Le budget énergétique des ménages au niveau de 1974

Selon les résultats d’une étude de l’Insee, "la part de budget que les ménages français ont consacré à leurs dépenses d’énergie en 2006 est proche de celle qui prévalait avant le premier choc pétrolier de 1974."

La part des dépenses énergétiques dans le budget des ménages a gagné 0,5 points depuis 2002 : elle atteignait en 2006 7,3% des dépenses générales, contre 6,8% en 1960. 

En 2006, les français ont consacré 72,3 milliards d’euros en énergie, dont la moitié pour le carburant, et l’autre moitié pour un usage domestique.

 

Dépenses en produits de l’énergie et en carburants : coefficients budgétaires

(src : Comptes nationaux, base 2000, Insee)Dépenses en produits de l'énergie et en carburants : coefficients budgétaires

 

Usage domestique

Cet usage domestique provient principalement de l’électricité (48% des dépenses), mais également du gaz naturel (22,6%), qui devient la première source de chauffage en France. Les combustibles liquides issus du pétrole représentent 23,1%.

L’eau chaude et la vapeur d’eau utilisée pour le chauffage urbain ne représentent qu’une part marginale de ces dépenses (4,1%), de même que la combustion du bois ou du charbon (2,2%).

Au total, 37,3 milliards ont été dépensés pour un usage domestique, soit 590 euros en moyenne par habitant sur l’année 2006.

C’est le chauffage qui occupe toujours le premier poste des dépenses énergétique domestiques (71% en quantité) : En 2006, 21,2 milliards d’euros y ont été consacrés, en hausse modérée depuis 1973 (+1% par an en moyenne).

L’éclairage et la consommation des appareils électroménagers représentent 13% des dépenses d’énergie domestique, l’eau chaude 10%, le reste étant consacré à la cuisson des aliments.

Carburant

Le budget consacré au carburant continue d’augmenter, tiré par la hausse des cours du brut. En 2006, les français ont dépensé 35 milliards d’euros en carburants et lubrifiants, soit 550 euros par habitant en moyenne. Ces dépenses représentent 3,5% des budgets, contre 3,1% en 1960.

L’Insee note que la hausse des prix a été particulièrement vive entre 2003 et 2006 (+7,3% par an en moyenne), induisant une baisse des volumes consommés :

"De 1960 à 1989, les dépenses de consommation de carburants ont progressé de 5,4 % par an en moyenne à prix constants. Depuis lors, elles stagnent et diminuent même depuis 2002 en raison des fortes hausses de prix. Les volumes sont en effet très sensibles aux prix : une hausse de 1 % du prix relatif des carburants induit une baisse des volumes d’achats de l’ordre de 0,4 % (autrement dit une « élasticité – prix » évaluée à – 0,4).", explique l’Institut.

 

 

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