Le supercalculateur de Total devient l’un des plus performants au monde

Total triple la puissance de calcul de son gigantesque supercalculateur Pangea, conçu pour optimiser la découverte et l’extraction des réserves d’énergie, ce qui en fait l’un des plus puissants supercalculateurs au monde

La production d’énergie viable est dorénavant devenue un défi informatique auquel sont confrontées de plus en plus d’entreprises du secteur de l’énergie, à une période complexe où les prix du pétrole sont bas.

Avec une baisse de leurs revenus, les entreprises œuvrant dans le secteur de l’énergie cherchent à réduire leurs coûts de production. En effet, il faut débourser des centaines de millions de millions de dollars pour l’achat d’un puit de pétrole standard avant même de pouvoir tester son efficacité ; les technologies informatiques innovantes telles que les supercalculateurs peuvent donc considérablement réduire ces dépenses.

Par exemple, un supercalculateur peut traiter des quantités importantes de données afin d’identifier de façon précise les gisements de pétrole sous la surface de la terre et aider ainsi à prédire la façon dont ils fluctueront. Cela réduit fortement le nombre de forages d’exploration coûteux et chronophages réalisés lors de la recherche de gisement ; recherche qui n’aboutit pas toujours.

Pour être encore plus efficace, Total a annoncé augmenter de 4,4 pétaflops, la puissance de calcul de son supercalculateur SGI Pangea, fourni par le nouveau système SGI® ICE™ X. Le nouveau système SGI, acquis l’année dernière, est maintenant en production et va permettre à Total d’identifier de nouvelles réserves d’énergie et de déterminer plus rapidement les méthodes d’extraction optimales. Grâce au supercalculateur SGI, Total peut améliorer l’imagerie sismique complexe du sous-sol et de simuler les tendances de fluctuations des gisements, ce qui réduit le temps et les coûts de découverte et d’extraction des réserves d’énergie.

Les solutions SGI sont conçues pour répondre aux défis complexes des données très massives de l’industrie de l’énergie. Que ce soit pour le traitement de nouvelles données, l’archivage des données sismiques brutes, ou pour effectuer des simulations géographiques sur des territoires inexplorés ou difficiles d’accès, SGI fournit des ordinateurs de hautes performances et intégrant des capacités de visualisations et de stockages évolutives.

Pendant plus d’une décennie, Total a utilisé la technologie des ordinateurs hautes performances (HPC) de SGI pour optimiser ses prises de décision fructueuses en matière d’exploration des zones géologiques complexes, et pour améliorer l’efficacité de sa production d’énergie. Utilisé par le département d’imagerie sismique et d’interprétation de Total, SGI va améliorer le précédent système HPC SGI Pangea du Centre de Recherche Scientifique et Technique Jean-Féger, situé à Pau, en lui adjoignant un super calculateur SGI ICE X. Ainsi, le supercalculateur Pangea est passé de 2,3 pétaflops en 2013, à l’impressionnante puissance de 6,7 pétaflops. Aujourd’hui, Pangea est l’un des 35 supercalculateurs les plus puissants au monde, selon le TOP500 de novembre 2015.

Une efficacité accrue avec Pangea, le supercalculateur de Total

Le système mis à jour dispose d’une puissance équivalente à environ 80.000 ordinateurs personnels, et d’une capacité de stockage d’environ 27 millions de CD.

Le précédent supercalculateur Pangea de 2,3 pétaflops, avait un système basé sur le processeur Intel Xeon E5-2670 V1 composé de 110,592 cœurs de calcul et contenant 442 téraoctets de mémoire construites à partir du supercalculateur SGI ICE X. Pangea, aujourd’hui l’un des plus rapides supercalculateurs au monde commercialisé, est pris en charge par la technologie M-Cell et le processeur Intel® Xeon® de la gamme de produit E5-2600 V3. La solution de gestion des données offre une capacité de stockage de 18,4 pétaoctets exploitables, comprenant SGI InfiniteStorage™ 17000 disk arrays avec Intel® Enterprise Edition for Lustre File system, et SGI DMF™ pour la virtualisation de stockage hiérarchisé.

La dernière mise à jour de la solution SGI ICE X pour Pangea comprend :

• 9.2 pétaoctets de stockage supplémentaires pour un total de 6,7 pétaflops
• 4 608 nœuds supplémentaires basés sur le processeur Intel Xeon E5-2680 V3 qui se composent de 110 592 cœurs de calcul
• 589 téraoctets de mémoire construit sur 8 M-Cells
• Une circulation de l’air à circuit fermé et un refroidissement à l’eau chaude créant le confinement d’une allée chaude intégrée, ce qui réduit significativement la consommation globale d’énergie
• Un système de gestion de puissance, qui permet au supercalculateur ainsi mis à jour de fonctionner avec une puissance de 4,5 mégawatts
• Une équipe de professionnels sur site dédiée au soutien des dispositifs du supercalculateur de TOTAL, à savoir le développement et l’optimisation d’applications.

Copyright image : Total – Cédric Motte

( src – CP – SGI )

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4 Commentaires sur "Le supercalculateur de Total devient l’un des plus performants au monde"

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lionelfr
Invité
Gros chiffres pour un calculateur dédié aux (très) basses fréquences. Intel fait un forcing pas possible pour déboulonner Nvidia sur le multicoeur massif. Les nouveaux Xeon’s ont une gestion d’énergie de ouf… La morale de l’histoire est qu’une chute de 60% du revenu pétrolier provoque une baisse drastique des dépenses opérationnelles mais que le marché reste très stratégique. Or l’information , c’est le pouvoir … (au sens large du terme = potentiel) Donc pas de réduction de budget sur la grosse IT et les accords avec les géants du hardware à gros calcul.. L’autre morale de l’histoire, c’est que le… Lire plus »
enerc77
Invité
La puissance en pétaflops ne absolument rien dire. Selon le type d’algorithme la puissance réelle est donnée par la bande passante mémoire. Par exemple, sur une FFT c’est le bus mémoire qui limite bien avant les Flops même en double préciion avec les sinus/cosinus en haute résolution. Sur du Navier Stokes, cela dépend du maillage mais ça bloque sur les échanges aux limites entre les noeuds de calcul. Par exemple sur une radeon HD 6950 données pour 1,5GFlop on tire 110MFlops à la limite du bus sur une FFT (120Gb/s sur les bus mémoire). Vue le débit du bus mémoire… Lire plus »
lionelfr
Invité
La FFT en OpenCL (sur GPU) constituait mon “cadeau de mariage” pour devenir associé de ma boite.. C’était mon dada à l’époque .. et je l’ai donc très bien vendue. Maintenant, les choses ont évolué depuis 2010 et il ne sert à rien de faire de la FFT plus rapidement que la durée de sa fenêtre si vous connaissez un peu le paradigme Fourier Evidemment, si vous avez de très nombreux points de mesure , une fréquence de samplig apocalyptique, un taux d’overlap stratosphérique et que vous faites plusieurs types de fenêtrage (au moins deux pour garder la trace des… Lire plus »
lionelfr
Invité
..qu’ils n’ont pas ajouté un FPGA ou un ASIC sur les cartes. Mais en fait la question n’est pas vraiment là. Total n’est pas un fabricant de supercomputers. Cette machine est sorti de la cuisse d’Intel à 100%. Et Intel , c’est une soixantaine d’usines à plusieurs milliards chacunes dans le monde… Ils ne sont pas vraiment à un processeur près. Comme ils ont décidé de truster le business de supercalculateurs, facile de comprendre pourquoi : c’est le royaume des dieux sur terre.. ils peuvent largement se permettre de dessiner un chipset spécialisé dans le massivement // Quand on s’appelle… Lire plus »
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