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La prochaine révolution industrielle sera verte

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Luc Chatel (le secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation) et Nathalie Kosciusko-Morizet (la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie) ont mis en place le 10 juillet 2008, le Comité stratégique des éco-industries, dans le cadre du lancement du plan stratégique « écotech 2012 »,

Ce comité est composé de chefs d’entreprises et de personnalités qualifiées en matière d’industrie et de technologies de l’environnement. Il aura pour fonction d’étudier les manières d’intégrer de façon optimale le défi environnementale au sein de l’économie française.

Ce groupe de réflexion devra apporter un éclairage sur les travaux qui se tiendront dans le cadre du plan « écotech 2012 » :

  • Une mission de conseil stratégique sur l’analyse du secteur des technologies de l’environnement ;  Cette mission vise notamment à :

1. Analyser le marché européen et mondial : un état des lieux et une analyse des points forts, points faibles, opportunités et menaces permettra se situer notre industrie par rapport à la concurrence mondiale.

2. Faire ressortir les enjeux pour la France : à la suite de cette phase de diagnostic, le titulaire identifie les différents secteurs industriels et les différentes technologies pour lesquels la France présente les meilleures perspectives de croissance et de potentiel d’exportations.

3. Apprécier les perspectives de croissance de chacun des marchés étudiés, notamment les segments à forte croissance en valeur et en emplois sur lesquels les entreprises françaises doivent se concentrer afin de maximiser la valeur ajoutée créée sur le territoire national par ces activités.

4. Proposer des axes d’action de l’Etat pour le développement des éco-industries : aides à la recherche et au développement (R&D), normalisation, réglementation, cadre de régulation tarifaire, fiscalité, soutien de la demande, formation deressources humaines qualifiées et adaptées aux marchés, propriété intellectuelle, usages des technologies de l’information et de la communication, etc.

  • L’installation de groupes de travail public-privé sur : l’innovation et la diffusion des écotechnologies, l’émergence et le développement des petites et moyennes éco-industries, et l’évolution de la réglementation et de la normalisation pour renforcer les performances des éco-industries.

Dans un communiqué commun, les deux représentants du gouvernement considérent, qu’ "aucun des enjeux environnementaux (émission de CO2, dépollution, assainissement, recyclage, énergies alternatives etc.) ne trouvera de réponse s’il n’y a pas des entreprises industrielles pour mettre au point et commercialiser des solutions".

"Il est important que nos industries captent le potentiel de croissance lié à la montée de cette nouvelle économie et soient en pointe sur des enjeux qui promettent d’être mondiaux. Il est donc essentiel de développer une approche partenariale public-privé, en associant les industriels."

Les premières conclusions des travaux du comité seront présentées aux secrétaires d’Etat, fin novembre, en vue d’une restitution au cours de la Conférence des 4 et 5 décembre 2008, au salon Pollutec, à Lyon organisée dans le cadre de la Présidence française du conseil de l’Union européenne.

La mise en oeuvre des propositions retenues aura lieu dès 2009.


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