Le CO2, facteur clé du climat terrestre

De tous les gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère, le dioxyde de carbone est celui qui a le plus d’influence sur le climat de la Terre indiquent des chercheurs.

Bien que l’effet de serre dû au gaz carbonique soit connu depuis plus d’un siècle, son rôle déterminant dans le réchauffement climatique n’est pas encore reconnu par tous.

La vapeur d’eau, par exemple, est un puissant gaz à effet de serre encore plus abondant dans l’atmosphère. Mais elle se condense et tombe de l’atmosphère, jouant ainsi un rôle différent du dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre ne se condensant pas tels que l’ozone, le méthane et les chlorofluorocarbones. Andrew Lacis et ses collègues de la NASA Goddard Institute ont mené une série d’expériences de modélisations climatiques dans lesquelles la composition des divers gaz à effet de serre était modifiée pour illustrer leur rôle dans la température de l’air.

Les résultats confirment que le dioxyde de carbone est le plus influent des gaz à effet de serre et que son abondance détermine combien de vapeur d’eau contient l’atmosphère. Sans gaz carbonique, la Terre serait gelée rapportent les chercheurs, mais son augmentation croissante dans l’atmosphère est aussi préoccupante. Et ils précisent que « ceci fait que la réduction et de la maîtrise du CO2 atmosphérique est un enjeu important et urgent qui mérite toute notre attention ».

« Atmospheric CO2: The Major Control Knob Governing Earth’s Temperature » par A.A. Lacis, G.A. Schmidt, D. Rind, R.A. Ruedy du NASA Goddard Institute for Space Studies à New York, NY.

[ Photo satellite : fumée d’une forêt en feu – EUMETSAT ]

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4 Commentaires sur "Le CO2, facteur clé du climat terrestre"

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marcob12
Invité
Rien de nouveau pour la science récente (dans les années 70 on parlait bien plus du refroidissement en dépit des quantités de CO2 rejetées depuis le début de la révolution industrielle, avec une courbe de forçage radiatif logarythmique). La meilleure critique de ce papier (que j’ai lue) est celle de Roy Spencer qui doit s’y connaître un peu (comme Lindzen). Si d’aventure “Pamina” me lit il aura vu que le webmaster du site “pensée unique” a quelques références en matière scientifique et que les documents qu’il produit sont du domaine du débat scientifique et pas de l’intime conviction personnelle. Il… Lire plus »
michel123
Invité
La vapeur d’eau est le plus important gaz à effet de serre(80% de l’effet) mais à température constante elle se recondense et arrive à un équilibre. Le CO2 lui augmente mécaniquement la température et ne se recondense pas ce qui entraine son augmentation progressive , augmentation qui mettra plus de 150 ans avant d’amorcer une décrue. L’augmentation de la température augmente mécaniquement la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère ce qui aggrave l’effet de serre . Plus il fait chaud et moins cette vapeur a tendance à retomber sous forme de condensats (pluies) C’est en cela que le co2(et autres… Lire plus »
marcob12
Invité
De mon point de vue il donne un bémol salutaire aux prévisions alarmistes véhiculés par les médias et qui résultent de la combinaison d’une hypothèse encore à démontrer (la grande sensibilité du climat aux GES, il faut alors expliquer le rôle majeur d’un GES minoritaire) et de simulations numériques qui dans l’état actuel de mes connaissances sont de la foutaise. Il a un site grand public en première lecture mais les multiples renvois vers des références plus soutenues peuvent contenter ceux qui veulent plus de grain à moudre et moins de littérature. Comme amoureux de la science depuis le biberon… Lire plus »
Pastilleverte
Invité
@ marcob + 1 déjà rien que des phrases comme : Andrew Lacis et ses collègues de la NASA Goddard Institute ont mené une série d’expériences de modélisations climatiques dans lesquelles la composition des divers gaz à effet de serre était modifiée pour illustrer leur rôle dans la température de l’air. devraient inciter à la prudence. Un modèle reste un modèle, et il suffit de partir d’hypothèses d’effets liés ou de potentiel de “réchauffement”, pour arriver à n’importe quelle conclusion. Quant à la hausse des tempêratures au sol, qui est à peu près nulle (bien que trsè varibale) depuis 11… Lire plus »
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