La traversée de la Manche avec une soucoupe volante !

Pierre Chabert, un autodidacte qui a eu l’idée d’insérer des systèmes d’éclairage puissants dans des ballons gonflés à l’hélium et Gérald Feldzer, ancien pilote d’avions de ligne et chroniqueur à France-info sont 2 grands passionnés des airs. Ensemble, ils ont accepté de relever le défi proposé par le Groupe Aérial Concept, à savoir traverser la Manche avec un dirigeable électrique gonflé à l’hélium.

La première nouveauté de cette initiative est la forme lenticulaire de l’appareil, lui conférant ainsi un look de soucoupe volante encore jamais vu et unique au monde. Baptisé IRIS Challenger, cet aéronef d’un diamètre de 16 mètres est le fruit du Groupe Aérial Concept connu pour ses réalisations d’images aériennes grâce à des dirigeables.

L’autre nouveauté réside dans sa motricité électrique à très faible émission de CO2, sans oublier qu’à ce jour aucun aéronef électrique n’a encore traversé la Manche.

L’équipage de choc s’envolera au petit matin le 1er septembre 2011 depuis Douvres sur la côte anglaise, pour un atterrissage prévu à Calais, 1h30 après. Pour immortaliser cet instant, l’équipe Production du groupe Aérial Concept se chargera de réaliser un film documentaire, afin de faire partager cette aventure.

C’est la société Airstar qui a été chargée de la construction de l’enveloppe du dirigeable. Le cahier des charges prévoyait 3 objectifs principaux. Le dirigeable se devait d’être performant sur de grandes distances. Ensuite, la fiabilité était cruciale pour un dirigeable réaliste. Enfin, avec son architecture ouverte, l’évolution restait le maître mot.

Techniquement, l’IRIS Challenger est en mesure d’atteindre une vitesse de croisière de 30 km/h (de pointe à 50 km/h), à une altitude de 500 mètres. L’enveloppe dispose d’une capacité de gonflage de 560m3 d’hélium. Il est propulsé par 2 moteurs électriques munis chacun d’une hélice en bois de 1,30 mètres de long à pas inversé. Sa nacelle en aluminium est capable de supporter 2 personnes (norme ULM).

"L’innovation de rupture me plait ; elle représente à mes yeux plus de risques, mais aussi plus de potentiels et d’échanges" a déclaré Pierre Chabert qui se prépare depuis près de 2 ans à relever ce défi. Il sera le pilote de l’IRIS Challenger.

"La conquête de l’air ne s’arrête jamais ; nous avons encore tout à apprendre" a indiqué pour sa part Gérard Feldzer, le co-pilote.

Et ce n’est pas fini ! En 2012, ils ont prévu de réaliser la Transméditérranée dans le sens Continent vers Corse, puis en 2013 de faire la Transatlantique dans le sens Gibraltar vers New-York. Les promoteurs du projet précisent que "les trois tentatives seront systématiquement attaquées jusqu’à leur réussite."

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