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L’économie immatérielle pas si immatérielle que ça

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Le nom de ce fonds reflète la situation américaine où le charbon, très abondant sur ce continent, produit pas loin de 50% de l’énergie électrique consommée dans le pays avec les inconvénients de pollution que l’on connait (CO2 mais également dérivés soufrés et poussières de charbon) et celle de Google qui consomme, pour faire marcher les serveurs qui gérent leur réseau, des quantités d’electricité astronomiques, qui doivent l’être tellement que la société refuse d’en donner le montant. Il s’agit donc, comme les fondateurs de Google le reconnaissent eux mêmes d’une initiative philantropique interessée, très dans la tradition américaine où l’on fait toujours le lien entre travail désinteressé et interêt bien compris.

Les locaux du siège de Google en Californie sont recouvert de panneaux solaires qui produisent 1.6 Megawatts mais ne suffisent pas néanmoins à assurer l’autonomie de ce siège social. Par ailleurs l’utilisation d’un PC (et il y en a des millions de par le monde !) n’est pas innocente non plus en terme énergétique puisqu’il a été calculé qu’un ordinateur consomme 2 kg de charbon par 24 hrs !

Les pistes de deéveloppement de Google dans le domaine énergétique sont centrées sur le solaire, l’éolien (pour lequel Google soutient dejà la société Makani spécialisé dans l’éolien en haute altitude) et la géothermie. Elle est prevue se traduire par des prises de participation éventuelle dans des start up dans le domaine énergétique et des travaux en propres avec ses propres ingénieurs et installations de recherche. Le challenge n’est pas mince non plus car le cout du Kwh "charbon" actuel est d’environ 6 centimes (de dollar) contre 15 à 25 pour le solaire dont on sait qu’il est de loin le moins performant à l’heure actuelle.

L’effort envisagé n’est pas vraiment significatif pour une société de la taille et de la santé financière de Google, il est néanmoins symptomatique de la montée de la préoccupation environnementale aux Etats Unis. Pour nous, européens, qui n’avons tendance qu’à vilipender le refus de l’administration Bush de signer le protocole de Kyoto, il n’est pas inutile à nous rappeller que l’effort financier des fonds de capital risque dans ce domaine aux Etats Unis a atteint 2.4 milliards de dollars sur la seule année 2006. Au dela des incantations dont nous sommes spécialistes, il serait intéressant de connaitre le montant financier de l’engagement équivalent dans ce domaine en Europe ?

Bravo en tous cas à Google pour cette initiative.

[ Archive ] – Cet article a été écrit par Caderange


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