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L’avenir de l’éolien en France en sursis à cause des tarifs d’achat

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La Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a indiqué jeudi que le tarif d’obligation d’achat de l’éolien constituait une aide d’Etat, relançant de fait la procédure en cours du Conseil d’Etat en France.

En effet, le Conseil d’Etat n’attendait plus que cette réponse pour se prononcer sur le devenir du tarif de l’éolien, il en avait déjà validé le fond, restait maintenant la forme.

La Fédération nationale, l’association Vent De Colère et 11 autres requérants ont saisi le Conseil d’État, considérant que le mécanisme de financement de l’achat de l’électricité produite par éolienne, mis en place par la législation française modifiée, constitue une aide d’État au sens du droit de l’Union Européenne. Ils demandent par conséquent, devant la juridiction nationale, l’annulation de la réglementation ministérielle de 2008 fixant les conditions d’achat de l’électricité éolienne.

Selon le droit de l’Union, tel qu’interprété par la Cour de justice, une mesure constitue une « aide d’État » si 4 conditions cumulatives sont réunies :

1- Il doit s’agir d’une intervention de l’État ou au moyen de ressources d’État,
2- Cette intervention doit être susceptible d’affecter les échanges entre les États membres,
3- Elle doit accorder un avantage à son bénéficiaire,
4- Elle doit fausser ou menacer de fausser la concurrence.

Selon le Conseil d’État français, l’achat de l’électricité produite par les installations utilisant l’énergie du vent à un prix supérieur à sa valeur de marché constitue un avantage susceptible d’affecter les échanges entre États membres et d’avoir une incidence sur la concurrence. Il demande à la Cour de justice si le nouveau mécanisme de financement mis en place par la législation française doit être considéré comme une intervention de l’État ou au moyen de ressources d’État.

Dans son arrêt rendu jeudi, la Cour répond que le nouveau mécanisme de compensation intégrale des surcoûts imposés à des entreprises en raison d’une obligation d’achat de l’électricité d’origine éolienne à un prix supérieur à celui du marché, dont le financement est supporté par tous les consommateurs finals de l’électricité constitue une intervention au moyen de ressources d’État. La qualification définitive de cette mesure en tant qu’ « aide d’État » incombera au Conseil d’État.

La Cour rappelle que, des avantages sont qualifiés d’aides au sens du traité, si d’une part, ils ont été accordés directement ou indirectement au moyen de ressources d’État, et d’autre part, s’ils sont imputables à l’État.

Par ailleurs, le montant de la contribution pesant sur chaque consommateur final d’électricité est fixé annuellement par arrêté ministériel. Or, ainsi que la Cour de justice l’a déjà jugé, des fonds alimentés par des contributions obligatoires imposées par la législation nationale, gérés et répartis conformément à cette législation, peuvent être considérés comme ressources d’État.

Enfin, la Cour de justice rejette la demande de la France de limiter dans le temps (au futur) les effets de son arrêt rendu jeudi.

Les professionnels de la filière réaffirment quant à eux l’urgence de la décision.

France Energie Eolienne demande au Gouvernement français et à la Commission Européenne à agir sans attendre, sous peine de paralyser à nouveau la filière éolienne.

"Une question de pure forme car le niveau même du tarif d’achat n’est pas remis en question" a précisé la FEE. "Au contraire, il est réputé juste par nombre d’observateurs. Mais cette question de forme est pourtant dangereuse pour la profession si elle n’est pas réglée car elle pourrait entraîner l’annulation de l’arrêté tarifaire et donc la disparition momentanée du tarif d’achat."

"La décision de la Cour de Justice de l’Union européenne déclenche le compte à rebours. La décision du Conseil d’Etat ne devrait pas arriver avant deux ou trois mois, la Commission européenne et le Gouvernement doivent utiliser ce délai pour sécuriser la filière", a expliqué Frédéric Lanoë, Président de France Energie Eolienne. "Les 11.000 employés de l’éolien français retiennent leur souffle."

Pour le Syndicat des Energies Renouvelables (SER), si l’annulation de l’arrêté tarifaire éolien – avec un caractère rétroactif, était confirmée, elle générerait de très graves conséquences économiques pour la filière. Le SER demande au Conseil d’Etat à prendre en compte ces conséquences dans son jugement pour permettre la publication d’un nouvel arrêté tarifaire et assurer la continuité du soutien à la filière.

Le Syndicat des énergies renouvelables rappelle par ailleurs que le Conseil d’Etat a le pouvoir de différer les effets de l’annulation, si elle devait avoir lieu, empêchant ainsi qu’elle ait un caractère rétroactif. "Cette annulation différée éviterait de mettre en péril près de 4.000 MW éoliens, représentant 6 milliards d’euros d’investissements et plusieurs milliers d’emplois. Elle permettrait, également, à l’Administration de prendre un nouvel arrêté avec l’accord de la Commission européenne pour ne pas générer de discontinuité dans le dispositif de soutien à la filière" a ajouté le Syndicat du secteur.

"Alors que la filière vit une période extrêmement difficile qui se traduit par un net décrochage par rapport à la trajectoire de développement nécessaire à la transition énergétique, cette décision est de nature à générer un chaos économique si le Conseil d’Etat devait annuler rétroactivement l’arrêté attaqué" ont indiqué pour conclure Jean-Louis BAL et Jean-Baptiste Séjourne, respectivement Président et vice-Président du SER.


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    42 Commentaires sur "L’avenir de l’éolien en France en sursis à cause des tarifs d’achat"

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    raymond9
    Invité

    On rachète le kwh eolin 8,2 cts L’EPR aura un prix du kwh de 10,5cts et léolien serait trop cher? Pendant ce temps les allemands et les danois installe des des milliers d’éoliennes, ils sont bien en Europe? Pendant ce temps la centrale nucléaire du tricatin a une fuite de tritium inexpliquée depuis le mois de juillet… et on n’arrète pas les réacteurs.

    Bachoubouzouc
    Invité
    « On rachète le kwh eolin 8,2 cts L’EPR aura un prix du kwh de 10,5cts et léolien serait trop cher? » Ne faites pas le malin, vous savez pertinemment ce qui se joue ici : On a subventionné l’éolien et le PV (c’est notre droit), mais sans le déclarer comme une aide d’état (ça n’est pas notre droit). Les tarifs actuels seront donc annulés, mais rapidement remplacé par d’autres, qui eux auront été déclarés. Ca n’est qu’un rebondissement administratif qui n’a pas vocation à durer. Et quel rapport avec l’EPR (dont vous citez le tarif anglais, anglais qui sont justement en… Lire plus »
    sansun
    Invité
    Je pense que la CJUE dit à la France de revoir sa copie , l’éolien et le Pv plombe le pays depuis 2005 . Simplement nous n’avons plus les moyens de payer 8.2 ct€ le kWh (plus les subventions accordées ) pour engraisser des sociétés qui ont dèjà trouvées la parade, en construisant des machines de 5 à 8 MW, c’est dèjà fini pour les machines de 1 et 2.5 MW .J’ai un doute sur le chiffre :11000 employés dans la filière éolienne en France ! Il va falloir de toute façon trouver une autre solution pour cette filière ,… Lire plus »
    De passage
    Invité

    Ce n’est pas faute de l’avoir prédit depuis longtemps: Grassement obliger le réseau électrique à acheter 82€ le MWh une électricité aléatoire alors qu’elle ne coûte que 54€ (d’après les chiffres des éolistes) est une insanité économique, un racket d’Etat qui profite certainement à certains planqués n’ayant pas les mains propres concernant l’élaboration de ces lois. Si encore on les avait achetés à 55€ – alors que le prix de gros du courant tourne autour de 50€ – on aurait pu accepter. Et d’une Idole qui s’écroule… La suivante: Bien sûr le PV….

    seb
    Invité
    Comme j’aime vos propos mesurés ! Insanité, racket ! L’énergie n’est pas un bien comme les autres, la façon dont l’électricité est produite n’est pas indiférente ! De plus, comparer le prix de nouvelles installations a celui d’installations amorties comme le parc nucléaire français relève au mieux de l’aveugleument au pire de la manipulation… Vous criez au racket au sujet d’une énergie qui est une des moins chère si l’on s’intéresse aux nouvelles capacités (EPR : 10.5, fioul, gaz encore bien plus, le charbon permet peut être d’être un peu moins cher, mais vous ne voulez pas ça ?). Je… Lire plus »
    Ouapdououap
    Invité
     » On a subventionné l’éolien et le PV (c’est notre droit), mais sans le déclarer comme une aide d’état (ça n’est pas notre droit) ». Tandis que le nucléaire n’a jamais été subventionné, ni par le détournement des programmes militaires des années 60, ni par les sommes pharamineuses consacrées dans les années 70 à construire des cocottes minutes atomiques, ni dans les années 80 en favorisant l’installation de « grilles-pains » pour utiliser cette énérgie -dite- pas chère, ni dans les années 90 en maintenant un tarif artificiellement bas pour interdir le développement de toute autre forme d’énergie, ni dans les années 2000… Lire plus »
    dede29
    Invité

    c’est que ces questions juridiques n’aient pas été traitées correctement avant de lancer des mesures concretes . Est-ce de la précipitation ou de l’incompétence ?

    Louise22
    Invité

    Et les Allemands nous envoient leur pollution, ils recrachent de plus de plus de CO2 avec leurs centrales à charbon (indispensables quand il n’y a pas de vent). Que font les écolos ?

    Bachoubouzouc
    Invité
    « Tandis que le nucléaire n’a jamais été subventionné, ni par le détournement des programmes militaires des années 60, ni par les sommes pharamineuses consacrées dans les années 70 à construire des cocottes minutes atomiques » Bonjour, Nième militant venu recracher son catéchisme écolo sur Enerzine. Autant les premiers réacteurs (UNGG) servaient en partie à produire du plutonium militaire, autant le parc construit dans les années 70 a été financé à 50% par EDF en autofinancement, 42% par endettement d’EDF, et 8% par des dotations en capital de l’Etat (pour lesquelles l’Etat était rémunéré par EDF) : La croyance comme quoi c’est… Lire plus »
    Samivel51
    Invité

    L’UE ne dit pas que c’est trop cher, elle dit simplement qu’on n’a pas suivi la procedure administrative prevue pour declarer ce tarif de rachat.

    Bachoubouzouc
    Invité

    … Les EPR anglais têtes de série seront à 109€/MWh en comptant une marge d’environ 10%. On retrouve alors des chiffres en cohérence avec ceux pour FLA3, la différence provenant de différences de site, qui nécessitent en Angleterre des travaux supplémentaires, et surtout de réglementations, qui oblige EDF à réaliser des travaux d’adaptation.

    Bruno lalouette
    Invité
    Oui c’est fatiguant de voir à longueur de temps les partisans des différentes sectes s’affronter dans des débats stériles qui ne ménent nulle part… Dans les deux cas ce sont des énergies centralisées et financées avec notre pognon, dans les deux cas elles sont, et resteront toujours plus cher que l’énergie locale qui n’a pas voyagé et qui se passe d’intermédiaires! 25% de l’énergie consommée en France est électrique, dont 20% de nucléaire, et 68% de cette électricité est consommée par le résidentiel/tertiaire! Donc, fin de toutes subvantions et de tous tarifs réglementés, plus interdiction du chauffage électrique, gaz, fioul!… Lire plus »
    Lord predator
    Invité

    (…) si l’annulation de l’arrêté tarifaire éolien – avec un caractère rétroactif, était confirmée (…) La Rétro-activités est formellement interdit par la Constitution pour toutes discipline, lois ou réglements de par son caractére injuste. Là je piges vraiment pas … Cordialement,

    Lord predator
    Invité

    (…) si l’annulation de l’arrêté tarifaire éolien – avec un caractère rétroactif, était confirmée (…) La Rétro-activités est formellement interdit par la Constitution pour toutes discipline, lois ou réglements de par son caractére injuste. Là je piges vraiment pas … Cordialement,

    Charles pike
    Invité
    Cher Jean-Louis, tu dois dire que ce n’est pas le montant à payer en final qui est en jeu. 82 €/MWh, c’est un très bon prix. En Belgique, avec le certificat vert, on en est à 105 €/MWh pour des mauvais motifs. Ce qui est en cause, c’est le monopole EDF de fait : qui va osé fourguer du courant vert dans sa livraison au client, si c’est pour donner une com’ à EDF? De même, cela pénalise l’autoproduction (behind the meter) si du courant vert autoproduit, n’est pas subventionné, alors que s’il est envoyé sur le réseau (et ses… Lire plus »
    fredo
    Invité

    perso j’apprécie moyen la tonalité haineuse de vos post mais bon…. plus factuellement, la prochaine victime de cette décision va être le nucléaire, avec l’annulation du tarif d’achat sur 35 ans pour les 2 centrales en projet au Royaume Uni. l’arroseur arrosé, sans rancune…

    fredo
    Invité
    « En revanche, vous, vous êtes capable de me dire le coût des ENR, une fois qu’on y a intégré le coût de l’intermittence ? » Le besoin de stockage pour pallier l’intermittence est un MYTHE puisque le nucléaire fait déjà en France du suivi de charge quotidien sur le niveau prévisionnel de puissance de base, comme sur les réglages de fréquences primaires et secondaires en cours de journée. C’est même une nécessité compte tenu de sa part de 75%+ dans la production d’électricité. Le nucléaire peut donc très bien produire en complément des ENR. « Certaines unités en France ont été conçues… Lire plus »
    Bachoubouzouc
    Invité
    « Dans les deux cas ce sont des énergies centralisées et financées avec notre pognon, dans les deux cas elles sont, et resteront toujours plus cher que l’énergie locale qui n’a pas voyagé et qui se passe d’intermédiaires! » Les idioties que l’idéologie ne fait pas dire… Les produits centralisés sont TOUJOURS moins chers que les produits décentralisés, malgré les intermédiaires et les circuits de distribution, tout simplement grâce aux économies d’échelle ! A votre avis, ça vous ferait économiser de l’argent de produire entièrement vous-même votre nourriture ? Cultiver la terre, chasser, y passer tout votre temps au lieu de travailler,… Lire plus »
    Temb
    Invité

    « Décidemment, l’idéologie abrutit vraiment les peuples ! » Quelle idéologie?

    Grizzly
    Invité

    Vous parlez de partisans des différentes sectes qui s’affrontent dans des débats stériles qui ne ménent nulle part… Cela vous va très mal à vous,qui faites partie d’une grotesque secte antinucléaire,anti centralisation et pseudo-écolo,tout ce qu’il y a de plus primaire et caricaturale. Vous êtes un concentré de délire et d’incompétence dans toute son horreur et vous prétendez interdire ou imposer ce qui vous plait à vous? Imposer à tout le monde vos absurdes délires ? Votre place est dans un asile de fou,sous camisole chimique et nulle part ailleurs! Pauvre type!

    s4m
    Invité

    Oui, les centrales peuvent faire du suivi de charge mais l’investissement initial que représente une centrale, il est économiquement bien plus avantageux de la faire tourner à 100%PN dès que possible ! Par ailleurs, le combustible n’apprécie pas vraiment les variations violentes et fréquentes de charge.

    Bachoubouzouc
    Invité

    « Le besoin de stockage pour pallier l’intermittence est un MYTHE » D’une part je suis heureux qu’enfin un « écolo » admette que le nucléaire puisse faire du suivi de charge (jusqu’à présent, beaucoup à commencer par Chelya le niaient et mettaient nucléaire et ENR dos à dos vis à vis du besoin d’hydraulique…). D’autre part je n’ai pas parlé du coût de stockage, j’ai parlé du coût d’intermittence : Le coût de devoir entretenir plus de moyens de production pour un même nombre de kWh avec les ENR.

    gaga42
    Invité

    « Le nucléaire peut donc très bien produire en complément des ENR ! »: si je comprend bien, quand il y a du vent ou du soleil, on ralentit les centrales nucléaires pour que « ça profite » aux exploitants éolien et PV? Super interessant quand on sait que le coût marginal du MWh nucléaire est extrèmement faible… C’est vous qui gérez l’argent du ménage?

    Bruno lalouette
    Invité

    Je suis certain de mon fait, une production hydraulique, même petite, et consommée en locale (donc petite), sera toujours moins cher que tous vos EPR et éoliennes! Sécurité, intermitences, transports, pertes, déchets, investissements… C’est juste logique! Si il y a des pros de l’hydraulique, merci d’étayer mon propos

    fredo
    Invité
    « si je comprend bien, quand il y a du vent ou du soleil, on ralentit les centrales nucléaires pour que « ça profite » aux exploitants éolien et PV? » en présence d’obligation d’achat, le problème de la priorité d’injection est règlé. après, sans obligation d’achat, si le coût de production d’ENR type éolien ou PV est compatible avec le prix du marché, trouve preneur et est compétitif, pourquoi n’aurait-il pas droit d’alimenter le réseau? pour votre info, le coût marginal est encore plus faible pour les ENR que pour le nucléaire, alors renseignez-vous et trouvez un autre argument Au fait, merci d’éviter… Lire plus »
    Dan1
    Invité

    Le coût marginal du nucléaire c’est à peu près 10 euros/MWh et c’est le prix de départ des enchères. Bon, mais si on peut acheter à 82 Euros… on va quand même pas se priver Euh, finalement si on va se priver si on peut acheter à 450 Euros les MWh de photovoltaïque. Décidément la concurrence est de plus en plus rude dans l’Arenh de l’énergie. Oups, je ne sais plus écrire arêne maintenant !

    fredo
    Invité

    vous mélangez coût de l’obligation d’achat et structure du coût de production (répartition entre coût variable et coûts fixes, il ne vous aura pas échappé que le combustible pour l’éolien et le pv a un coût négligeable). par ailleurs, sur l’aspect prix de marché, si les marchés allemands de l’énergie sont confrontés pendant plusieurs heures à des tarifs d’électricité négatifs dus à l’afflux d’électricité venant de l’éolien ou du pv, c’est aussi parce que les autres moyens de production ne modulent pas !Le pv et l’éolien ne suffisent pas à eux seuls à produire toute l’électricité allemande !

    fredo
    Invité

    vous mélangez coût de l’obligation d’achat et structure du coût de production (répartition entre coût variable et coûts fixes, il ne vous aura pas échappé que le combustible pour l’éolien et le pv a un coût négligeable). par ailleurs, sur l’aspect prix de marché, si les marchés allemands de l’énergie sont confrontés pendant plusieurs heures à des tarifs d’électricité négatifs dus à l’afflux d’électricité venant de l’éolien ou du pv, c’est aussi parce que les autres moyens de production ne modulent pas !Le pv et l’éolien ne suffisent pas à eux seuls à produire toute l’électricité allemande !

    fredo
    Invité
    « D’autre part je n’ai pas parlé du coût de stockage, j’ai parlé du coût d’intermittence » je suis heureux qu’un « pronuc » reconnaisse qu’il n’y a pas techniquement de nécessité à créer des moyens de stockage pour les ENR élec intermittentes, contrairement à ce que Mme Lauvergeon et Mr Mestralet dans leur grande bienveillance ont pu affirmé récemment. Mais plus c’est gros plus ça passe !!! après pour revenir à votre question du coût, la réponse est évidement complexe et doit prendre en compte le long terme, objet de la ppi à venir. Disons simplement que si la plupart des centrales nucléaires… Lire plus »
    gaga42
    Invité

    Bien sur, le coût marginal de l’éolien est nul… mais ça reste une production intermittente, contrairement au nuke: l’éolien a besoin du nuke (ou de toute autre production de fond), le nuke peut se passer de l’éolien. Et félicitations pour votre sens de l’humour …

    Tech
    Invité
    lesp ro nuke gonflent avec l’intermittence, l’intermittence ça se gère et ce n’est pas parcequ’il ne le comprennent pas que cela n’existe pas quand une centrale nuke s’arrête, c’est 1GW d’un coup en moins sur le réseau! c’est pas une éolienne à quelques megas! et c’est arrivé récemment. je n’ai pas vérifié si les groupes ont pris le relais un instant il faut donc prévoir des centrales pour remplacer des centrales en panne ou en révision et dans ce cas, le prix il augmente! arrêtez donc votre char avec l’intermittence une bonne fois pour toute ok j’y vais un peu… Lire plus »
    Bachoubouzouc
    Invité

    « Je suis certain de mon fait, une production hydraulique, même petite, et consommée en locale (donc petite), sera toujours moins cher que tous vos EPR et éoliennes!  » En effet, mais uniquement parce que la technologie hydraulique est moins chère que la technologie nucléaire ou éolienne. Et là aussi, la grande hydraulique bien centralisée sera toujours moins chère que la petite.

    Bachoubouzouc
    Invité

    « je suis heureux qu’un « pronuc » reconnaisse qu’il n’y a pas techniquement de nécessité à créer des moyens de stockage pour les ENR élec intermittentes, contrairement à ce que Mme Lauvergeon et Mr Mestralet dans leur grande bienveillance ont pu affirmé récemment. Mais plus c’est gros plus ça passe !!! » Il n’y en a évidemment pas besoin aujourd’hui en France (et ce n’était certainement pas le propos de MM. LAUVERGEON ou MESTRALET), où les niveaux d’ENR sont très faibles. Mais leur propos (et le mien) est qu’il y en aura besoin à l’avenir aux niveaux de production que souhaitent « les écolos ».

    Bachoubouzouc
    Invité
    « quand une centrale nuke s’arrête, c’est 1GW d’un coup en moins sur le réseau! c’est pas une éolienne à quelques megas! et c’est arrivé récemment. je n’ai pas vérifié si les groupes ont pris le relais un instant il faut donc prévoir des centrales pour remplacer des centrales en panne ou en révision et dans ce cas, le prix il augmente! arrêtez donc votre char avec l’intermittence une bonne fois pour toute » Quand une centrale nucléaire s’arrête, c’est généralement du à un problème interne sans influence sur les autres. Elle s’arrête donc généralement seule. C’est pour cela que RTE prévoit… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité
    « quand une centrale nuke s’arrête, c’est 1GW d’un coup en moins sur le réseau!  » Qu’elle soit nuke ou pas, effectivement ça se gère assez facilement et depuis quelques decennies, je parle de l’europe. Mais du PV ou de l’éolien allemand, ce n’est pas 1GW, mais souvent entre 10 et 20 qui peuvent disparaitre en quelques heures ( tous les jours ensoleillés pour le PV). Alors certes c’est relativement et de mieux en mieux prévisible, mais ça n’a juste rien à voir. 1000MW qui déclenchent dans la seconde, ça se voit à peine, 20GW d’éolien qui « s’éteignent » en quelques heures… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    La concommitance ma réponse et cellede Bachou ne résultent que d’une pure coincidence!

    Bruno lalouette
    Invité

    Sachant que le tertiaire représente 68% de la consommation d’électricité, mettez des roues à aubes là où c’est possible, idem pour le turbinage des eaux potables, + des led, et complétez par du solaire thermique pour le chauffage, et vous supprimez les 2/3 des réacteurs!

    Berezina
    Invité

    Avec les nouveaux panneaux solaires a 100% de rendement qui arrivent sur le marché plus vite que prévu nous aurons enfin l’énérgie libre et gratuite promise par Mr Tesla contemporain de Enstein et prix Nobel au début des années 20 Promesse tenue, prophétie réalisée … mais d’une autre façon

    Bruno lalouette
    Invité

    Un peu court votre argumentaire, le mien fait 3mn09 à 25 images seconde, et une image vaut plus que 1000 mots… Il serait bon d’ailleurs que tous ceux qui pour faire leur plan de carrière sur 40 ans, engagent la France dans des délires technocratiques pharaoniques grâce à l’argent des français, connaissent un minima la France…

    Sicetaitsimple
    Invité

    Si votre objectif était de prouver que la micro-hydraulique « roue à aube » ne peut rien représenter de significatif en volume, vous ne pouviez pas mieux choisir que cette video! C’est très joli par ailleurs.

    Nicias
    Invité

    On a les réaction de FEE et du SER mais pas celle deeVent de colère. Voici donc le CP de Vent de colère. Ainsi que celui de la cour européènne de justice:

    Bruno lalouette
    Invité
    Les besoins des particuliers en électricité ne sont pas énorme, surtout en interdisant le chauffage électrique et en rendant les led obligatoires. Pour ces raisons les roues à aubes pourraient parfaitement convenir à de petites villes, je ne sais pas où se trouve la limite. Rappel, l’habitat et le tertaire consomment 68% de l’électricité en France, mettrent des bureaux alimentés par des roues à aubes dans des petites villes, c’est supprimer la demande en électricité nucléaire, les salariés du jour, résidents du soir, s’éclaireront aussi avec les mêmes roues à aubes, en local et pour moins cher, si il y… Lire plus »
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