Lacq : inauguration du pilote de captage de CO2

Total a inauguré lundi à Lacq dans le sud ouest de la France, le premier pilote européen intégrant la chaîne complète de captage, transport et stockage de CO2*.

Cette technologie est destinée à contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre des installations industrielles utilisant les combustibles fossiles (fioul, gaz ou charbon) telles que les centrales électriques, les aciéries, cimenteries, raffineries…

Selon le groupe d’experts intergouvernemental sur l’énergie et le climat (GIEC), le captage et le stockage de CO2 devrait pouvoir s’appliquer à un tiers des émissions de CO2 et à 7 000 installations industrielles dans le monde d’ici à 2050.

Le pilote de Lacq représente un investissement de 60 millions d’euros. Il complète les autres actions du Groupe dans le cadre de la lutte contre le changement climatique : amélioration de l’efficacité énergétique des installations et des produits, promotion et développement des énergies renouvelables.

La technologie du captage du CO2 par oxycombustion mise au point dans les laboratoires d’Air Liquide a été retenue pour ce pilote. L’oxycombustion consiste à remplacer l’air dans une chaudière industrielle par de l’oxygène pur. On obtient en sortie de chaudière des fumées moins abondantes mais très concentrées en CO2 (90%). Le CO2 est ensuite acheminé jusqu’au site de stockage géologique de Rousse à 27km de l’usine de Lacq, par pipeline, puis injecté à 4 500 mètres de profondeur dans cet ancien gisement de gaz.

Sur les 2 prochaines années, cette opération industrielle prévoit de capter et piéger environ 120 000 tonnes de dioxyde de carbone. C’est une quantité de CO2 équivalente à celle rejetée par 40 000 voitures pendant la même période.

Le lancement de ce pilote a été précédé par une large consultation des parties prenantes locales. Une période de trois ans de suivi est prévue à l’issue des deux années d’injection de CO2.


* dioxyde de carbone – principal gaz à effet de serre.

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30 Commentaires sur "Lacq : inauguration du pilote de captage de CO2"

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Zino
Invité
1.      Secrétariat A.S.F.I.R (Algérie)                                                   Abrahms le 8 janvier 2010 à 23:51: ENERGIE Le nouveau Lobby “technologique” du captage et du stockage du CO2 Par: Y.Mérabet Au fait, le captage et le stockage du CO2 désignent une succession de procédés technologiques consistant à capter le dioxyde de carbone (CO2) présent dans les gaz rejetés par l’industrie, à le transporter et à l’injecter dans des formations géologiques. Les méthodes de séquestration sont loin d’avoir fait leur preuve sur le long terme et ce n’est qu’un prétexte pour la naissance de nouveau lobby “technologiques”, après le lobby pétrolier qui contrôle toutes les… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

biologique du réservoir? Quelqu’un peut-il m’expliquer? Il y a une vie dans les aquifères salins, à 2000 ou 3000m de profondeur?

Marvivo
Invité

La sequestration du CO₂ n’est pas une bombe à retardement. Et plus tard,à l’époque où l’on produira de l’Hydrogène abondament et moins cher:On pourra récupérer tout ce CO₂ et le combiner à l’H₂ via la réaction exothermique de Paul Sabatier pour obtenir du méthane(CH₄);que l’on peut injecter dans les réseaux actuels de gaz naturel(avec leurs réservoirs de stockages déjà en places).Ce CO₂ sera donc potentiellement réutilisable pour être transformé en méthane(CH₄)pour des usages industriels ultérieurs de la chimie des hydrocarbures(ou pour des usages énergétiques selon les besoins et la demande).Le CO₂ stocké pourra ainsi devenir trés utile aux générations futures.

Sicetaitsimple
Invité

qui n’est toujours pas mon copain!

Sicetaitsimple
Invité

qui n’est toujours pas mon copain!

Marvivo
Invité
Extrait intéressant de marcob12: Par définition H2 sera produit lors des excédents importants de production électrique. On ne peut donc le brûler de suite en centrales ou PAC. Contrairement au méthane on ne peut l’injecter dans un réseau de transport, ni le stocker en réservoir souterrain, quand à le brûler en centrale, il faudrait les modifier (canalisations, brûleurs).Il faut tout inventer ce qui majorera les coûts (on ne parle pas de quelques kg de H2 à stocker). Il est BIEN PLUS FACILE de stocker le CO2 et de convertir le H2 quand il apparaît en injectant le méthane produit dans… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

Ca , on en a déjà débattu avec l’auteur. So what?

Sicetaitsimple
Invité
Pour préciser, mais là c’est ma prose que je recopie: “à maxxxx et marcob Bon, je n’ai pas envie de me lancer dans la recherche des E1, E2, E3.., mais “casser du CO2” en “C+O2” à l’aide d’hydrogène me parait devoir consommer au moins autant d’énergie que celle dégageé par l’oxydation du carbone, tout ça pour le bruler ensuite sous forme de méthane et donc reformer le CO2. Ca me parait un peut Shadock, SAUF si c’est une source infinie et gratuite qui permet de “casser le CO2”. Heureusement, cette source existe,et la réaction aussi, c’est la photosynthèse! Eb bref,… Lire plus »
Marvivo
Invité
Par rapport à l’article sur la CCS et donc le stockage à long terme du CO₂ qui n’est pas une bombe à retardement pour générations futures (contrairement à ce que dit Zino en premier message);il faut comprendre aussi,que les énormes quantités de CO₂ qui seraient stockées pendant des décénies ou des siècles pourraient être réutilisées plus tard,par les générations futures ,parceque transformées en méthane( réaction de Paul Sabatier avec l’H₂) qui serait la base d’une chimie organique(via la polymérisation du méthane)pour fabriquer des plastiques et composites en tout genre,dont entre autres choses, des cellules PV organiques(à leurs époques futures)…Bref,si ce… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

OK, mais répondez à ma question…Mes notions de chimie sont peut-être un peu lointaines, mais comment transforme-t-on du CO2 ( atome de C complètement oxidé) en CH4, puis à nouveau retour au CO2 par combustion du CH4, avec un bilan énergétique positif??? Solution:il faut de l’H2 gratuit, mais s’il est gratuit, autant faire simple et le bruler dans une turbine à combustion ou une PAC.. Bon, je suis peut-être un peu basique, ou j’ai loupé une révolution majeure dans les équilibres thermo-chimiques. J’attends vos explications avec impatience. Cordialement.

Marvivo
Invité
Sur le cas de figure du bilan énergétique positif,vous avez raison :Il faudrait de l’H2 gratuit, et s’il est gratuit, autant faire simple et le bruler dans une turbine à combustion ou une PAC. Mais les industriels de l’énergie ne font pas toujours dans le bilan énergétique positif:La preuve en est avec les schistes bitumineux et les sables bitumineux qui consomment plus d’énergie pour produire 1 baril de pétrole que n’en contient ce même baril une fois produit.Et pourquoi ils le font quand même ? Parceque le pétrole est plus pratique pour toutes les applications de l’industrie pétrolière que le… Lire plus »
marcob12
Invité

Je n’ai pas le temps de rentrer dans cette discussion (qui me concerne un peu) mais celui de dire  par contre les études montrent que l’EROI (retour sur investissement énergétique) des schistes et sables bitumineux est positif (5/1) et qu’il s’améliore avec les techniques employées. Par pour rien que la production du Dakota du Nord est passée de 120 à 300 (milles) barils/jour en 3 ans à partir de schistes bitumineux. Triste, mais la réalité.

Marvivo
Invité

Tiens ?? ça c’est intéressant!:”les études montrent que l’EROI (retour sur investissement énergétique) des schistes et sables bitumineux est positif (5/1) et qu’il s’améliore avec les techniques employées”. Je l’ignorais.Merci Marcob12 ! Il faut donc selon les études que vous citez(5/1),l’énergie de 1 baril de pétrole pour obtenir sur des schistes et sables bitumineux 5 barils de pétrole.Pas étonnant que les pétroliers s’intéressent de plus en plus aux schistes et sables bitumineux avec un tel EROI.. Ben,on n’est pas encore sorti du pétrole 🙁 .

marcob12
Invité
Une brève (page 38 du dernier Science&Vie) et je vérifie sur le réseau. Fraunhofer a validé et va mettre en service une unité qui doit prouver qu’on peut transformer les excédents éoliens (kwh peu valorisables sur le marché voire sans écoulement possible, donc très bon marché) en méthane (via électrolyse et méthanisation (je parie sur la réaction de Sabatier qui me semble la voie royale)). Le rendement global de l’opération serait de 60% (conversion de l’électricité en gaz) et comme le dit l’article l’allemagne peut stocker sous forme de gaz l’équivalent de 200 Twh, a le réseau de transport, les… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité
Bon, vous avez le bénéfice du doute! Interessant en tout cas, et le passage du papier à une expérimentation est toujours un signe encourageant. Quelques doutes quand même sur le rendement visé. Les 60% signifient-ils qu’à partir d’un MWh d’électricité on va injecter 0,6MWh de pouvoir calorifique (inférieur ou supérieur?) sur le réseau de gaz? Je n’ai plus les chiffres en tête, mais il me semblait que l’electrolyse elle-même n’atteignait des rendements que de l’ordre de 50%.. Au-delà des aspects techniques, l’aspect économique ne me semble pas évident. On parle d’éviter le wind curtailement, et donc de bénéficier d’electricité à… Lire plus »
Marvivo
Invité
Pour l’article page 38 de Science&Vie de Juillet 2010,je confirme .Voici les dernières phrases de cet article : “Dans un premier temps,les ingénieurs utilisent cette énergie éolienne exédentaire pour réaliser l’électrolyse de l’eau,ce qui aboutit à l’obtention d’oxygène et d’hydrogène. Dans un deuxième temps,l’hydrogène est combiné avec du CO₂,pour synthétiser du méthane.L’avantage de ce dernier est de pouvoir être stocké dans les réseaux existants!Il pourra ensuite être reconverti en électricité si besoin,ou bien utilisé pour alimenter des installations de chauffage et des véhicules(au GNV).Une première centrale éolienne de ce type,d’une puissance de 5 à 10 MW,verra le jour en Allemagne… Lire plus »
Marvivo
Invité

Pour moi,il est bien évident que lorsque de l’hydrogène est combiné avec du CO₂,pour synthétiser du méthane,la voie royale est bien celle de la réaction de Sabatier. (Paul Sabatier; pas patrick).

Sicetaitsimple
Invité

Soit c’est un canular, soit je me demande pourquoi vous vous obstinez à répéter ce qui a déjà été dit quelques lignes plus haut…Mais bon…

Marvivo
Invité

A quel commentaire faites vous référence ??

Marvivo
Invité

C’est que cela pourrait en devenir vexant !

Sicetaitsimple
Invité

-15/07 à 21h25, copier/coller de Marcob sans rien de plus -aujourd’hui à 16h04: Marcob nous avait dit la même chose à 11h46 -aujourd’hui à 16h26 (idem Marcob à 11h46) Mais je ne veux pas être vexant….

Sicetaitsimple
Invité

d’ailleurs, très honnêtement, le coup de la réutilisation à très long terme du CO2 stocké ( pas encore, mais dans 15 à 20 ans)comme base de la chimie organique, c’est la première fois que j’en entends parler et je trouve le concept interessant.

Marvivo
Invité
Le 15/07/2010 à 21h25,le copier-coller de Marcob12 sans rien de plus : C’était POUR APPUYER le commentaire du 15/07/2010 à 17:00:32 afin de montrer comment le CO₂ sera potentiellement réutilisable pour être transformé en méthane,lui même devenant la base de la chimie organique des générations futures. Aujourd’hui à 16h04: “Marcob nous avait dit la même chose à 11h46” : Ah pardon! Vous oubliez que Marcob12 n’avait pas parlé des véhicules(au GNV).Ni du fait que la première centrale éolienne de ce type,d’une puissance de 5 à 10 MW,verra le jour en Allemagne DANS DEUX ANS.Relisez plus attentivement et vous verrez !… Lire plus »
Marvivo
Invité
Il y a deux voies possibles à la réutilisation du CO₂ qui sera stocké à très long terme : Première voie possible: La production de méthane(gràce à ce bon monsieur Sabatier)qui servira de base à la chimie organique industrielle des générations futures(et là je ne parle même pas de carburant mais de matière composites,plastiques,solides ou souples). Deuxième voie possible: La transformation du CO₂ en acides carboxyliques qui sont à la base d’une quantité phénoménale de substances organiques et polymères en tous genres(exemple classique:les polyesters),absolument indénombrables tellement il y en a .Pensez un peu aux bétons(et ciments) polymères qui pourraient fabriqués… Lire plus »
Marvivo
Invité
Qu’est-ce que le Béton Polymère? Le béton polymère est un matériau composé de différents types d’agrégats liés par des résines de polyester. La légèreté de ce matériau et son pourcentage d’absorption d’eau pratiquement nul garantissent une totale étanchéité du produit. De plus, son inaltérabilité aux cycles de gel-dégel, sa haute résistance à la plupart des produits chimiques et au choc, ainsi que son usure minimale par abrasion sont autant d’autres caractéristiques qui font du béton polymère un matériau de haute qualité. Les produits préfabriqués en béton polymère, grâce à une combinaison étudiée et de choix d’agrégats de silice, quartz et… Lire plus »
marcob12
Invité
Si on cherche à maîtriser la capture/stockage du CO2 c’est qu’on estime en émetttre bien trop dans l’atmosphère. Pour le réutiliser ultérieurement ? Très peu probable. Si on utilise le stockage en nappe aquifère saline il faudrait diminuer la solubilité du CO2 en chauffant la nappe pour  la dégazer et le coût énergétique serait catastrophique. Le stock atmosphérique est durable et les végétaux le capturent facilement (on peut d’ailleurs les méthaniser directement). Par contre s’il y a capture, le CO2 étant une matière première dont les usages vont croître (on en trouvera bientôt dans nos réfrigérateurs et la variété supercritique… Lire plus »
Marvivo
Invité
Tout d’abord: D’accord avec votre commentaire . Marions-les ! Quelques remarques de possibilités et idées : Concernant l’essentiel du CO₂ qui sera capturé pour être stocké à grande échelle,une bonne partie de celui-ci ne sera pas d’abord mis dans les nappes aquifères salines mais dans des sites de stockages géologiques comme par exemple:”celui de Rousse à 27km de l’usine de Lacq, par pipeline, puis injecté à 4 500 mètres de profondeur dans cet ANCIEN GISEMENT DE GAZ”.Donc dans des anciens gisements de gaz,pétrole,voir dans certains cas, quand la configuration d’étanchéité le permet, dans des anciens gisements souterrains de charbon réaménagés… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

Bon, on ne va pas en faire une histoire, mais ce que vous écriviez était déjà écrit dans le lien de Marcob vers le Fraunofher Institute qui pour une raison qui m’échappe renvoie maintenant vers une autre page. Pour le reste , évitez quand même les copier-coller trop voyants: votre post sur les qualités du béton polymère est limite… Pour le reste, f’ai beaucoup de respect pour M. Sabatier, mais je ne suis pas encore persuadé que sa réaction ait un avenir…

marcob12
Invité

J’ai juste remplacé une page en anglais par une page en français (trouvée plus tard sur le site bulletins électroniques. La page vers fraunhofer est là. Les sources en anglais peuvent rebuter quelques-uns.

Marvivo
Invité
Le post sur le béton polymère(que j’ai volontairement copier coller d’un autre site,et je ne vois pas où est le problème) est fait pour renseigner sur le fait que le béton polymère est composé entre autres ingredients de résine de polyesters qui pourront être issues (dans le futur)de la chimie organique sur la base de polyesters provenant eux même des acides carboxyliques (et alcools)synthétisés avec les grandes quantité de CO₂ stockés. Mais enfin,comme j’ai un peu l’impression que vous vous en foutez et que vous devez probablement survoler superficiellement mes posts vu vos remarques peu constructives;vous n’avez d’ailleurs probablement pas… Lire plus »
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