La ville de Bordeaux s’équipe en bus MAN roulant au GNV / Biogaz

Un mois après l’attribution du nouveau marché de 200 à 250 unités Hybride et GNV / Biogaz par la RATP, MAN est de nouveau attributaire, pour la Ville de Bordeaux, d’un contrat pour la fourniture de 25 Lion’s City GNV / Biogaz Euro 6 articulés.

Après Paris, la ville de Bordeaux a fait le choix de s’équiper en bus roulant au GNV / Biogaz.

Le constructeur allemand de véhicules et de machines industrielles a indiqué dans un communiqué être particulièrement fier de la confiance que lui témoigne la Communauté Urbaine de Bordeaux à cette occasion.

"Compte tenu de la multitude des exigences techniques, économiques, environnementales et des nombreux services associés de ce marché (…) ces 25 nouveaux Bus viennent en complément des 8.000 véhicules MAN GNV/Biogaz actuellement en exploitation, pour l’essentiel, en Europe."

Avant d’ajouter : "Ce nouveau succès confirme l’intérêt pour le savoir-faire et la maîtrise de la technologie gaz de MAN et conforte la décision récente, courant 2013, de l’équipe de la Division Bus et Cars de commercialiser cette technologie en France."

Quelle est la différence avec le GPL ?

Le GNV, Gaz Naturel Véhicules, est différent du GPL, Gaz de Pétrole Liquéfié. En effet, le GPL est un produit liquide constitué en proportions à peu près égales de butane et de propane. Le GNV est lui essentiellement constitué de méthane, ce qui lui permet d’être stocké en phase gazeuse. Mais, il a besoin d’un volume beaucoup plus important pour stocker la même masse équivalente d’essence et il nécessite de très hautes pressions de l’ordre de 200 à 300 bars à température ambiante. Le GPL n’enregistre que 9% de réduction des émissions de CO par rapport à l’essence et est une énergie fossile issue du pétrole. Contrairement au GPL, le GNV est plus léger que l’air, ce qui limite le danger en cas de fuite.

Quelle est la différence avec le GNL ?

Le Gaz Naturel Liquéfié (GNL), est la version liquide à – 163°C du GNV. Lorsque ce gaz est refroidi à cette température très basse à pression atmosphérique, il prend la forme d’un liquide clair et transparent. Il est condensé et atteint alors une réduction de son volume original d’environ 1/600.

Il est donc beaucoup plus compact que sa version gazeuse. Il permet ainsi une autonomie de 1000 km pour les poids lourds et est donc mieux adapté au transport routier longue distance que le GNV. Il est utilisé pour le transport terrestre par camion et comme moyen de stockage à court terme du gaz. Son état condensé rend également possible son transport sur de longues distances par les voies maritimes.

Y a-t-il des risques d’explosions ?

Le méthane est un gaz plus léger que l’air qui ne permet donc pas la formation de nappes d’hydrocarbure inflammable au ras du sol. C’est aussi le carburant le plus difficile à enflammer, avec une plage d’inflammabilité étroite entre 5 et 15% en mélange dans l’air. Sa température d’inflammation est élevée, 540 °C, c’est le double du gazole ! Les risques d’explosions sont donc très faibles et les véhicules GNV sont autorisés dans tous les parkings, les souterrains, les tunnels, etc. Les réservoirs des véhicules résistent à des pressions d’éclatement à plus de 600 bars et sont testés pour résister aux chocs et impacts (tests de tirs à balles). Ils sont aussi équipés de fusibles thermiques pour laisser le gaz s’échapper en cas d’incendie et des essais de collisions ont montrés que les réservoirs à gaz naturel sont nettement plus sûrs que les réservoirs à essence.

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4 Commentaires sur "La ville de Bordeaux s’équipe en bus MAN roulant au GNV / Biogaz"

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Coeurdebeuf
Invité

Je suis pas du tout spécialiste. Mais je pose la question : pourquoi ce GNL n’est il pas mieux et rapidement développé sur les véhicules en France ? A lire l’article, pas mal d’avantages quand même ? Merci

@ coeurdebeuf
Invité
Pourquoi si peu de voitures gnv en france ? Parcequ’il faudrait dévellopper un réseau de distribution de Gaz-nat à la pompe en France,à travers tout le pays et donc déployer au moins 1000 pompes en France.Cela couterait suffisament cher,pour que aucun gros investisseur sérieux n’ose financer un tel déploiement de pompes à GNV .Sans oublier le problème de la poule et de l’oeuf:qui commence le premier ? le déploiment de l’auto GNV ou le déploiment des pompes GNV ? Les italiens et les allemands ont dévellopé progressivement les deux à la fois.Idem en Argentine (et je crois en suisse et… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

Je ne sais pas qui est “@coeurdebebeuf” ci-dessus… Toujours est-il qu’il cite en “exemple” l’Allemagne alors que celle-ci est très modeste dans le domaine. Charger les statistiques 2013 ici (NGV shares in european market). Il n’y a que l’Italie, de façon surprenante la Bulgarie (en pourcentage) et plus modestement la Suède qui soient significativement équipées. Mais l’Allemagne c’est toujours l’exemple …..même quans ça ne l’est pas.

G lanhard
Invité

des nouveaux bus à CO2…autant et même un peu plus (rendement plus faible du moteur). A quand des Trolleybus sans émissions de GES?

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