Le Cloud Computing consommerait moins d’énergie que prévu

Les chiffres de la consommation énergétique du Cloud sont assez largement inférieurs aux prévisions. En cause : la crise, ainsi que l’optimisation des centres de données, dont le fonctionnement requiert moins d’électricité qu’auparavant.

Le Cloud est un procédé gourmand en énergie. Faire fonctionner les centres de données qui servent à héberger ces nouvelles applications consomme en effet une grande quantité d’électricité. Toutefois, d’après une étude menée par Jonathan G. Koomey, professeur à l’université de Stanford, cette consommation est aujourd’hui moins élevée que ce qui était prévu il y 5 ans. Ainsi l’Agence pour la protection de l’environnement prévoyait un doublement de l’énergie consommée par ce secteur. Or, la croissance effective n’a été «que» de 56% depuis 2005.

Un constat, deux explications

Première responsable de ce résultat : la crise économique. Comme le souligne l’auteur de l’étude, « cette baisse est en partie imputable à la récession ». Mais celui-ci nuance immédiatement son propos : «ce qui a réellement changé la donne, ce sont les évolutions dans la façon de concevoir et de gérer les centres de données. La consommation de ceux-ci est en effet bien moindre que ce à quoi l’on pouvait s’attendre». Il est toutefois impossible de délimiter clairement l’impact de l’un et l’autre phénomène. Au final, cette baisse risque de toute façon de n’être que temporaire. L’expansion du marché, et les nouveaux usages du Cloud (achats en ligne, musique…) requièrent en effet de plus en plus de capacité de stockage, et entraînent logiquement une hausse du besoin en énergie.

La stratégie Google : un exemple à suivre ?

Pour limiter cette augmentation, l’étude s’intéresse au modèle adopté par Google. En effet, étant donné le type d’activités et la taille de l’entreprise, sa consommation d’énergie destinée au Cloud devrait atteindre des proportions conséquentes. Pourtant, il n’en est rien : Google ne représenterait que 1% du total mondial d’énergie consommée par les centres de données. Cela confirmerait l’idée selon laquelle Google serait plus efficace que le reste du marché du Cloud, énergétiquement parlant. Au final, il serait donc plus profitable de favoriser l’installation de centre de données adaptés selon les tâches requises (comme le fait Google) plutôt que de recourir à un équipement standardisé.

 

Pour allez plus loin, vous pouvez consulter l’étude .PDF en question (8 mo – en anglais) hébergée sur Enerzine.com, en cliquant sur ce lien >>> ICI

[ Source : Atelier – BNP Paribas ]

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6 Commentaires sur "Le Cloud Computing consommerait moins d’énergie que prévu"

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Lionel_fr
Invité
La consommation électrique du parc informatique est aussi anti-linéaire qu’on peut l’être. Google chrome entre dans sa phase de déploiement du modèle native-client qui fait remonter le C/C++ jusqu’au client protégé par un “bac à sable”. Le procédé se substitue à HTML5 + Javastript avec un gain de performances potentiel facteur 10 ! Apple a fait la même chose avec ObjectiveC , seule plateforme de dev autorisée sur ses plateformes mobiles. Ce faisant, on quitte la logique de l’empilement des couches pour revenir au C fondamental ce qui constitue une rupture très forte par rapport aux “croyances païennes” des années… Lire plus »
deniso
Invité

Certes l’augmentation est moins forte que prévue mais la consommation énergétique des data centers est amenée à exploser dans les années à venir, il ne peut en être autrement. Maintenant il faut se poser la question sur comment maîtriser cette explosion ? Avec des solutions éprouvées dans l’industrie () ?

Lionel_fr
Invité
je ne pense pas que la consommation doive nécessairement exploser : un exemple : le pear 2 pear , protocole injustement associé à la déconfiture des auteurs sur internet. Or le P2P n’a rien à voir avec les auteurs, c’est un peu l’aboutissement d’IP puisque il utilise chaque client comme un cache pour les autres clients.. il évite une montagne de serveurs qui envoient exactement les mêmes données à des millions d’éxemplaires – comme c’est la cas sur Youtube ou Dailymotion. Il est éviedent que si le datacenter se contentait d’envoyer une seule copie par noeud de réseau et que… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
Il me semble que les premiers grands portails comme Yahoo et Google ont utilisé leur consommation electrique comme un avantage concurrentiel. La concurrence étant plus économe a limité ses datacenters, c’est le cas en France ou les portails ont été des echecs fracassants parce qu’ils limitaient leur service à ce qui était économiquement viable Aujourd’hui on assiste au mouvement inverse ou des costructeurs comme Apple utilisent une architecture économe en énergie comme un avantage concurrentiel , la concurrence empétrée dans les architectures couteuses en perf et en énergie ne parvient pas à tirer autant parti du hardware qu’un iPhone qio… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
Encore un exemple de ce qu’il faut faire : Ce n’est qu’un exemple parmi des millions .. Une nouvelle famille de bases de données nommées “NoSql” s’est développée récemment. Elle permet notamment aux réseaux sociaux de gérer des tables ENORMES de plusieurs centaines de milliards de lignes. Si on accepte qu’un simple “select *” peut devenir très couteux de façon complètement invisible – car il s’alourdit à mesure que la table grandit. Vous imaginez les milliards de lignes de code à revoir pour que l’internet arrète de consommer 100 fois plus d’énergie que necessaire… Si on fait un bilan rapide… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
Quelqu’un dans un autre topic me dit omniscient , ça me motive pour revenir à la situation de mon premier post : une majorité écrasante (90%?) de serveurs passe ses journées à faire tourner du PHP. Dans le cas d’Ovh, les serveurs mysql sont mutualisés sur des machines distinctes des serveurs Apache. Une page web standard va faire .. allez, une 15aine de requètes pour se construire dynamiquement au moment précis ou l’internaute clique Auparavant, le code PHP aura été parsé, les #includes inconditionnels auront été inclus au niveau source (PHP permet de faire des inclusions dans des IF) Le… Lire plus »
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