Le stockage d’énergie par un mélange d’hydrogène et de gaz naturel

Le marché du stockage de l’énergie devrait dépasser les 23 milliards d’euros par an d’ici 2022, d’après un nouveau rapport sur le stockage d’énergie fourni par Navigant Research.

Le groupe énergétique allemand E.ON, a sélectionné à cet effet, le canadien Hydrogenics Corporation, implanté à Mississauga dans la province de l’Ontario (Canada) pour construire, installer et entretenir un démonstrateur d’Énergie-Gaz à Falkenhagen en Allemagne.

Hydrogenics a mis au point une technologie de stockage d’énergie à la fois innovante et rentable, suscitant un intérêt certain : "L’Allemagne dispose d’un énorme surplus d’énergie éolienne et solaire. Nous avons obtenu ce contrat grâce à notre expertise en énergétique hydrogène, notre expérience internationale, mais aussi parce que nous offrons une solution clés en main innovante et très concurrentielle", a expliqué Daryl Wilson, PDG d’Hydrogenics.

L’avancée technologique que représente l’« Énergie-Gaz » permet aux excédents d’énergie éolienne, solaire ou nucléaire d’être convertis en hydrogène, lequel est ensuite injecté dans un pipeline de gaz où il se combine avec le gaz naturel pour produire de l’« hythane ». En fonction des besoins, celui-ci peut ensuite être stocké et distribué à travers des pipelines de gaz naturel. L’hythane bénéficie d’une capacité de stockage 100 fois plus grande que l’air comprimé – l’alternative concurrentielle la plus proche.

Cette technologie possède plusieurs avantages

Elle donne aux exploitants de réseaux la possibilité d’utiliser le réseau de distribution de gaz naturel pour gérer les flux d’énergie, ainsi qu’une conversion d’énergie à double sens. Étant donné qu’il existe déjà une infrastructure de distribution et de stockage, la transmission d’énergie par canalisation de gaz est beaucoup moins coûteuse et permet de compenser le coût des nouvelles normes de transmission. Par ailleurs, l’énergie stockée n’étant pas limitée au site de production, les exploitants de réseaux peuvent plus facilement distribuer l’énergie au moment et au lieu où cela s’avère nécessaire. Enfin, il offre aux exploitants de réseaux un outil de gestion de réseau nettement plus important qu’au travers de moyens classiques.

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23 Commentaires sur "Le stockage d’énergie par un mélange d’hydrogène et de gaz naturel"

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De passage
Invité
“L’hythane bénéficie d’une capacité de stockage 100 fois plus grande que l’air comprimé – l’alternative concurrentielle la plus proche.” On peut remarquer à quelle extrémité sont coïncés ces énergies aléatoire ‘vent et PV): à part hythane, il n’y avait rien de mieux que l’air comprimé, une idée vieille de 150ans émise puis immédiatement abandonnée pour les premiers protos de sous-marins….. Hythane, une solution? * Coût de l’énergie erratique stockée accru de 40% (pertes électrolyse), * à volume identique, H² contient 3 fois moins d’énergie que le gaz naturem méthane. Ce qui veut dire qu’en hiver, quand les pipe-lines d’importation ne… Lire plus »
fredo
Invité

@de passage: voilà un argumentaire comptable qui paraît bien rodé,prêt à l’emploi et singulièrement à charge pour un site en test depuis quelques mois, l’idée même du test est-elle gênante?… Certes l’annonce Hydrogénics est fanfaronne, je vous l’accorde. Mais il s’agit d’une solution qui mérite par son potentiel d’être étudiée ne vous en déplaise. Et une bonne partie de vos variables pourraient être réfutées une par une dans un proche avenir. Autre possibilité qui mérite attention: pourquoi ne pas expérimenter aussi sur un site français au lieu de laisser le champs libre une fois de plus aux allemands?

Sonate
Invité
Premièrement, l’hydrogène n’est pas nécessairement la brique finale de la chaîne. On peut en faire du méthane via le procédé de méthanation de Sabatier. GrDF, GrTF s’y intéressent. Le procédé de conversion de l’électricité en gaz (“power-to-gas”) n’a pas pour finalité de reproduire de l’électricité. Ce n’est pas destiné à du stockage d’électricité, mais à une conversion vers un autre vecteur énergétique : celui du gaz combustible (chauffage) ou carburant (transports). Le but de ces expérimentations est justement de voir si ces installations peuvent fonctionner en absorbant les excédents de productions fluctuantes des EnR météodépendantes et ainsi contribuer à l’équilibre… Lire plus »
Cb
Invité

Oui mais, Le contenu des produits de combustion est moins carboné, d’environ 20%, le rendement moteur augmente de 5%, et de toutes façons l’énergie utilisée pour fabriquée l’hydrogène aurait été perdue (réseau saturé). Nous sommes d’accord que pour réduire les pointes, … il faut travailler sur les économies et l’isolation ! (cf Négawatt) Il faut aussi admettre que le centralisation actuelle disparaitra au profit d’un mix énergétique très varié, dont vous avez cité quelques exemples. Le Brésil, avec la déforestation massive, ne montre rien du tout de soutenable 😉 !

Herve
Invité

Les experimentations sont interessantes mais avant d’en arriver la, l’allemagne a une bien meilleure carte a jouer pour réduire leur probleme du surproduction ENR: développer le chauffage électrique bi energie dans toutes les applications thermiques du gaz, fioul,… Le rendement de conversion Electricité vers gaz économisé est proche de 100% voire supérieur et le cout des résistances électriques est trés raisonnable.

jmdesp
Invité

D’après leur site, il semble probable que c’est le fait que leur électrolyseur alcalin HySTAT-60 de 16 tonnes, est capable de sortir directement de l’hydrogène compressée à 10 bar, un avantage qu’on indique généralement comme limité à la techno PEM. A ce sujet, ils ont un démonstrateur en PEM depuis 2004, qui n’a toujours pas conduit à une solution commerciale. Par contre je demande à voir le coût, ainsi que dans quelle mesure il est capable de fonctionner avec une alimentation en courant variable.

Tech
Invité
le stockage est et sera incontournable, autant démarrer maintenant! tous les stockages ont des avantages et des inconvénients. plus les combustibles fossiles diminuent plus les avantages apparaissent! et la technologie réduit régulièrement les inconvénients! le réseau de GAZ existe, pourquoi ne pas s’en servir! ce sera cela de moins à faire passer dans le réseau électrique! et l’hydrogène a tant d’autres applications! a “de passage”, pourquoi de l’hydrogène issu d’ENR ne pourrait-il pas être ajouté à votre méthane biomasse? et ce mélange utilisé pour recharger des step hydrauliques? oui il y aurait de la perte en ligne, mais quelle serait… Lire plus »
gaga42
Invité

Autre solution, 100% électrique celle-là (horreur!): le stockage de chaleur dans les ballons d’eau chaude des particuliers pendant les heures creuses et sa restitution pendant les pointes. EDF cogite activement sur ce point.

Jyf
Invité

cb a complètement raison: le Brésil ne peut pas être un modéle; la solution ne viendra pas d’une mise à contribution des terres agricoles et de la ressource limitée en eau. Il y a quelques temps, Enerzine a relaté un essai de stockage sous forme d’énergie cinétique à New York. Je trouve le concept séduisant, d’autant plus qu’il est tout à fait adapté à des unités de production de taille moyenne décentralisées. Quelqu’un aurait il des retours d’info sur cet essai?

Bob1
Invité

vous voulez certainement parler des volants d’inertie ? Sur le papier c’est un bon moyen de gérer l’intermittence PV/eolien (au niveau local), mais pour être utilisé en tant que stockage à grande échelle, je doute

Max
Invité

Bonjour, “le stockage de chaleur dans les ballons d’eau chaude des particuliers pendant les heures creuses et sa restitution pendant les pointes. EDF cogite activement sur ce point” De quelle manière comptent ils récupérer cette chaleur?? à moins que ce ne soit une stratégie d’effacement?

Luis
Invité

¤ Une façon inattendue de stocker l’énergie est d’utiliser des wagons chargés de caillous. L’excès d’énergie électrique est absorbé pour remonter les wagons en haut d’une colline. Ensuite, il suffit de laisser redescendre les wagons sur la pente pour restituer l’électricité à partir de l’énergie cinétique. Rendement équivalent à celui d’une STEP (75 à 80%). Expérimentation en cours.

Sicetaitsimple
Invité

Je dois dire que le lien de Luis est marrant, c’est original! Vous dites que c’est en expérimentation?

gaga42
Invité

“De quelle manière comptent ils récupérer cette chaleur?” Ben… en chaleur!, apparemment à l’aide d’aérothermes (échangeurs eau air) qui chauffent la maison. ça ne résoud évidemment pas toutes les demandes de stockages, mais permet d’écréter sérieusement les demandes de chauffage électrique en hiver.

Sicetaitsimple
Invité

icone “supprimer le formatage” dans le cadre de saisie, juste à coté du “A”. Rassurez vous, il a fallu qu’on me le dise aussi!

Lionel_fr
Invité
Wah que de science brute ici..;) En fait , on parle de l’hydrogène dans ces termes car les français expérimentent peu et n’ont même pas installé une station H2 sur le territoire (contre 50 en Allemagne dont 10 contruites par Air Liquide) Résultat , tout le monde rouvre ses vieux grimoires qui datent de la découverte de l’H2 et paf, le coup du vecteur énergétique : ben oui puisque les zeppelin chargés à bloc ne poussent pas sur les arbres , c’est forcément qu’il faut faire des trous dans le sol pour les trouver .. Alors que le butane comme… Lire plus »
Jpm2
Invité

sur le stockage gravitaire par trains, Olivier Danielo a écrit un bon article sur ce sujet tout récemment. C’est sans doute une bonne solution pour faire une STEP…sans eau, en milieu désertique! A mon avis, en France, on a largement de quoi faire des STEP aqueuses, plutôt.

gaga42
Invité

2 réservoirs de la taille d’une piscine olympique (2000 m3), un bon tuyau et une pompe réversible doivent avoir en gros la même capacité de stockage qu’un bon “train”, et semblent effectivement quelque peu plus simples à mettre en oeuvre que le “STEP sec”… à Sicetaitsimple: Merci!

Jpm2
Invité
bonjour gaga 42, il faut faire attention avec les STEP: si on veut avoir une autonomie un peu conséquente, les volumes d’eau à transvaser sont considérables. Par exemple pous stocker un seul kWh (soit 3,6MJ) à 12 ou 20 centimes, selon le pays, il faut déplacer 3,6 tonnes d’eau (donc 3,6 m3) sur un dénivelé de 100 mètres… ou encore 360 L sur un dénivelé de 1000 mètres… ou encore 36m3 sur un dénivelé de 10 mètres! donc 2000 m3 sur 100 mètres de dénivelé, ça représente en gros 500 KWh, 50 à 100 euros de chiffre d’affaire… si on… Lire plus »
gaga42
Invité

Bonjour Jpm2 Nous sommes bien d’accords. Je me suis juste amuser à dimensionner un STEP équivalent à un train de 2000 t, pour une même dénivellée, histoire de montrer que le projet de “train” n’est pas très sérieux.

Sicetaitsimple
Invité

Dites donc, ça va surtout faire de trèe grosse gares en haut et en bas, pour stocker les trains…. J’ai bien une idée… Pourquoi ne pas les charger d’uranium appauvri? Pour la même masse, ça rendrait les trains beaucoup plus compacts!

Alain77
Invité
C’est nul le train d’ailleurs j’avais laissé un commentaire sur l’article d’Objectif Terre . Un funiculaire qui chargerait/ déchargerait en haut et en bas serait peut-être moins pire et encore il reste toujours la pollution visuelle/sonore/les pannes/le coût/le terrasement de la colline et surtout la taille du stockage. En fait en y réflechissant ce matin je me dis que c’est l’idée même de stockage mécanique qui ne sera peut-être jamais au point car effectivement les masses volumiques des solides ne sont pas suffisemment plus élevés que celle de l’eau (x7 pour l’acier (coût?) , x22 pour l’uranium mais bon ….)… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

Bah voilà, toute idée un peu innovante ( l’uranium appauvri dans les wagons) est refoulée. On est bien en France!

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