Le canadien Pond Biofuels s’attaque à la capture du CO2

La société canadienne Pond Biofuels travaille en ce moment sur un nouveau système de haute technologie d’absorption du CO2 chez St. Marys Cement (cimenterie) qui permettra de purifier l’air que nous respirons.

Ce nouveau système a pour objectif de réduire les gaz à effet de serre en absorbant les émissions polluantes des cheminées industrielles pour cultiver des algues qui pourront servir à la production de carburant, avant d’être converties en biodiesel et en bioplastique ou agir comme substitut renouvelable au charbon.

D’après Pond Biofuels, 1 tonne d’algues est en mesure de produire plus de 100 litres de biodiesel, tandis que la biomasse résiduelle pourra être utilisée comme un substitut renouvelable au charbon.

Les plantes et les algues absorbent le dioxyde de carbone de l’atmosphère par le processus bien connu de la photosynthèse, qui utilise l’énergie de la lumière pour produire des composés organiques, principalement la cellulose, les lipides et différentes protéines.

Les algues ont besoin de la lumière directe du soleil qui en combinant l’eau et le dioxyde de carbone (CO2 ) permettent de réaliser la photosynthèse. Afin d’optimiser à la fois la quantité d’énergie stockée disponibles dans les algues et augmenter leur croissance, une grande quantité de CO2 est absolument nécessaire. Les concentrations atmosphériques de CO2 sont d’environ 0,036%. Les gaz rejetés par l’industrie lourde comprennent environ 10 à 20 % de CO2 en volume. Aussi, toutes les industries qui utilisent du combustible fossile pour produire de l’énergie demeurent des sources potentielles pour cette technologie.

La société envisage de passer à une installation complète à St. Marys d’ici 2014.

Le canadien Pond Biofuels s'attaque à la capture de CO2

"Résoudre le problème des émissions industrielles exige que l’industrie, le gouvernement, la technologie et le capital œuvrent de concert. C’est le cas ici avec Pond Biofuels qui fournit la technologie, St. Marys qui agit comme partenaire de la commercialisation, les investisseurs providentiels du Biomaterials Investment Group et le soutien de la province de l’Ontario. À l’avenir, la technologie faite en Ontario de Pond pourra servir à d’autres industries essentielles, comme l’acier, la production d’énergie électrique et l’extraction des ressources", a indiqué Steve Martin, PDG de Pond Biofuels.

"Ce partenariat entre St. Marys Cement et Pond Biofuels, rendu possible grâce au soutien du gouvernement de l’Ontario, renforce l’engagement de St. Marys Cement de produire les matériaux de construction les plus durables qui soient. Avec notre objectif de fabriquer du ciment à émission presque nulle et d’avoir une flotte de distribution au biocarburant, les projets d’énergie, les édifices, les maisons et les autoroutes verts les plus durables de demain seront bientôt une réalité", a déclaré Martin Vroegh, Responsable de l’environnement chez St Marys Cement.

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2 Commentaires sur "Le canadien Pond Biofuels s’attaque à la capture du CO2"

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michel123
Invité

Mais cela reste moins efficace que l’enfouissement géologique car ce co2 sera certes brulé deux fois mais in fine il terminera dans l’atmosphère aprés avoir été brulé comme biocarburant.

Pastilleverte
Invité

“Purifier l’air” ? à cause du CO2, ce gaz incolore onodore (et sans saveur), et totalement iniffensif aux taux de concentration actuels, qui pplus est aliment indispensable de nos amies les plantes ? Bon une fois que j’ai dit ça, je préfère mille fois qu’on utilise le CO2 “capturé” (condamné ?) pour fabriquer des “bio” carburants, que de l’enfouir (au cachot ?).

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