Enerzine

La production de méthane par les bovins modélisée

Partagez l'article

Le méthane (CH4) est un puissant gaz à effet de serre : l’émission d’une tonne de méthane a un effet équivalent à 21 tonnes de dioxyde de carbone (CO2).

Sachant qu’une vache peut produire quotidiennement jusqu’à 500 litres de ce gaz, l’impact environnemental de l’élevage est donc tout à fait significatif : en Alberta, les bovins sont les deuxièmes plus grands émetteurs de gaz à effet de serre après l’industrie pétrolière. D’où l’intérêt d’une récente étude menée conjointement par les Universités l’Alberta, de Guelph et du Manitoba, l’AAC (Agriculture et Agroalimentaire Canada) et l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) et publiée dans Journal of Animal Science.

En compilant les données de production de méthane issues de précédentes études, les chercheurs ont développé un ensemble d’équations linéaires et non linéaires permettant de prédire la production de méthane à partir de variables décrivant le régime alimentaire des animaux. Cette modélisation mathématique améliore la compréhension des facteurs qui contrôlent la production de méthane et comme le souligne Stephen Moore, professeur à l’université de l’Alberta offre des perspectives pour la lutte contre le réchauffement climatique : "En identifiant les facteurs diététiques et génétiques pouvant réduire les émissions (de CH4), nous espérons donner aux éleveurs de bovins les moyens de diminuer leur empreinte environnementale de leurs troupeaux et des réductions de l’ordre de 25% de la production de méthane sont envisageables".

 

BE Canada numéro 355 (10/06/2009) – Ambassade de France au Canada / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59441.htm


Partagez l'article

 



    Articles connexes

    Poster un Commentaire

    12 Commentaires sur "La production de méthane par les bovins modélisée"

    Me notifier des
    avatar
    Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
    Davitron
    Invité

    Il y a une chose que je ne comprends pas bien. Les bovins produisent du méthane à partir de la consommation de plante qui ont fixé du CO2. Pour moi, le bilan est nul, comme pour le biocarburant, non ? Bien sur si les cultures pour nourrir les bovins ont occasionné de la déforestation sans replantation, le bilan n’est plus nul… Pouvez-vous confirmer que ma compréhension est bonne ?

    Phoebeke
    Invité
    Hélas non…. Pour schématiser, supposons une plante qui casse 1000 molécules de CO2. Elle captera 1000 molécules de carbone (C) et relachera 1000 molécules d’oxygène (02). Supposons que la vache mange à son tout ces 1000 modlécules de carbone de la plante, qu’elle en garde 50% pour elle sa croissance (ce qui est énorme, les chiffres réels sont probablement bien en dessous) et qu’elle rejette le reste sous forme d’excréments (40%) et 10% sous forme de gaz (méthane). Elle produira donc 100 molécules de méthane. Le hic c’est que ces 100 molécules de méthane sont equivalentes (en terme d’eefet de… Lire plus »
    enrewable
    Invité

    A mon avis, le CO2 fixé dans les plantes et manger par les bovins sont libéré lors qu’il émette le gaz méthane dans l’atmosphère. C’est la carbonisation des plantes durant des millions d’années qui ont produit le pétrole. Nous le libérons en le consommant c’est la même chose. Tant qu’il est stocké pas de problème mais c’est le libérer qui nuit

    Robin
    Invité

    C’est surtout que le méthane a un effet 21 fois plus important que le CO2 en ce qui concerne l’effet de serre. Les deux molécules comportent toutes les deux un atome de carbone (CH4 et CO2), donc pour chaque molécule de CO2 capté par l’herbe, la vache en la mangeant rejette 1 molécule de CH4 (grosso modo).

    Phoebeke
    Invité

    et d’où vient le carbonne de ton glucose ??? de la plante au départ….

    Allmethan
    Invité

    Je retiens ta proposition numéro 2, c’est à dire : »On trouve un moyen de capter le méthane et de le revaloriser, au risque de devoir élever les bovins sous des filtres » . Cela sera assez compliqué à mettre en oeuvre mais ça peu valoir le coup .

    Robin
    Invité

    Ou bien diviser par 10 l’élevage bovin ! ? Comme le dit florette, on a pas besoin de manger de la viande tous les jours (et c’est un amateur de viande rouge qui le confirme) !

    alain843
    Invité

    vous ne pétez pas tous les jours !!!   accuser les vaches de l’Alberta,trop facile à mon gôut…   retenez vous

    Etienne solar
    Invité
    Utiliser la viande rouge à un cout écologique … réel ! – Déforestation massive – Consommation d’eau majeur – Emission de méthane régulière – Emission de CO2 pour le transport, la transformation en steak, la conservation, la vente …. – Nous n’évoqueront pas l’impact des aliments pour bestiaux à base de protéines animales … Or, si,  manger de la viande est un plaisir, cette habitude n’est absolument pas nécessaire à l’apport de protéines … quoiqu’en disent les professionnels de la viande. Il est sans doute temps de ne pas mélanger gastronomie et alimentation quotidienne. Des millards d’humains vont dans ce… Lire plus »
    alain843
    Invité

    je viens d’avoir un vent   sûrement une réaction entre la salade et  l’oignon nouveau    

    Aqua
    Invité

    Le dogme des méchants gaz à effet de serre a la vie dure… Evidemment, on consomme bien plus que notre besoin réel, mais c’est un problème économique (de « oikos » : la maison et de « nomos » : la règle) avant tout, pas technologique. Penchez-vous sur les faits, soulevez le couvercle des études qui ont servi de base à la politisation du theme de l’écologie à des fins mercantiles. Claude Allègre a écrit un livre très instructif. Même si je n’aime pas beaucoup le personnage, ce qu’il dit et écrit mérite que l’on s’y penche sérieusement.

    Dk22170
    Invité
    La société Evalor, basée à Plérin (22), est spécialisée depuis plus de dix ans dans la conception et l’installation d’unités de traitement des effluents d’élevage. Elle se place comme leader sur ce marché agricole avec plus de 215 réalisations à son actif et assure le traitement des effluents de près de 300 exploitations. Grâce au soutien de ses 13 coopératives actionnaires et dans la continuité de ses missions, Evalor a développé une offre pour la réalisation d’unités de méthanisation. Une première réalisation pour l’EARL de Guernequay à Moustoir Remungol près de Pontivy et fonctionne à plein régime depuis début Mars… Lire plus »
    wpDiscuz