La production d’uranium a augmenté en 2009

L’Uranium, l’un des composants clés dans l’exploitation des réacteurs nucléaires est une ressource non renouvelable, répandue dans les profondeurs du globe, présent dans toute l’écorce terrestre et dans l’eau de mer.

La demande du parc mondial de réacteurs nucléaires s’est établie à environ 66 000 tonnes d’uranium en 2009 (en équivalent uranium naturel). Elle a légèrement augmenté en volume au cours des cinq dernières années, entre 0,5 et 1 % par an, du fait de l’augmentation du taux d’utilisation des réacteurs, de la mise en service de quelques nouveaux réacteurs et de l’augmentation de la puissance d’un nombre croissant d’unités existantes.

Certains électriciens ont également contribué à l’augmentation de la demande au cours des deux dernières années en cherchant à reconstituer leurs stocks.

La production mondiale d’uranium s’est redressée de manière assez nette en 2009, pour atteindre environ 50 000 tonnes après plusieurs années de stagnation ou d’augmentation modeste (la production était d’environ 42 000 tonnes d’uranium en 2005, 41 000 tonnes en 2006, 42 000 tonnes en 2007 et 43 000 tonnes en 2008).

L’augmentation de la production a été tirée par le Kazakhstan (+ 5 500 tonnes dont + 1 800 tonnes chez Katco) et par la montée en puissance de mines existantes (McArthur, au Canada, et Langer Heinrich, en Namibie). Certains sites ont en revanche souffert de difficultés (Olympic Dam, Australie).

La production mondiale d’uranium continue de couvrir environ 75 % de la consommation
, le solde provenant de ressources secondaires (déstockage du Ministère de l’énergie aux Etats-Unis, matières issues de la dilution de l’uranium hautement enrichi des anciennes armes, utilisation des combustibles MOX, uranium de retraitement, ré-enrichissement d’uranium appauvri).

La production primaire est appelée à représenter une part croissante de l’approvisionnement total en uranium, les ressources secondaires disparaissant progressivement. L’augmentation de la production proviendra principalement de la montée en puissance des mines kazakhes et du développement de nouveaux projets, compensant ainsi la baisse de la production ou la fermeture programmée de mines existantes.

Ces nouveaux projets comprennent notamment Cigar Lake au Canada, Imouraren au Niger, Trekkopje et l’expansion de Langer Heinrich en Namibie, Kayelekera au Malawi et Honey Moon en Australie.

Areva se positionne aujourd’hui comme le premier producteur mondial d’uranium, avec 8 623 tonnes produites en 2009, soit une augmentation de 36 % par rapport à l’année précédente.

Les activités minières du groupe sont consacrées principalement à l’uranium. L’uranium est un métal relativement abondant et équitablement réparti dans la croute terrestre. L’uranium naturel contient deux isotopes principaux : l’uranium 238, non fissile, représente plus de 99 % de l’uranium naturel. L’uranium 235, fissile, en représente 0,7 %.

Les activités minières se déroulent sur des cycles particulièrement longs, nécessitant des investissements importants sur plusieurs années avant que ne débute l’exploitation proprement dite, c’est-à-dire avant que les premières livraisons d’uranium ne soient réalisées et que les premiers revenus ne soient encaissés.

Une fois la faisabilité technique et économique démontrée, le minerai d’uranium est exploité en fonction des caractéristiques du gisement, dans des mines souterraine ou à ciel ouvert ou par lixiviation in situ. Le minerai extrait des mines souterraines ou à ciel ouvert est transporté vers une usine de traitement. Le minerai y est broyé et l’uranium est dissous, en général en utilisant des solutions acides. L’uranium est extrait de ces solutions au moyen de solutions organiques ou de résines échangeuses d’ions. Il sera enfin précipité pour obtenir après séchage un concentré d’uranium (le “Yellow Cake”), qui est ensuite conditionné pour expédition vers les usines de conversion choisies par les clients.

La technique dite de lixiviation in situ est utilisée le plus souvent pour des minerais à faible ou très faible teneur en uranium. Cette technique peut être mise en œuvre assez rapidement dans la plupart des cas. Elle consiste à injecter une solution oxydante dans la couche minéralisée, afin de dissoudre l’uranium. La solution obtenue est ensuite pompée vers la surface et traitée dans des installations spécialisées.

Le réaménagement des sites miniers est une activité importante mettant en œuvre des techniques de génie civil et minier particulières. Le réaménagement des sites fait appel à de nombreuses disciplines. Il a pour objet de remettre les sites à leur état naturel lorsque l’exploitation a pris fin.

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