L’Arctique, révélateur du climat futur

L’Arctique et les régions d’extrême nord portent de nets témoignages des effets du changement climatique des derniers millénaires. Il y a aujourd’hui des évidences des nombreuses mutations en cours, provoquées par la pression humaine et le réchauffement global.

En effet, les prévisions indiquent que l’Arctique est destiné à se réchauffer, et ce plus rapidement que n’importe quel autre endroit de la Terre.

C’est sur ces thèmes d’actualité que le workshop " Le système Terre et les observations par satellite des hautes latitudes nord " (Coupling Earth System Models and Earth Observation for the Northen High Latitudes) s’est tenu du 10 au 12 septembre 2007, à l’ESRIN, ESA (Frascati).

Ce workshop est organisé en association avec AIMES (Analysis, Integration, and Modelling of the Earth System), société étudiant l’impact de l’activité humaine sur les phénomènes physiques, chimiques et biologiques qui définissent la dynamique du système Terre et de leur insertion dans les modèles climatiques .

L’Arctique et les zones de hautes latitudes sont des régions d’une importance fondamentale pour anticiper le futur climatique de la planète. Les liens entre les zones de hautes latitudes et le système Terre dans son ensemble sont en fait très étroits, tant pour les échanges d’énergie, que pour les changements hydriques, ou encore pour les cycles bio géochimiques (cycles dans lesquels sont impliqués plusieurs éléments chimiques, à l’intérieur d’un écosystème, biosphère comprise).

Il suffit de penser qu’à cause du réchauffement global, la surface occupée par la glace et la neige se réduit. Ceci détermine la diminution de l’albedo (pouvoir réfléchissant) de la surface libérée par les glaces. Absorbant plus de lumière solaire, la surface se réchauffe majoritairement, réduisant fonte de glace et neige.

De la même manière, le réchauffement global rend vulnérable les milieux humides, comme les tourbières, dans lesquels s’accumulent de grandes quantités d’anhydride carbonique. Si ces zones diminuent, le CO2 s’évapore et augmente sa concentration atmosphérique avec comme conséquence une augmentation de l’effet de serre et donc du réchauffement de la planète.

Le workshop devance de quelques mois le lancement de GOCE, le premier des satellites du groupe Earth Explorers, partie du programme Living Planet de l’ESA. GOCE, qui est arrivé ces derniers jours au sein de l’ESTEC, Centre technologique de l’ESA à Noordwijk (Hollande), pour une série de tests, est dédié à l’étude du champ gravitationnel terrestre et contribuera à l’approfondissement des connaissances sur la circulation océanique.

En 2008, ce sera le tour du satellite SMOS, prévu pour l’étude du cycle de l’eau et de la salinité des océans, pendant que seront lancés ADM-Aeolus pour l’étude des vents à l’échelle globale, CryoSat-2 pour la mesure précise de l’épaisseur des glaces et sa variation , Swarm, un constellation de satellites pour l’étude des champs magnétiques terrestres et EarthCare, pour l’observation des nuages et aérosols.

[src: BE Italie numéro 58 (5/10/2007) – France / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51327.htm]

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Gilles Monette
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