2015 avec Notamment Toyota mais il n’est pas seul. Vous êtes le digne ressortissant du seul pays riche qui ne possede pas de station de recharge hydrogène, environ 400 dans le monde dont bientôt 50 en allemagne (dont… Lire plus »
    Dan1
    Invité

    Et on en fera quoi en 2016 de l’hydrogène en Europe ? Dans trois ans on aura changé le parc automobile ?

    Lionel_fr
    Invité

    Plutôt que de réinventer l’eau tiède, je vous suggère la lecture (très courte) de l’article des Echos sur les ruptures technologiques : Vous noterez qu’il n’est pas nécessaire d’investir gros tout de suite, il vaut mieux tester (et occuper) des segments de marché. Essentiel aussi : les ruptures sont irréversibles !!!!!!! Je ne vais pas vous embèter avec le votre ton dubitatif à large spectre sur tout ce que vous ne comprenez pas. Juste insister sur les mauvais réflexes des géants du minitel : ceux qui ont juste dénigré l’internet et ceux qui ont fait un site web « pour voir »

    Lionel_fr
    Invité
    Je pose une question de newbie mais : Il est entendu que la fabrication de combustible liquide à partir de charbon produit du CO2 mais qu’en est-il de l’hydrogène ? Le carbone est il oxydé dans ce cas ? ou bien reste-t-il à l’état solide ? (ce qui serait assez pratique en l’espèce) Bon cette question n’est pas essentielle puisque toutes les station hydrogène ont vocation à fractionner le l’eau à partir du surplus de production electrique des EnR et du nucléaire (dont le taux de charge est nettement inférieur à ce qu’il pourrait) Cela s’entend pendant la période où… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    A partir d’une molécule hydrocarbonée ou d’un produit majoritairement composé de ce type de molécules, il va être un peu difficile si on veut en tirer de l’énergie de ne pas obtenir au bout du compte majoritairement de l’eau ( H2O) et du CO2. Sauf à vouloir rester avec un stock de coke ( pour le charbon) ou de petcoke (pour du pétrole), voire de charbon de bois sur les bras, stock dont vous ne saurez que faire et qui contient une grande partie du pouvoir calorifique du produit d’origine.

    Bachoubouzouc
    Invité

    Une info trouvée dans Les échos d’il y a quelques jours. « De fait, la plupart des centrales à gaz européennes qui tournent très peu d’heures dans l’année pour faire de la place aux énergies renouvelables perdent actuellement de l’argent. » Source : La fameuse ‘Transition énergétique’ ne s’avère pas évidente… A votre avis, quand est-ce qu’on pourra commencer à entonner le couplet du « On vous l’avait bien dit » ?

    Sicetaitsimple
    Invité
    Il y a en effet un vrai problème, exacerbé par la crise économique et les réductions globales de consommation constatées partout ou presque en Europe, c’est de savoir comment les moyens de complément « flexibles » qui doivent être mis en place pour faire face à l’intermittence des renouvelables (en gros et pour simplifier des centrales au gaz) peuvent être rentables. J’ai déjà souvent dit qu’au-delà des tarifs d’achat des renouvelables ( FIT in English), il faudra prévoir des tarifs d’effacement (curtailment in English), des tarifs de back-up (back-up in English), des tarifs de stockage….On n’est pas sorti de l’auberge et le… Lire plus »
    Lionel_fr
    Invité
    Tournent très peu d’heures dans l’année pour faire de la place à n’importe quelle nouvelle technologie !! L’argument pris au pied de la lettre signifie qu’on s’interdit toute R&D dans l’énergie afin de préserver la rentabilité des centrales fossiles…. On comprend pourquoi le mix energétique relève du monde politique , dans le cas contraire, l’humanité s’arrète de réfléchir et d’inventer. J’ai une autre suggestion : Et si on pompait ? Non sans rire : et si on s’inspirait du modèle des STEP versus barrage pluvial, càd qu’on installe non loin des centrales au gaz des unités de fabrication et de… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité
    Fabriquer et stocker de l’hydrogène par electrolyse, cette electrolyse étant elle même alimentée par une centrale au gaz va effectivement donner du boulot à l’ensemble. Stocker directement le gaz naturel me paraitrait plus simple, non? Moins de volume pour la même energie stockée, moins dangereux, techniques de stockage disponibles. Par ailleurs, ça éviterait de gâcher environ 50% du pouvoir calorifique de celui-ci pour rien ( environ 60% de rendement d’un cycle combiné multiplié par environ 80% pour l’electrolyse) pendant les périodes de production et de charge du stokage d’H2….. « Transformer » du gaz naturel en H2 (via l’electricité),certes… On peut même… Lire plus »
    Lionel_fr
    Invité
    On ne transforme pas l’énergie gaz en H2 !!! Revenons au fondamentaux : quand une centrale au gaz démarre , c’est qu’on a besoin d’éléctricité sur le réseau. Quand elle s’arrète , c’est que le réseau n’en a pas besoin. Mais comme les variations ne sont pas modérées (c’est le sujet de la discorde des producteurs gaz-électrogène), dans le second cas , l’appareil productif est généralement en surproduction. Surproduction qu’il s’agit de valoriser en absorbant de l’electricité pour faire de l’H2. On peut reconnaitre que l’electrolyse et les PEM sont capables de réagir dans un temps très court (milliseconde ?)… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité
    Achhh, ce Sicetaitsimple ne comprend décidément rien! « On ne tranforme pas de l’energie gaz en H2 » , jusue là nous sommes d’accord (sauf si on a besoin d’e molécules d’H pour des usages chimiques, mais c’est une autre histoire). « Il est évident que le gaz ne doit pas fournir d’electricité pour l’electrolyse sur un seul et même site, c’est un non-sens ». La aussi nous sommes d’accord. Mais alors que vouliez vous dire dans votre post d’hier à 22h20 ? « Et si on pompait ? Non sans rire : et si on s’inspirait du modèle des STEP versus barrage pluvial, càd… Lire plus »
    Lionel_fr
    Invité
    S’il manque de l’électricité, le gaz en produit, s’il y en a trop, l’H2 en « pompe » ! c’est assez simple comme ça ? A l’instar du pompage-tubinage des barrages de lac qui rend ces installations très rentables Je me passerai de protection pour dire cela L’hydrogène est désormais un carburant pour les transports et le la cogénération, les utilisations sont là, il ne manque que les infrastructures. En attendant, tous les véhicules hydrogène renoncent à être commercialisés en france alors qu’Air liquide installe des pompes pour véhicules en Allemagne… Si ce n’est pas le management français qui déraille une fois… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    Je note au passage que vous nous dites que « les systêmes catalytiques ne sont d’aucun secours quand il s’agit d’absorber des GW de production excedentaire » et « qu’ils doivent fonctionner en continu ». Je suis également d’accord avec vous.Même si Paul Sabatier risque de se retourner dans sa tombe, vous venez de dire que la méthanation n’est absolument pas un process participant au stockage d’énergie, par nature cyclique.

    Sicetaitsimple
    Invité

    Vous nous avez dit, je cite: « et si on pompait?Non sans rire si on s’inspirait du modele des STEP, cad qu’on installe non loin des centrales au gaz des unités de production et de stockage d’hydrogène pour donner du boulot à l’ensemble…. » C’est cette phrase que nous souhaiteions voir développée de façon précise. On a besoin, nous les comptables, d’une « vision ».

    Lionel_fr
    Invité
    Je crois que P Sabatier n’avait pas idée de ce qu’est un GW ! Je ne pense pas que ça trouble son repos paisible. En revanche , les prévisions de « méthanation » de certains intervenants qui citent negawatt en référence, ne semblent pas à ce jour corroborées par l’expérience de terrain. On peut leur accorder un certain droit à l’approximation : une prévision n’est pas un oracle et les industriels qui se sont cassés à faire de vraies expériences grandeur nature sont extrèmement rares. On peut comprendre que certains d’entre eux, soumis aux lois du marché, ne souhaitent pas communiquer leurs… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    « a vrai dire dire, je suis moi aussi tombé dans le panneau du CH4 de synthèse jusqu’à ce qu’une étude de Siemens ne me ramène sur terre » Quoi, moi pôvre Simple, Simplissime, Simplet, j’aurais été en avance en exprimant mes doutes, et Siemens aurait depuis confirmé ? (il y en a d’autres sur Sabatier), faut juste chercher…. Je vous embrasse!

    Lionel_fr
    Invité
    Il faut se garder de s’approprier quelque prévision. D’autre part les prévisions qui ne coutent rien … ne valent rien jusqu’à ce quelqu’un investisse dessus ! Je prends pour exemple Bloom Box qui existe depuis 2 ans, a levé 500 mn$ en bourse et fabrique maintenant une box par jour, (200kw, 800k$). Eh bien , contrairement à Solyndra , Bloom vend de plus en plus : Google, son plus ancien client est toujours content, Apple vient de lui passer sa plus grosse commande historique et Ebay remet ça avec une seconde mega commande alors que la première a plus d’un… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité
    Paul Sabatier, mort en 1941, Prix Nobel de chimie, savait à mon avis bien mieux que vous ce qu’était un W, un MW, un GW ou un GWh…Et pourtant il n’avait pas internet à la maison…. L’inexistance de SGBDR robustes sous Oracle ne l’empéchait pas de savoir qu’une réaction chimique est endothermique ou exothermique, et le plus surprenant est que l’apparition des mêmes SGDBR n’y ont rien changé! Bref, il aurait pû intervenir sur Enerzine sans raconter une connerie à chaque post! Ceci dit, on ne sait toujours pas ce qu’il y a derrière: « et si on pompait?Non sans rire… Lire plus »
    Lionel_fr
    Invité

    Sabatier était un mec bien et un grand chimiste. mais il n’a jamais imaginé qu’on essaierai un jour de faire passer 20GW de PV allemand dans son petit catalyseur !! Sabatier n’est pas exactement un héros, je dirais qu’au point de vue de l’exploit et du courage , Fourier a fait bien plus fort en pleine révolution française . M’enfin , si vous pensez que vos héros morts peuvent sauver le monde , ce n’est pas pire que HULK !! Votre échelle de valeur n’engage que vous. Nul n’est tenu de la partager A plus

    Sicetaitsimple
    Invité

    Il me semble que je vous ai déjà parlé de Fourier, en effet, il faut que je retrouve… En attendant, répondez donc à la question que vous avez mis sur la table ( centrale gaz/production stockage d’hydrogène).

    Lenox
    Invité

    Faire fonctionner les centrales gaz(qui servent aussi de back up aux EnRI) jusqu’au seuil de rentabilité(pour qu’elles ne perdent pas d’argent,en Europe au moins,à cause des EnRI,voir l’article des échos signalé par Bachoubouzouc)participerait à leurs faire produire un peu d’H2 qui serait écoulé dans les stations d’hydrogène carburant(en Allemagne par exemple).C’est surtout de ça que devrait parler lionel à mon avis.Pour qu’il évite de s’embrouiller.C’est la solution la plus réaliste pour l’instant.

    Sicetaitsimple
    Invité

    Parce que vous aussi, vous voulez « transformer » du gaz naturel ( produit noble et stockable) en hydrogène ( produit également noble mais beaucoup moins facilement stockable) en perdant au passage 50% de l’energie contenue dans le produit d’origine?

    Lenox
    Invité
    Moi,je ne veux rien. Les gestionnaires de certaines centrales au gaz actuelles(celles qui perdent de l’argent actuellement en Europe à cause des EnRi)veulent au moins ne plus perdre d’argent en vendant leur prod-élec dans le réseau électrique.Mais il faut bien faire quelque chose de cette électricité.Or l’hydrogène-carburant pour les transports(produit par électrolyse) serait un moyen réaliste de valoriser économiquement cette petite surproduction électrique dans les pays qui comme l’Allemagne vont agrandir leur réseau de distibution d’H2. Maintenant,c’est aux Allemands et autres pays adeptes des EnRI et de l’H2 carburant de voir ce qu’ils vont faire.C’est à eux de faire leurs… Lire plus »
    Lionel_fr
    Invité
    C’est une erreur (courante) que de vouloir exporter en allemagne le management model français. Le marché de l’énergie allemand est dicté par l’économie de marché, l’initiative ne revient pas vraiment à l’état ni aux landers mais aux industriels (allemands ou non) Ces industriels managent leurs projets et passent des accords de partenariat avec des acteurs publics ou privés. Je ne vois pas pourquoi on parle de reformage de gaz naturel ici. Le reformage est un vestige industriel d’un autre temps. Il a toujours été question uniquement de fractionnement d’eau. Ce serait sympa de ne pas tout mélanger… Mais surtout pas… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    Si elles perdent de l’argent parce qu’insuffisament appelées, mais qu’elles sont cependant nécessaires pour faire face aux périodes ou les EnR sont défaillantes, il faut les rémunérer par une prime de capacité comme évoqué dans mon post du 29/06 à 21h15 ci-dessus (prime de back-up) plutôt que de foutre 50% d’une energie noble aux petits oiseaux…. C’est inéluctable, il faudra payer des moyens centralisés et dispatchables pour juste être là au cas où.

    Lenox
    Invité

    Shadockeries Je suis assez d’accord avec vous,mais vu les bizzareries des mécanismes économiques et du marché,de certaines décisions administratives,etc…Je ne serais pas surpris que l’on assiste parfois,dans le futur,à des shadockeries du genre; » Foutre 50% d’une energie noble aux petits oiseaux… »Cela ne serait pas la première fois.Pas tout le temps,bien sur,mais plus souvent que l’on ne peut l’imaginer aujourd’hui.Après tout,il y a des précédents de shadockeries dans tous les domaines:Politiques,économiques,administratifs,énergétiques…

    Sicetaitsimple
    Invité

    Je ne peux qu’être d’accord avec vous! Sauf quand vous nous dites que « le marché de l’énergie allemand est dicté par les lois de marché », il n’y a rien de plus faux.Ce n’est pas vrai que pour l’Allemagne je vous l’accorde. « Les FIT sont en fin de vie en Allemagne », nous dites-vous? Parfait, place aux industriels, sans FIT. PS: si vous pouviez préciser sur les centrales gaz et l’hydrogène…Si c’est l’effet d’une soirée un peu arrosée, c’est pardonnable, si il y a quelque chose derrière, on souhaite savoir….

    Sicetaitsimple
    Invité

    Juste deux exemples: – environ 35€/MWh de subvention aux renouvelables payé par chaque consommateur allemand. Rappelons ( cf actualité récente concernant les tarifs éolien en France) que les FIT sont considérées comme des aides d’état. – décision de sortir du nucléaire, décision relevant bien entendu des lois du marché… Vous allez me dire que c’est du passé? OK, vive le programme d’éolien offshore de l’Allemagne sur des bases totalement « marché ».

    Lenox
    Invité
    Autres bizzarerie possible : Quand le réseau électrique d’ensemble reçoit à la fois des électrons provenant du gaz,du soleil et du vent: Impossible,sur le lieu de consommation(lieu de l’électrolyse de l’eau)de faire le tri des électrons(electrons « verts » ou electrons fossiles). Quand gaz,soleil et vent fournissent à la fois(parcequ’il faut amortir,rentabiliser,les centrales gaz)et qu’on est en surproduction élec,on peut trés bien considérer que c’est le soleil en excédent ou le vent en excédent ou les 2 EnrI en excédent qui servent pour l’électrolyse de l’eau. Comme si dans ces moments là,les centrales éoliennes et solaires n’avaient été conçues et ne servaient… Lire plus »
    Lionel_fr
    Invité
    Je ne suis pas ministre allemand et n’envisage pas un tel sursaut de ma carrière dans un avenir prévisible. Pour parler à Angela Merkel, vous pouvez essayer ici : (kontaktformular) ou bien mais là je ne garantis rien Pour ce qui est de l’hydrogène, Je ne parle pas de kit H2 à installer sur sa pétrolette de même que j’évoque rarement les signaux de fumée ou le labourage de champs avec des boeufs, les vieilles techniques du reformage qui datent de l’ancien temps m’indiffèrent. D’autre part je ne suis pas pétrolier, ni russe, ni norvégien, ni algérien, le reformage coutait… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    Lenox, je vois que les bizarreries vous interessent…. Concernant l’origine des electrons, il est vrai qu’on peut arriver à des raisonnements bizarres, cf. ce sujet sur l’Ecosse: Il y a en eu d’autres, notamment sur les exportations danoises. Trier les electrons n’est certes pas un métier facile….

    Lenox
    Invité

    En effet,ce sujet sur l’Ecosse est un bon exemple de bizzarerie et contorsion des concepts et points de vues sur  » les équivalents production-consommation de » renouvellables »… « . Bonsoir.

    Siceaitsimple
    Invité

    C’est quoi ce délire sur le reformage? J’ai moi-même dis plus haut que c’était une autre histoire….(hier à 15:09:56). Alors, ces synergies entre les centrales gaz et la production/stockage d’hydrogène, vous nous expliquez?  » qu’on installe non loin des centrales au gaz des unités de fabrication et de stockage d’hydrogène pour donner du boulot à l’ensemble aussi bien dans les creux de consommation que dans les pics ? « .

    Devoirdereserve
    Invité

    Bref, le gaz, c’est pas si souple : d’abord pas de suivi de charge, au point qu’il vaut mieux laisser tourner et faire de l’hydrogène (!), et puis ensuite on en a trop construit trop vite (?), et on arrive pas à les amortir. N’importe quoi. Trop rigide, trop capitalistique, on croirait une description du nucléaire par ses détracteurs !

    Lionel_fr
    Invité
    C’est incroyable d’aussi mal-comprendre un truc aussi simple : Actuellement les centrales au gaz « fabriquent » du courant électrique qu’elles exportent sur des lignes THT. L’ajout d’un dispositif de stockage et de production d’hydrogène les transforment en « batterie » capables d’absorber de la puissance en provenance du réseau puis de la restituer au moment où on en a besoin, c’est vraiment facile à comprendre. L’intéret des centrales au gaz réside dans l’infrastructure déjà opérationnelle : le réseau est déjà là et la centrale peut produire des centaines de MW en brulant un mélange de méthane et d’hydrogène. C’est une économie cumulée de… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    On ne va pas refaire le débat sur la taille d’un stockage d’hydrogène qui permettrait d’alimenter un cycle combine, celuis ci a déjà eu lieu, sans réponse de votre part: Par contre, on apprend dans vote post que l’hydrogène fabrique ét stocké ça devrait quasiment être gratuit, puisque « les centrales y gagnent le revenu du gaz économis (remplacé par de l’hydrogène). » Là, c’est les installations de production et stockage d’hydrogène qui vont avoir un petit problème de rentabilité…..

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