Le Québec créé la 1ère Bourse canadienne du carbone

"En annonçant la création d’un marché du carbone, le Québec envoie un message aux autres gouvernements de s’engager eux aussi dans la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES)", croît savoirDaniel Laplante Président de l’AIEQ.

À partir de 2013, les secteurs les plus polluants, soit les transports, l’industrie et l’immobilier, verront leurs émissions de GES descendre de 20% par rapport à 1990.

Grâce à la création de la première Bourse canadienne du carbone et d’un marché d’échanges de crédits d’émissions, le gouvernement du Québec pourra financer le Fonds vert à même la vente de ces crédits, qui pourrait rapporter plus d’un milliard de dollars entre 2015 et 2020.

Selon Daniel Laplante, l’utilisation massive des énergies fossiles a poussé l’environnement à un point de rupture. "Le réchauffement climatique est bel et bien réel et ses conséquences les plus catastrophiques sont à venir. Depuis quelques années déjà, le Fonds monétaire international (FMI) martèle qu’il s’agirait d’un des plus grands problèmes mondiaux exigeant une action collective."

Malgré une hausse importante des émissions de GES depuis 1990, les gouvernements américain et canadien tardent à mettre en vigueur un plan de réduction des émissions de GES à l’échelle nationale, voire nord-américaine. "Malheureusement, les GES ne connaissent aucune frontière. Avec la menace que font peser les changements climatiques sur l’avenir de l’humanité, le Québec doit proposer des solutions de rechange aux énergies fossiles et mettre à profit ses ressources naturelles, son expertise et ses moyens techniques" ajoute le représentant de l’AIEQ.

Les années à venir seront celles de la nouvelle économie « décarbonisée ».

"Les pays qui effectueront rapidement cette transition vers une économie à faible émission de GES se doteront d’un avantage compétitif certain."

"Le monde entier est à la recherche de solutions à faible émission de GES et le milieu des affaires n’y échappe pas. Le virage se prend à la vitesse grand V. Les gestionnaires industriels savent bien que leur environnement d’affaires est en profonde transformation et que pour demeurer compétitifs, ils doivent investir massivement dans la recherche et le développement de solutions à faible émission de GES. Le secteur de l’automobile peaufine la voiture électrique, celui de l’aérospatiale met au point l’avion écologique, les industries de la construction commerciale et résidentielle développent une expertise dans le bâtiment écologique et dans l’efficacité énergétique, etc. Tous les secteurs d’activités recherchent des solutions afin de réduire l’intensité de leur émission de CO2" précise t’il.

Enfin, un marché du carbone devrait favoriser l’essor des énergies renouvelables. "Et dans cette perspective, l’hydroélectricité québécoise est une solution importante à la réduction des émissions de GES, tant au Québec, au Canada, qu’aux États-Unis" conclut-il.

** AIEQ : Association de l’industrie électrique du Québec

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Cette initiative Québéquoise est à saluer. La mise en place de garde-fous sur le secteur des crédits d’émissions de carbone avec une réutilisation des crédits pour le financement d’un fond vert est une initiative des plus louable. Espérons que cela fonctionne et permette une réduction effective des émissions de carbone. Didier Alma de RSE-pro

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