Le stockage géologique à l’étude en Aveyron

Pour mieux comprendre les risques liés à la gestion des déchets nucléaires de haute activité et à vie longue (HAVL), l’IRSN étudie les propriétés géologiques d’un ancien tunnel ferroviaire, dans le Sud de l’Aveyron.

En France, la responsabilité de concevoir et de réaliser un éventuel stockage géologique est confiée à l’ANDRA. L’IRSN est quant à elle chargée d’évaluer, pour le compte des autorités, la sûreté de futurs projets d’enfouissement.

Dans ce contexte, l’IRSN utilise le tunnel de Tournemire pour acquérir des connaissances spécifiques et développer et maintenir ses compétences. Ce site expérimental est à l’étude depuis près de 20 ans.

Une installation de stockage en couche géologique profonde de déchets HAVL nécessite un effort important de développement des connaissances, souligne l’IRSN. Le concept de sûreté d’un tel stockage repose notamment sur les propriétés de confinement durable des matières radioactives assuré par le milieu géologique, de manière à limiter leur transfert vers les écosystèmes et ainsi prévenir les risques à long terme pour l’homme et l’environnement.

Le tunnel de 1885m est situé en bordure de Massif central, et donne accès à une roche argileuse (argilite), surmontée de 250m de calcaire. Cette formation est proche de celle étudiées sur le site de Bure, en Haute Marne, qui devrait accueillir un site de stockage géologique à partir de 2025.

D’ici là, l’équipe de l’IRSN étudie la roche et son comportement , ainsi que l’eau qu’elle contient. Elle cherche avant tout à comprendre les mécanismes et la vitesse de migration de l’eau, et des substances dissoutes dans les argiles intactes ou perturbées par la réalisation d’ouvrages souterrains (creusement d’une galerie, déssechement de la roche suite à la ventilation naturelle, altérations dûes à la présence de béton et de composés métalliques…)

Depuis 2007, la station expérimentale de Tournemire a été intégrée dans le réseau des centres d’excellence mis en place par l’AIEA, qui met en relation 27 pays membres.

Le détail des recherches menées par l’IRSN sont consultable sur le site de l’Institut

 

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