Le médiateur de l’énergie contesté par les associations

13 associations de consommateurs ont fait part lundi, dans un communiqué commun, de leur réticence vis-à-vis de la nomination début novembre de Denis Merville à la fonction de médiateur de l’énergie.

La loi du 7 décembre 2006 instituait la fonction de médiateur de l’énergie. En vue d’accompagner l’ouverture du marché, il peut être saisi par les consommateurs pour traiter les conflits les opposant aux fournisseurs d’énergie.

Ancien député UMP de Seine-Maritime, M.Merville a été nommé à ce poste pour une durée de 6  ans suite à la démission de son prédécesseur, Jean-Claude Lenoir.

Les associations de consommateurs dénoncent un manque de concertation concernant cette nomination. Parmi les 13 signataires du communiqué commun figurent notamment les syndicats FO et CFDT, le Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), la confédération nationale du logement, la confédération syndicale des familles ou encore l’organisation générale des consommateurs.

"Le gouvernement a fait un autre choix que celui préconisé par les organisations de consommateurs. [à savoir, Bruno Léchevin, ancien responsable de la fédération CFDT Energie.] Mais personne ne leur a demandé leur avis, alors que leurs mandants sont les premiers concernés." écrivent les associations.

"Cela pose à l’évidence le problème du suivi des avis du Conseil national de la consommation par nos dirigeants politiques, et interroge sur l’intérêt que ceux-ci portent au simple consommateur qui sera la première victime de l’ouverture du marché, avec ses complexités et ses pièges."

Les associations mettent directement en cause les capacités de M.Merville à assurer sa fonction, lui qui serait  "plus axé sur l’environnement et le développement durable" que sur l’énergie, selon les propos de Mme Thiébault, présidente du Cnafal, interrogée par l’AFP.

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