La filière éolienne en quête de savoir-faire industriels français

La société Fixator basée dans le Maine-et-Loire est devenue le premier bénéficiaire du programme Windustry France, une initiative visant à mieux structurer la filière industrielle française de l’éolien dans toutes ses composantes.

Spécialisée dans les systèmes de levage, la société envisage de se positionner dans la production de monte-charges et de systèmes d’assistance à la montée de mâts d’éoliennes.

D’ici 2015, Windustry France compte conduire 50 entreprises françaises à diversifier leurs activités dans l’industrie éolienne. Outre Fixator, cinq PME et ETI, représentant 1.300 emplois, sont, désormais sélectionnées pour bénéficier du programme Windustry France.

La démarche Windustry, qui consiste à identifier des PME et ETI, auditer leurs outils industriels, puis à les mettre en relation avec leurs futurs clients que sont les donneurs d’offres tout en les aidant à définir un plan d’investissement, constitue un outil stratégique de réindustrialisation.

L’initiative Windustry France est ouverte à toutes les entreprises volontaires, avec un objectif auquel se sont engagés les professionnels de la filière éolienne regroupés au sein du Syndicat des Energies Renouvelables (SER)** : créer 50.000 emplois d’ici 2020, avec un parc éolien de 25.000 MW.

La filière éolienne en quête de savoir-faire industriels français

[ Src : Windustry France ]

"Les filières industrielles des énergies renouvelables, et particulièrement la filière éolienne, en développement partout dans le monde, constituent pour notre pays, un relai de croissance et de valeur ajoutée significatif", a rappelé Jean-Baptiste Sejourné, Président de la Commission éolienne du SER.

Pour Jean-Louis BAL, Président du Syndicat "Le modèle Windustry France, outil de synergie entre PME, ETI et grands Groupes, qui commence à porter ses fruits, peut être décliné dans d’autres de nos filières. Nous sommes convaincus que cette démarche concrète peut aider notre pays à gagner un temps précieux face à une concurrence mondiale, donner aux industriels de notre pays des marchés nouveaux pour eux, en France comme à l’international, et, de ce fait, créer des emplois et contribuer à équilibrer notre balance commerciale".

** Le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et sa commission éolienne, qui regroupe 195 entreprises, sont présentes sur toute la chaîne de valeur de la filière.

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25 Commentaires sur "La filière éolienne en quête de savoir-faire industriels français"

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Temb
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Le problème de cette filière en France c’est qu’elle subit depuis son origine des aller-retours incessants avec une politique de stop and go qui a le mérite de décourager même les plus téméraires des entrepreneurs. Investir dans l’industrie éolienne en France, c’est soit être fou, soit avoir les reins extremement solides. Du coup cela exclut les PME et start-up innovantes qui choisissent des cieux plus ouverts. Surtout que le climat entrepreunerial n’est de base pas évident en France. Il va falloir quelques années de stabilité pour donner envie à des industriels d’investir, dans cette chasse gardée d’une seule énergie qu’est… Lire plus »
Bachoubouzouc
Invité
“Le problème de cette filière en France c’est qu’elle subit depuis son origine des aller-retours incessants avec une politique de stop and go qui a le mérite de décourager même les plus téméraires des entrepreneurs.” Alors comment expliquez vous que toute l’industrie éolienne mondiale soit en crise, et pas seulement l’industrie française ? “L’exemple de l’off shore est frappant, 3 fois plus cher que l’éolien terrestre mais son mode centralisé séduit nos grands Utilities.” Alors comment expliquez vous que l’onshore séduise tout autant les “grands Utilities” ? “En France 90% des moyens de production sont aux mains des Utilities. Pourquoi… Lire plus »
Temb
Invité
Toute l’industrie éolienne n’est pas en crise, très très loin de là. 2 constructeurs sur les 10 premiers sont en dificultés. Repower, Enercon, Nordex, Siemens, Alstom, Areva, Goldwind, etc… affichent une très belle forme et une croissance forte. L’on shore séduit très peu les Utilities en proportion, à l’exception de quelques uns. Regardez l’Allemagne par exemple, ou la majorité des parcs sont détenus par des PME et des particuliers, des groupements d’agriculteurs ou des riverains. L’éolien est rentable dans tous les pays du monde, mais bien entendu pas partout dans chacun de ces pays. Regardez le Maroc par exemple, l’énergie… Lire plus »
Temb
Invité

Areva et EDF sont dans une situation financière pas franchement idéale, valeur boursière divisée par 3 ou 4 en 2/3ans, pourtant le secteur est loin d’être mort n’est-ce pas? Tepco va très bien l’état l’a renfloué, Toshiba se sépare de Westinghouse, EON, Centrica et RWE abandonnent le nucléaire, etc… Pourtant le nucléaire garde de l’avenir dans certains pays et n’est pas mort.

Bachoubouzouc
Invité
“Toute l’industrie éolienne n’est pas en crise, très très loin de là. 2 constructeurs sur les 10 premiers sont en dificultés. Repower, Enercon, Nordex, Siemens, Alstom, Areva, Goldwind, etc… affichent une très belle forme et une croissance forte. Allez-y pour votre réponse, je sens que je vous ai fait plaisir, vous allez pouvoir balancer vos certitudes sur un secteur que vous ne connaissez pas du tout. ” – Repower : “Repower: résultat 2012 nettement inférieur, licenciements (synth.)” – Nordex : “Malgré une belle hausse de son chiffre d’affaires, la compagnie a toutefois du acter une perte nette de 94,4 millions… Lire plus »
Velka
Invité
Le modèle économique du nucléaire est dépassé, car trop cher. Peut être encore viable dans des pays en très forte croissance tels la Chine, mais pas dans des économies stagnantes ou déclinantes. C’est un luxe que personne ne pourra plus financer. Les résultats d’entreprises du secteur semblent illusoires, car ne prenant pas en compte le coût d’un accident nucléaire majeur : plusieurs Centaines ou Milliers de Milliards d’Euros… De quoi ruiner un groupe national (et le pays) définitivement. Sans parler de la nom prise en compte du vrai coût du démantèlement et du stockage des déchets. Le nucléaire est actuellement… Lire plus »
Temb
Invité
Très bien, ronronnez, faites vous plaisir, vous avez raison puisque vous le dites. Vous avez quel âge? Vous avez des amis dans la vraie vie? Vous les pourrissez dès qu’ils osent poser une question sur votre activité? Ou alors vous n’avez que des potes collègues du nucléaire et vous leur montrer : “haha regarde comment je l’ai baché le sale écolo puant décroissant et anti progrès nucléaire”. Amusez-vous, distordez la réalité dans le sens qui vous arrange, campez sur vos certitudes, vous êtes une caricature et les pro-ENR (qui ne sont pas tous anti-nucléaire, du moins pas encore) ont besoin… Lire plus »
Bachoubouzouc
Invité
Vous avez essayé de faire croire que c’était de la faute du gouvernement et d’EDF (parce qu’il n’y a pas 36000 “grands Utilities” en France) si les ENR sont en crise. Je vous ai prouvé que c’était faux. Vous avez essayé de nous baratiner sur la situation de l’industrie éolienne mondiale, je n’ai fait que prouver que vous mentiez. Alors allez donc jouer les victimes ailleurs. “Vous présentez l’immense avantage de radicaliser les gens ” Ah, ça vous arrange si les gens deviennent des extrémistes ? ” et de donner une très mauvaise image des énergies du passé.” Et quelle… Lire plus »
Temb
Invité
CA du secteur éolien en 2000 : 15mrds€ CA du secteur en 2012 : 265mdrs€ Croissance annuelle sur 10 ans : supérieure à 20% La France n’est pas le seul pays ou l’éolien a beaucoup de mal, l’Angleterre est aussi un exemple avec la Pologne ou le Japon. Leur point commun? De gros Utilities qui gèrent tout sans partage et veulent conserver des gros projets centralisés. Je respecte votre point de vue, nous ne serons pas d’accord et ça n’empêchera pas votre secteur de continuer à fonctionner (et moi-même peut-être d’y travailler un jour indirectement) tout comme le secteur éolien… Lire plus »
Bachoubouzouc
Invité
@ Velkia : Il ne manque qu’un “Amen” à votre profession de foi. @ Temb : Citer le chiffre d’affaire de l’éolien ou sa progression n’indique rien sur la rentabilité de cette industrie. Tout ce que cela indique, c’est le volume de subvention qu’on a bien voulu lui accorder. “La France n’est pas le seul pays ou l’éolien a beaucoup de mal, l’Angleterre est aussi un exemple avec la Pologne ou le Japon. Leur point commun? De gros Utilities qui gèrent tout sans partage et veulent conserver des gros projets centralisés.” Ah parce que ce n’est pas le cas en… Lire plus »
Nicias
Invité

D’après le graphique, la puissance installée va être multipliée par 3 et l’emploi par 6. Si l’éolien veut devenir compétitif un jour, il doit produire plus avec moins, pas le contraire.

Temb
Invité
Le monde est fou, il accorde à un secteur irrationnel et inutile 265mrds€ en 2012… Remarques, on subventionne bien le fossile pour des montants bien plus élevés et a subventionné le nucléaire, tout comme on s’apprête à le re-subventionner en Tchéquie comme en Angleterre pour des décennies. En Allemagne c’est une catastrophe pour les Utilities qui subissent et essaient de se ratraper dans l’éolien off shore. Ils détiennent seulement 7% des installations décentralisées, contre 100% des fermes off shore et ils poussent pour leur développement alors même que ça coute 3 fois plus cher que de l’éolien terrestre. Idem en… Lire plus »
Bachoubouzouc
Invité
“Le monde est fou, il accorde à un secteur irrationnel et inutile 265mrds€ en 2012…” Je n’ai jamais dit ça. J’ai dit que le chiffre d’affaire ne disait rien sur la rentabilité de l’industrie éolienne. Et si on en croit les articles que j’ai cité, la rentabilité (pour les industriels comme pour la collectivité) est justement leur plus gros problème. Après on subventionne ces énergies pour un certain nombre de raisons, bonnes (diversification du mix électrique, indépendance énergétique) ou mauvaises (produire “localement”, “casser le monopole”, lutter contre le nucléaire, etc). Simplement il ne faut pas raconter de bobards. “En Allemagne… Lire plus »
Temb
Invité
On est d’accord sur la partie rentabilité, même si votre constat est très partiel, les politiques d’austerité ayant divisé par 2 les perspectives de croissance du secteur, passées de 20% avant la crise à 10% pendant. Du coup ceux qui ont investi au mauvais moment ont souffert de sur-capacités, sur-capacités en cours de résorbation mais qui tirent encore un peu les prix et les marges vers le bas. Mais bref. Sur les Utilities, celles-ci sont rétives à ce changement décentralisé, au lieu de gérer une bonne grosse unité centralisée, pour les quasi-même couts de gestion unitaires vous devez en gérer… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

Que la CSPE ne soit plus un problème pour EDF ( via une garantie explicite de l’Etat sur le remboursement des arriérés, les fameux 5Mds€, et le remboursement des coûts du portage de la dette associée) ne change rien sur le fond. C’est bien l’optimisation du coût pour la collectivité qui est le sujet.

Bachoubouzouc
Invité
“On est d’accord sur la partie rentabilité, même si votre constat est très partiel, les politiques d’austerité ayant divisé par 2 les perspectives de croissance du secteur, passées de 20% avant la crise à 10% pendant.” Eh ben on aura déjà fait des progrès depuis “Repower, Enercon, Nordex, Siemens, Alstom, Areva, Goldwind, etc… affichent une très belle forme et une croissance forte.” ! Je vais continuer à vous travailler au corps et peut-être qu’on finira par tomber d’accord ! “Sur les Utilities, celles-ci sont rétives à ce changement décentralisé, au lieu de gérer une bonne grosse unité centralisée, pour les… Lire plus »
Temb
Invité
EN france le marché est assez minuscule 🙂 4GW de PV dont 1GW environ détenu par les Utilities et peut-être 1GW de plus via leurs participations dans leurs partenaires. Dans l’éolien GDF est le 1er avec 1GW sur 7GW installés, EDF est bien en dessous du GW. Contrairement au centralisé ou ils ont 99% des capacités, ici ils ont au mieux du mieux 15%. Quand à la révolution, ce n’est pas ce que je veux dire, c’est juste que c’est pénible et compliqué pour un utilities de gérer de multiples untités disséminées, d’ous leurs réticences premières, quand ce n’était pas… Lire plus »
Bachoubouzouc
Invité
“EN france le marché est assez minuscule 🙂 4GW de PV dont 1GW environ détenu par les Utilities et peut-être 1GW de plus via leurs participations dans leurs partenaires. Dans l’éolien GDF est le 1er avec 1GW sur 7GW installés, EDF est bien en dessous du GW. Contrairement au centralisé ou ils ont 99% des capacités, ici ils ont au mieux du mieux 15%.” Donc d’après ce que vous dites, les grands énergéticiens français détiennent, comme en Allemagne, une minorité des installations décentralisées. Cela n’explique donc pas pourquoi, selon vous, la France est à l’Allemagne ce que l’enfer est au… Lire plus »
Temb
Invité
Il n’y a pas de paradis ou d’enfer. Juste un simple constat : l’Allemagne a une industrie éolienne forte, avec plus d’emplois que notre filière nucléaire nationale par exemple. La france a une filière industrielle éolienne faible. La défférence est simple : il a fallu attendre fukushima et l’élection présidentielle pour voir le virage à 180° de nos grands énergéticiens sur les ENR. Ils sont passés de “ça sert à rien” à “ça peut servir”. Un exemple de plus : EDF se désengage d’EDF EN en 2008 et finalement se réengage dedans en 2011 pour arriver à 100%, et Proglio… Lire plus »
Bachoubouzouc
Invité
“l’Allemagne a une industrie éolienne forte, avec plus d’emplois que notre filière nucléaire nationale par exemple.” Ah oui ? Vous pouvez appuyer cette affirmation par une source ? Et une qui ne date pas d’avant la crise ? “Un exemple de plus : EDF se désengage d’EDF EN en 2008 et finalement se réengage dedans en 2011 pour arriver à 100%” Ah bon on s’est désengagé en 2008 ? Vous pouvez appuyer cette affirmation par une source ? “Et leur revirement soit sous pression de leur opinion publique et donc des politiques, soit avec la découverte des grandes unités centalisées… Lire plus »
Temb
Invité
Un article qui vous en dira un peu plus sur la préblématique à laquelle sont confrontées les Utilities avec l’essor des ENR. C’est encore plus vrai pour le cas cité aux US ou il y a en plus la culture américaine de l’indépendance vis-à-vis de tout ce qui peut apparaitre comme structure étatique donc c’est différent du cas français mais on retrouve des similitudes. L’observ’ER 2012 basé sur les données de 2011 donne 101 000 emplois, la croissance du secteur ayant été de plus de 10% en 2012 on doit être a davantage : C’est bizarre parce qu’on dit la… Lire plus »
Temb
Invité

J’ai oublié le 1er arcticle :

Nicias
Invité

les utilities construisent du gros, et pas du petit. . Certains comme Siemens Siemens et Areva ne sont pas des “utilities”. Vous devriez en rester au français. L’introduction en bourse par EdF de sa filiale EnR n’a, à mon avis, rien a voir avec un désengagement du secteur mais plus avec le besoin de valoriser sa filiale pour faire plaisir aux banquiers. France Telecom (une “utilities”) avait fait pareil avec sa filiale mobile avant de la racheter après le dégonflement de la bulle boursière.

jmdesp
Invité
En 2012, l’Allemagne a installé 1,1 GW d’éolienne, plutôt moins qu’en 2011 même si une partie des installation a été en remplacement d’éolienne plus ancienes. Il n’y a donc pas eu de croissance des emplois là dessus. Reste à savoir combien il y a d’emplois dans l’entretien. Mais il faut voir que plus il y a d’emploi dans l’entretien, plus celui coûte cher, moins la technologie est rentable. Il est donc souhaitable qu’il n’y ait pas beaucoup d’emploi dans l’entretien, au moins pas plus que pour faire tourner une centrale nucléaire, car sinon ça veut dire que l’électricité éolienne coûte… Lire plus »
Luis
Invité

¤ Détruisent-t-ils des emplois dans l’industrie ? Comme on le sait, il y a de plus en plus d’emplois pour les personnes âgées. Emplois qui bien souvent sont aidés (subventionnés) à travers des associations ou parce que les maisons de retraites publiques sont subventionnées par les communes et les départements. Est-ce que cela détruit des emplois dans l’industrie ?

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