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L’Ecopastille remet le flexfuel à sa place

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Sur le plan des modèles eux mêmes, en effet, l’astuce des promoteurs du flexfuel a consisté à nous présenter la consommation de carburant de ces modèles comme très peu émettrice de CO2, en considérant que le CO2 consommé par la plante à partir de laquelle ce carburant est fabriqué venait en diminution du CO2 émis lorsque ce même carburant est consommé dans le moteur du dit véhicule( ce qu’on appelle "la consommation de la plante à la roue"). Alors que, dans le cas des carburants pétroliers, on n’en fait pas de même pour la raison que le carbone qu’il contient provient de la formation de ce pétrole à partir de végétaux poussés il y a des millions d’années et que donc la combustion de ce pétrole fait réapparaitre dans l’atmosphère du carbone qui était piégé sous terre.

Sur la carburant E 85 lui même, jai eu l’occasion de vous expliquer que c’était un processus infiniment plus couteux et moins pratique à mettre en oeuvre que d’augmenter progressivement la teneur en Ethanol du super carburant. Depuis de nombreux éléments commencent à apparaitre sur la contribution apparemment discutable de la culture des végétaux (maïs Blé, Canne à sucre) à partir desquels l’éthanol est fabriqué, à l’environnement( forte utilisation de pesticides, polluants émis) et à l’augmentation des prix agricoles de ces produits pour l’alimentation humaine.

Signalons enfin que l’énorme couverture médiatique engendrée par ces modèles alors que ce sont des modèles à essence , de ce fait à faible vente, de performances en émission de CO2 inférieures à celle du moteur Diésel équivalent. Ford ou Volvo ou Saab ont surtout eu pour but dans ce lancement hautement médiatisé, de profiter du lancement de ces modèles anecdotiques pour magnifier leur image aux yeux du public. C’est la loi du commerce et il n’y a rien à dire à cela, mais mieux vaut quand même le savoir.

Le systême des Ecopastilles et des Bonus /Malus lui est simplement basé sur le CO2 émis par le moteur dans un séquence d’essai normalisé à la sortie du tuyau d’échappement. Une mesure simple (dite du moteur à la roue) qui ne tient pas compte de la soustraction discutable du CO2 consommé pour la pousse de la plante que, de toutes façons, on ne sait pas mesurer. Or dans ce test là, la consommation de E 85 -moins énergétique que le super carburant-, est 20% supérieure à celle réalisée avec du super et donc ses émissions de CO2 supérieures d’autant !!!

Les constructeurs derrière cette campagne de marketing et le monde agricole producteur de l’éthanol, montent bien entendu au creneau pour défendre leur opération de communication, à grand renfort de lobbying auprès des parlementaires. Rappelons leur néanmoins que ces véhicules flexfuel consommeront, pour 99% des kilomètres qu’ils parcouront, du super carburant classique. Pourquoi donc devait il bénéficier d’un bonus lié à un carburant qu’ils utiliseront extrèmement raremment ?

[ Archive ] – Cet article a été écrit par Caderange


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