L’Ecosse approuve le projet d’un parc éolien en mer de 450 MW

La société internationale Mainstream Renewable Power a annoncé avoir obtenu l’autorisation des ministres écossais de construire et exploiter son parc éolien en mer Neart na Gaoithe (« NnG ») d’une capacité de 450 mégawatts, situé dans l’estuaire extérieur de la rivière Forth, dans la mer du Nord.

Il s’agira du premier parc éolien d’envergure à être construit et exploité dans les eaux territoriales écossaises et à être directement connecté au système d’électricité écossais.

Ayant une capacité de 450 mégawatts, le parc éolien pourrait fournir suffisamment d’électricité pour approvisionner 325.000 foyers – soit plus que le nombre de foyers d’Édimbourg, ou l’équivalent de 3,7 % de la demande totale d’électricité de l’Écosse. Les activités de préconstruction du parc éolien devraient commencer l’année prochaine et la production d’électricité débutera d’ici à 2018.

D’un investissement d’environ 1,5 milliard de livres (soit 1,9 milliard d’euros), NnG est en bonne voie pour devenir le premier parc éolien en mer du Royaume-Uni à obtenir un financement véritablement sur la base d’un projet au stade de la construction. Le projet a été préqualifié pour une garantie du Trésor (division Infrastructure UK) et le financement de la Banque européenne d’investissement.

Le parc éolien comprendra 75 turbines éoliennes et occupera une superficie de quelque 80 kilomètres carrés. Son point le plus proche de la terre se trouve à plus de 15 kilomètres au large de la côte de Fife à des profondeurs de 45 à 55 mètres.

L'Ecosse approuve le projet d'un parc éolien en mer de 450 MW

Le câble sous-marin qui transportera l’électricité générée par le parc éolien touchera la terre sur la plage de Thorntonloch dans la région East Lothian. Ensuite, le câble souterrain parcourra 12,5 kilomètres jusqu’à une sous-station électrique du parc éolien terrestre Crystal Rig, situé sur les collines de Lammermuir. La connexion au réseau sera établie en décembre 2016.

L'Ecosse approuve le projet d'un parc éolien en mer de 450 MW

NnG entraînera la création de centaines d’emplois directs et indirects durant sa construction et son cycle de vie.

"L’annonce faite aujourd’hui est particulièrement importante pour l’Écosse, car il s’agit du premier parc éolien construit dans les eaux territoriales écossaises dans le but d’approvisionner les foyers et les entreprises écossaises en énergie renouvelable. En fait, ce parc éolien générera suffisamment d’énergie propre pour approvisionner tous les foyers d’Édimbourg" a déclaré Eddie O’Connor, fondateur et directeur général de Mainstream Renewable Power.

"C’est un projet très important pour le secteur mondial de l’éolien en mer, car ce sera la première fois qu’un parc éolien en mer de cette envergure sera construit bénéficiant uniquement du financement d’une entreprise privée. Cela témoigne de l’expertise de pointe de l’équipe de développement en mer de Mainstream qui travaille à ce projet depuis la création de l’entreprise en 2008, et vient confirmer la position de Mainstream comme principal promoteur indépendant de projets éoliens en mer au monde" a ajouté Andy Kinsella, directeur de l’exploitation de Mainstream Renewable Power. "Nous avons travaillé étroitement avec le gouvernement de l’Écosse et ses agences au cours d’un processus complet d’évaluation environnementale, et nous avons hâte de continuer notre excellent travail de suivi écologique avec ces agences et d’autres acteurs clés durant la construction et après."

En 2009, The Crown Estate a accordé l’exclusivité à Mainstream Renewable Power ; le site de NnG site a été jugé approprié au développement d’un parc éolien en mer à la suite de l’évaluation stratégique des incidences sur l’environnement du gouvernement écossais en 2011 ; NnG a établi son raccordement au réseau en 2010 et un contrat de location a été signé avec The Crown Estate en 2011. La demande d’autorisation avait été déposée auprès de la Marine Scotland Licensing Operations Team en 2012.

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24 Commentaires sur "L’Ecosse approuve le projet d’un parc éolien en mer de 450 MW"

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Samivel51
Invité

En Écosse il faut 4 ans entre autorisation et mise en service. En France il en faut 8! Champions du monde de la bureaucratie et des recours abusifs.

Lord predator
Invité

Au-delas du fais qu’avec 450 Mw sa assurera en moyenne 4% de leurs éléctricité, se qui fais qu’atteindre 20% ne sembles pas bien dur, je suis particuliérement surpris du coup exorbitant de 1.9 Milliards d’Euros pour 450 Mw … même OffShore ??? Sa ne fais tiqué personne ? Nos Contrats Offshore en France ne s’éléve pas à autant j’avais cru comprendre ? Et pour des puissance bien supérieure ? Explication … ? Cordialement,

gaga42
Invité

Si je calcule bien, ça fait le GW à peu près au même prix que pour EPR… pour un facteur de charge 2 à 3 fois inférieur…

Papijo
Invité

Pour avoir une idée des coüts, on peut regarder ce qui se passe en Allemagne. Le plus grand parc offshore (Bard 1 de 80 x 5 = 400 MW) a été “mis en service” en septembre 2013 … et n’a pratiquement rien fourni depuis, en raison d’une série de pannes ! Le budget était de 1,5 milliards d’euros et la dépense finale de 3 milliards. Source (en allemand):

Dan1
Invité
“Ayant une capacité de 450 mégawatts, le parc éolien pourrait fournir suffisamment d’électricité pour approvisionner 325.000 foyers” J’ai l’intuition que le foyer écossais consomme plus que le foyer français éolien. En effet, avec 450 MW, ils espèrent produire entre 1 570 et 1 774 GWh avec une facteur de charge compris entre 40 et 45 % : A la page 14, on peut lire ceci : “The proposed development is likely to consist of 75 turbines , each having a capacity of 6 MW, giving a total installed capacity of 450 MW. The capacity factor for the site is estimated… Lire plus »
Lord predator
Invité

“facteur de charge de 80% pour l’EPR et de 35% (optimiste) pour l’éolien” Je crois que vous êtes pas optimiste mais totalement pessimiste, 35% en Offshore ? Faut vraiment exploité le pire des gisements qui existe sur Terre … l’éolien Offshore de maniére raisonnable, c’est un facteur de charge de 45 à 50 % en moyenne, sans votre otpimisme 😉 Cordialement,

Papijo
Invité

Encore une fois, regardons le “modèle allemand” Les allemands ont “mis en service” l’an dernier en septembre leur plus grand parc off-shore Bard 1 (80 x 5 MW = 400 MW). Non seulement, le budget de 1,5 milliards d’Euros a été multiplié par 2, mais en plus en raison de pannes à répétition le parc n’a pratiquement rien produit. Pour l’instant, on cherche toujours les causes … Soyons optimistes: les “catastrophes” n’arrivent pas toutes chez nous ! Source:

Tech
Invité

à badrien, la calculette simpliste des nukléophiles on compare le prix de construction et on met sous le tapis le coût du démantèlement! merci de revoir vos calcul! car l’EPR n’est pas terminé et les 8 milliards peuvent encore être largement dépassés!

Papijo
Invité

Et une traduction illisible (Google) du lien précédent:

Papijo
Invité

Et une autre traduction (lisible ??) en anglais: Le modérateur peut supprimer la version précédente

Bachoubouzouc
Invité

C’est dingue le nombre d’antinucléaires qui détournent le sujet du débat quand ils sentent qu’ils le perdent…

Dan1
Invité

A chelya “C’est dingue le nombre de pronucléaire qui oublient tout le temps que les centrales nucléaires ont besoin d’acheter de l’uranium pour fonctionner” Puisque vous êtes expert en tout et que lancez le sujet, pouvez-vous nous donner une évaluation fiable du coût moyen annuel de l’uranium importé par la France pour produire plus de 400 TWh ? Accessoirement, à qui l’achète-t-on (pays et entreprise) ?

Dan1
Invité

A Lord predator “l’éolien Offshore de maniére raisonnable, c’est un facteur de charge de 45 à 50 % en moyenne, sans votre otpimisme” Même question que Badrien, pourriez-vous soutenir votre assertion par quelques statistiques provenant de parc éolien offshore déjà en service ? A titre indicatif, dès 2008, j’ai donné des éléments d’appréciation venant du site britannique REF : Une étude de 2012 est également intéressante : Pour trouver des facteurs de charge de 50% au Royaume uni (même en Ecosse) ça ne va pas être facile.

Agach
Invité

Les deux EPR de Hinkley Point devraient couter 31 milliards d’euros, soit 9,4 millions d’euros par MW si je ne m’abuse

Luis
Invité
¤ Un adorateur du nucléaire qui ne connaît même pas le coût du combustible nucléaire. Pourtant, “Les coûts de combustible (matière première, fabrication, traitement du combustible usé et stockage des déchets en résultant) représentent environ 20 % du coût du kWh nucléaire” C’est ce que dit une organisation française réputée de défense du nucléaire (je ne donne pas le lien, vous comprendrez). Que ce soit pour trente ans ou pour soixante ans (hum!), ce n’est pas 1% et de loin. Et pour Hinkley Point : “The new Hinkley Point C nuclear power station will require debt financing of GBP 17… Lire plus »
Dan1
Invité
A Luis “Un adorateur du nucléaire qui ne connaît même pas le coût du combustible nucléaire. Pourtant, “Les coûts de combustible (matière première, fabrication, traitement du combustible usé et stockage des déchets en résultant) représentent environ 20 % du coût du kWh nucléaire”” Laissez donc répondre Chelya… cela vous évitera de répondre à côté de la question ! Ma question est : “Puisque vous êtes expert en tout et que lancez le sujet, pouvez-vous nous donner une évaluation fiable du coût moyen annuel de l’uranium importé par la France pour produire plus de 400 TWh ?” Or, vous semblez ignorer… Lire plus »
Temb
Invité

Dans l’interprétation des données il ne faut pas oublier que l’année de mise en service la production est faible, que l’année qui suit il y a toujours des tests et que certains de ces parcs ont accueilli des prototypes avec force tests et pannes. Le parc éolien Areva allemand a un facteur de charge de 48 à 51% sur 3 ans.

Temb
Invité
Ne pas oublier aussi que la plupart des parcs off shore anglais ont été construits avec des siemens dérivées d’éoliennes terrestres et avec des arrêts vents forts mal dimensionnés pour l’off shore (90-100km/h) ce qui conduit aussi à un facteur de charge affaibli dans ces zones ou les tempêtes sont légion. Les nouveaux modèles ont des plages bien plus élargies et suportent des vents bien plus forts en continuant à produire. C’est le cas des éoliennes Areva par exemple, qui produisent avec des facteurs de charge supérieurs à 90% de novembre à mars. Là on est dans de l’équivalent-base, comme… Lire plus »
Luis
Invité
¤ Un site du secteur nucléaire donne les proportions suivantes dans le coût du kWh nucléaire … combustible : 16% / exploitation : 34% / maintenance : 9% / construction : 41%. Autre site sérieux, du gouvernement britannique : on peut lire aussi le chapitre 5 sur l’électricité. Substantifique moelle, la production d’électricitébritannique entre 2010 et 2013 (extrait) : Production en TWh : 2010 / 2011 / 2012 / 2013 – charbon . . . : 107,7 / 108,6 / 143,2 / 130,8 – gaz . . . . . : 175,7 / 146,5 / 100,2 / 95,6 – renouvelables… Lire plus »
Luis
Invité

¤ Quant au site anti-éolien qui publie des calculs arrangés : “They are not a Foundation for Renewable Energy, as their name says and as any reasonable person would conclude from their name – they actually exist to undermine Renewable Energy – in that respect their name is a deceit.” Ils ne sont pas une Fondation pour les énergies renouvelables, comme leur nom l’indique et comme toute personne raisonnable conclurait de leur nom – ils existent réellement pour saper les énergies renouvelables – à cet égard, leur nom est un mensonge.

Dan1
Invité

A Luis Vous ne répondez toujours pas à la question : Combien la France importe-t-elle (en Euros) approximativement d’uranium chaque année pour faire tourner le parc nucléaire 2G et produire un peu plus de 400 TWh ? Si vous ne savez pas, laissez répondre chelya !

Herve
Invité

J’avais vu passer les chiffres de la douane. C’est de l’ordre du milliards d’euros il me semble pour l’ensemble des imports. J’avais noté que le montant des exportations d’uranium enrichi couvraient la totalité des couts d’achats. D’une certaine manière les 400TWH coutent donc “à peu prés” 0€ sur la balance commerciale. (le Peu doit se chiffrer en millions, positifs ou négatifs!) Mais c’est de mémoire… Je suppose que vous avez les chiffres exacts

Sicetaitsimple
Invité

pour le Lagavulin. A ce propos, je me suis aperçu à l’occasion d’un post récent sur je ne sais plus quel fil qu’en ordre de grandeur les exportations de Cognac étaient du même ordre que les exportations d’électricité ( un peu plus de 2Mld€). On en apprend tous les jours!

Dan1
Invité

Pour les exportations de Cognac c’est bien ça : Je ne pense pas que les exportations ce soient effondrées depuis 2012. C’est pour ça que je le rappelais la semaine dernière. Je suis donc formel : Economiquement, la France ne pourra pas sortir du nucléaire et du Cognac simultanément. Remarquez en Allemagne c’est un peu la même chose avec le nucléaire et le charbon-lignite. On pourrait aussi calculer la compensation en Cognac de la fermeture de Fessenheim… si elle ferme.

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