L’énergie éolienne réduirait notre facture énergétique vers 2025

Pour la première fois en France, une étude macro-économique menée en janvier 2013 par le Cabinet E-CUBE Strategy Consultants** sur "La valeur et les coûts de l’éolien sur le système électrique en France" a été publiée en exclusivité par France Energie Eolienne (FEE).

Des études semblables ont été réalisées par la DENA pour l’Allemagne (1) ou l’IEA (2) à l’échelle mondiale, mais elles ne sont pas adaptées aux spécificités du système français.

Ces résultats révèlent qu’en réalité, dans le cadre du scénario actuel (50% de production d’énergie nucléaire à horizon 2025), l’éolien réduira la facture d’électricité pour le consommateur à partir de 2025. L’énergie éolienne ne coûtant que 4 euros par foyer et par an en 2013 (3).

En 2030 (date de référence prise dans le cadre du Grand Débat sur l’Energie), chaque MWh éolien produit fera économiser 10 euros au consommateur.

Les principaux enseignements de l’étude :

1er enseignement : l’injection massive d’énergie éolienne sur le réseau fait baisser mécaniquement le prix de l’électricité. En 2030, l’éolien pourra faire baisser le prix de l’électricité sur le marché jusqu’à 10%. En effet, l’éolien a vocation à remplacer des énergies plus onéreuses et à réduire le prix général de l’électricité.

2ème enseignement : l’éolien contribue à la bonne gestion des pics de consommation

Lors des périodes de grand froid, il y a plus de vent. D’ores et déjà, l’éolien produit au moment où la demande est maximale : courant décembre 2012 par exemple, l’éolien a couvert 8% de la consommation d’électricité. A l’horizon 2020, l’éolien pourra sécuriser la consommation en pointe d’environ 1 million de foyers, évitant ainsi la construction de l’équivalent de 10 centrales thermiques de 500 MW. Cette contribution limite de facto la production des émissions de gaz à effet de serre.

3ème enseignement : l’éolien exige peu d’investissements dans les infrastructures de transport d’électricité

L’étude montre que les coûts d’infrastructure liés à l’éolien sont modérés, grâce au réseau de transport déjà existant. En se basant sur le montant de 1 milliard d’euros d’investissement entre 2007 et 2020 avancé par RTE, le coût de développement du réseau pour accueillir l’éolien ne revient qu’à 1 euro / MWh éolien en 2020. Et surtout, il s’agit d’un coût équivalent à celui développé pour d’autres systèmes d’énergie (4).

4ème enseignement : L’éolien ne nécessite pas de réserve pour faire face à sa variabilité

L’étude montre que les réserves n’ont pas augmenté depuis l’installation de l’éolien sur le territoire : en passant, en quelques années, de 0 à 7 GW de puissance installée, force est de
constater que l’éolien n’a pas exigé de construction de centrales thermiques additionnelles pour faire face à sa variabilité
. Comme pour confirmer ce fait, RTE n’anticipe pas de hausse de réserves à horizon 2020.

Pour Nicolas WOLFF, président de FEE, « C’est la première fois d’une étude montre les impacts bénéfiques de l’éolien du point de vue économique pour la collectivité. Le Grand Débat mené sur l’Energie doit désormais prendre en compte cet éclairage ».

 

Résumé de l’étude

Un bilan économique fondé sur la comparaison des coûts totaux du système électrique avec et sans éolien démontre que le développement de l’éolien en France crée davantage de valeur pour le système que ce qui est communément considéré.

La production éolienne se substitue à une production d’électricité à partir d’autres combustibles (ex : charbon, fuel, gaz) et fait mécaniquement baisser les prix sur le marché de l’électricité. Il s’agit de la valeur de substitution énergie. A horizon 2020, sous les hypothèses du scénario de référence RTE (16 GWc éolien), la valeur de substitution énergie atteindrait 70 € / MWh. A horizon 2030, cette valeur dépasse 90 €/MWh, soit plus que le tarif d’obligation d’achat actuel (82 € / MWh).

L’éolien participe significativement à la gestion des pics de consommation. Il évite ainsi l’installation d’autres actifs (ex : groupes diesel, turbines à combustion…). Dans son bilan prévisionnel 2011, RTE prend en compte une contribution de l’éolien à hauteur de 20% à 25% à la pointe. Ce taux tend à baisser avec le développement de l’éolien mais resterait au-delà de 20% à horizon 2020 avec 16 GWc installés. En 2020, la gestion de la pointe par l’éolien pourrait être évaluée à 3 € / MWh, en 2030 à 10 € / MWh. Troisièmement, le surcoût des investissements réseau (5) dus à l’éolien semble de second ordre.

L’ordre de grandeur des investissements avancé par RTE est de 1 milliard d’euros à horizon 2020 ce qui se confirme par la publication des premiers S3REnR (Schémas Régionaux de Raccordement au Réseau des Energies Renouvelables), soit environ 1 €/MWh éolien. Ce montant est par ailleurs à relativiser par rapport aux investissements nécessaires pour raccorder d’autres moyens de production. (6)

Enfin, l’intermittence de l’éolien n’exige pas la mise en œuvre de réserves supplémentaires
pour garantir l’équilibrage du système. Aujourd’hui, alors que 7 GWc sont en service, aucun impact n’a été observé sur les services systèmes que gèrent RTE, que ce soit au niveau du dimensionnement des réserves primaires et secondaires ou des volumes appelés dans le cadre du Mécanisme d’Ajustement. A moyen terme, 2020, RTE n’anticipe par ailleurs pas de besoin supplémentaire, les principales sources d’imprévisibilité à très court terme (à la seconde ou à la minute) étant moins la force du vent que l’arrêt inopiné d’une centrale nucléaire.

En 2030 dans le cadre du scénario de référence RTE (30 GW d’éolien) le bilan économique de l’éolien pour le système électrique est très positif (Une valeur de 100 € / MWh vs un tarif d’obligation d’achat à 82 € / MWh pour l’éolien terrestre, soit un bilan de +18 € / MWh). Il le reste quelque soit le scénario de transition énergétique choisi dans un contexte de part du nucléaire désormais à 50% du mix.

A horizon 2025, l’éolien pourrait s’inscrire dans une compétition directe avec les autres actifs de production. Cette intégration dans un mécanisme de marché devra s’accompagner d’une évolution du market designafin de refléter la valeur complète de l’énergie éolienne.

L’étude complète est téléchargeable (.pdf) : ici

1 DENA : Deutsche Energie-Agentur – Verteilnetzstudie, Ausbau und Innovationsbedarf der Strom-verteilnetze in Deutschland bis 2030. (Décembre 2012).
2 IEA : International Energy Agency, World Energy Outlook 2011.
3 Coût de l’électricité sanschauffage et eau chaude.
4 « Il n’est pas beaucoup plus coûteux d’adapter le réseau pour une production à partir d’éoliennes que pour une production nucléaire. » (D. Maillard, RTE, 2009).
5 Concernant l’accueil de l’éolien, les investissements dans les infrastructures de transport d’électricité sont de premier ordre. Selon les S3REnR, les investissements sur le réseaude distribution supportés par les gestionnaires deréseau de distribution sont plus faibles (voir titre 4).
6 « Il n’est pas beaucoup plus coûteux d’adapter le réseau pour une production à partir d’éoliennes que pour une production nucléaire. » (D. Maillard, 2009)

** Cabinet de conseil spécialisé dans l’énergie

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127 Commentaires sur "L’énergie éolienne réduirait notre facture énergétique vers 2025"

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Pas naif
Invité
Tous les défauts évidents au plus imbécile de tous snt là systématiquement niés ! Combien ce bureau a-t-il touché pour écride de telles âneries? Et voilà comment on tente de tromper l’opinion publique. A 300-450€ le MWh ces énergies sont moins chères que celels ordinaires à 50€! Leur variabilité est niée alors que pour un MWh erratique il faut en produire 3 ou 4 de secours en CCG à 300Kg de CO² chacun: et ça baisse le CO² alors que le nuc et hydraulique (comme en Suède) n’en font pas…. Messieurs, encadrez en lettres d’or cette étude et auteur et… Lire plus »
Naif
Invité

Arrêtez de nous gaver avec votre désinformation chaque fois qu’un article (avec ses qualités et ses défauts) ne va pas dans le sens de vos neutrons (ah si seulement je pouvais également parler de vos neurones). Le monde entier a tort et Pas Naïf a raison ! L’éolien c’est pas bon…. … et c’est probalblement pour cela que ca se développe partout et (heureusement) plus vite, moins cher, moins polluant et totalement “renouvelable”.

Temb
Invité

Voilà qui remet les pendules à l’heure sur les mensonges et idées reçues habituelles lancées sur l’éolien sans connaissance de la réalité. @pas naïf au lieu de radotez, lisez l’étude et essayer pour une fois de faire preuve d’un peu de vision critique sur vos clichés, ça changera! C’est vous qui nous radotez régulièrement qu’on ne peut pas dépasser les 7% d’énergies variables dans un mix. L’Espagne est à 25%, et ils ont moins d’interconnexions, moins d’hydraulique que nous. Avant, ces 25% étaient couverts par du charbon. Vous défendez le retour au charbon?

edc10
Invité

toujours la même soupe, publié par FEE en surcroit ! Example inepte concernant la pointe du ‘froid’, les auteurs n’ont pas du consulter les relevés de 2011, par exemple. En Décembre 2012, il a fait ‘tiède’ lorsqu’il y avait beaucoup de vent. pas ‘froid’ avec l’anticyclone et un vent nul.

Temb
Invité

Le beau concert des has been. Non content de nous avoir pourri l’avenir avec un modèle sale dangereux et polluant, vous passez en plus votre retraite à essayer de nous empêcher de développer une alternative. Vous avez au moins de la constance dans votre nuisibilité !

edc10
Invité

vous êtes juste abruti par le système. Et moi pas à la retraite ! Heureusement que les enr remplaceront à terme le nucl et le charbon ! Qui peut oser penser le contraire. Mais les priorités des projets sont mauvaises. C’est tout.

enerZ
Invité

Depuis quelque temps je note des propos excessifs dans les commentaires, aussi bien pour les personnes qui sont POUR ou CONTRE (nucléaire, gaz de schiste, renouvelable, etc.) Ces propos n’apportent rien au débat, si ce n’est d’exacerber les réactions. A l’avenir, Enerzine supprimera les propos qui ne sont pas en phase avec les règles du forum. Cela peut allez plus loin avec le banissement de l’adresse IP. Le modérateur

Temb
Invité
Ok dans ce cas vérifiez, lors des périodes de grand froid c’est justement le moment ou il y a le plus de vent. D’ailleurs au Canada pour aprécier la température on ajoute le facteur éolien, qui fait que le froid ressenti est pire. Regardez juste les points hivernales ou on dépasse 80GW, l’éolien n’est jamais sous les 1000MW en fonctionnement, et est parfois à plus de 5000MW. Du coup on peut parler de service rendu en pointe, même s’il est modeste. Mais avec un parc quadruplé et mieux réparti, on pourra compter sur un minimum de 5 à 6GW pour… Lire plus »
climax1891
Invité

A 19H00, la consommation d’électricité a atteint 92,5 GW avec moins de 1 GW d’éolien et 0 GW de solaire. Déjà, au moment de la vague de froid de novembre 2010, la France était restée 15 jours avec peu de vent. «Faute de vent, toutes les éoliennes industrielles françaises sont quasiment à l’arrêt depuis le 14 novembre. C’est l’équivalent d’une ville comme Paris sans électricité pendant quinze jours alors que les températures extérieures sont négatives.» Le froid fait rebondir le débat sur l’énergie éolienne

Herve
Invité
Les arguments de cet article sont exacts, mais les conclusions qu’ils en tirent sont biaisées. L’aumentation de la production moyenne de l’éolien est bien réele en hiver, mais l’auteur se garde bien de preciser de combien. Sur l’hiver 2010-2011 (c’est les seuls chiffres dont je dispose), elle a été de l’ordre de 15% sur les 4 mois les plus froids(Novembre -Février). C’est bien mais inssuffisant. Pour rappel, sur cette période le solaire PV s’effondre avec une production moyenne inférieure à la moitié de la moyenne d’été! En gros, les arguments de cet article ne sont valable que pour une petite… Lire plus »
edc10
Invité
On ne peut pas “compter” sur quelque chose dépendant fortement de la météo (sur un réseau, c’est la puissance potentiellement disponible qui est importante). Lorsque vous parlez de pointe hivernale, c’est la production éolienne. Effectivement elle est plus grande. Or je vous parle de pointe de consommation hivernale (anticyclone), où l’éolien ne sert à rien (il faut les bakcup, coute que coute) Souvenez-vous en janvier 2010, il faisait bien froid. dommage que chez RTE, on n’est pas les courbes par semaine, ce serait mieux adapté à l’éolien. Mais on voit bien un “trou” dans la production éolienne: 2009-11 +1.9°C 1295… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
Depuis que Jancovici a écrit cette histoire de grand froid anticyclonique (2001?) et que RTE publie ses courbes , le phénomène n’a jamais été clairement mis en évidence. La courbe reproduite plus haut ne démontre pas de défaut grave : l’éolien à 3 GW n’aurait rien changé en France .. Comme le souligne Enerz, la “guerre du feu” qui oppose les gens d’ici (je ne prétends pas y être complètement étranger) est complètement nuisible car on ne s’affronte que sur un millimètre cube du problème alors que l’éolien se développe massivement chez nos voisins reliés par liaisons transfrontalières. Or si… Lire plus »
Temb
Invité
Bon effectivement c’est pas 1000MW mais 946MW… Avec 4 fois plus d’éolien ça fait quand même presuqe 4000MW et surtout si on augmente l’effet de foisonnement (aujourdhui tout est concentré dans le nord-est), on peut facilement compter sur 5 à 6GW. Mai sle débat n’est pa slà. Le problème c’est qu’en France on dimensionne tout sur une pointe électrique qui n’arrive que 6H par semaine, pendant les 10semaines les plus foides de l’année. Au lieu de prendr ele problème dans l’autre sens et traiter cette pointe pour la réduire drastiquement. Effacement, économies d’énergie, isolation, réduction très forte du chauffage électrique… Lire plus »
javahl
Invité

Je suis d’accord avec le modérateur pour enlever les propos excessifs de part et d’autre qui altèrent la qualité du débat. Cette étude doit faire l’objet d’une analyse critique avec des données fiables. En ce qui me concerne, je suis ouvert à tous les arguments du moment qu’ils reposent sur des faits établis. Donc, arrêtons les invectives et travaillons uniquement sur les données scientifiques pour se faire une opinion objective. Herve Vous signalez l’existence de trois régimes de vents dans notre pays, mais sont-ils complémentaires ? Des études ont-elles été faites sur leur potentiel ?

Luis
Invité
¤ En valeur 2012/2013, compte tenu des formules d’indexation, le 82 €/MWh de l’éolien est devenu 86 €/MWh en 2012/2013. Mais ce tarif n’est valable que dix ans. Ensuite, il varie de 29 €/MWh (28€ indexé) à 86 €/MWh (82€ indexé) pendant cinq ans, selon la production du site d’implantation. En moyenne sur quinze ans, cela fait un coût d’achat de 67 à 86 €/MWh (€2013). Calculé sur vingt ans, sur la base d’une vente au prix du marché pendant les cinq dernières années, cela fait un coût d’achat moyen de 63 à 77 €/MWh. Rassurez-vous, les éoliennes actuelles dureront… Lire plus »
climax1891
Invité

La courbe bleue correspond au Nucléaire France, la courbe verte à l’éolien France et la courbe rouge au solaire PV Allemagne.

edc10
Invité

Il n’y a pas si longtemps en Allemagne. CA a quand même durer 10 jours. Quand à vos productions transférable par pays, on a déjà montrer des graph ici qui font que la production est vraiment erratique ()

Youpi
Invité

Bonjour, revoyez vos cours de climatologie ! les jours de grand froid ne sont pas les jours les plus ventés, c’est un fait vérifiable sur des décennies de mesure. Et inutile de me traiter de pro nuc parce que je n’abonde pas dans votre sens, je ne suit ni pour ni contre j’essaie juste d’avoir un avis éclairé, ce qui devient impossible sur ce site vu les commentaires systématiquement biaisés et orientés des anti nucléaire et des pro nucléaires .

Temb
Invité
Regardez dans le même temps en espagne, le 17/01 à 19H on a un facteur de charge à plus de 50% (avec 11,5GW sur 22GW existants) et l’éolien couvre entre 50 et 30% de la production sur la journée. Dans le même temps on a un pic de production au danemark et en suède (driftsdata statnett, je ne met pas le lien car ça plante avec 2 liens). Une fois encore, on prend le problème à l’envers, ce n’est pa sà la pointe électrique de dimensionner les capacités de production, mais à la demande de s’adapter aux capacités, dans une… Lire plus »
Temb
Invité
Dans votre figure sur l’aggrégation des productions de 5 pays sur 27 (qui effectivement représentent les 2/3 des capacités installées en Europe en début 2011, il manque quand même le royaume-uni et ses 8GW à 35% de facteur de charge, l’Italie et ses 8GW à 28% de FC, la Suède, la Norvège, le Portugal, la Grèce etc… qui représentent la plaque Europe et permettent de lisser davantage la production. L’éolien pour se développer massivement recquiers de tout façon une vision au moins europe occidentale et évidement des interconnexions renforcées. Mais pas à l’horizon 2030 ou on lui demande d’arriver au… Lire plus »
edc10
Invité
Vous investissez 3x au lieu d’une (PV + éolien ne servent à rien dans certains cas). Le kwh va exploser, alors qu’on rentre dans une période ou 8millinos de foyer sont dans une grande précarité Je le répète. Goupillé comme c’est actuellement, c’est une hérisie et un vol des capitalistes qui se gavent, grace à la substitution et aux subventions. Mais chacun sur ces positions: vous ne donnez que des exemples où ça produit (comme les medias). Et vous ne raisonnez qu’en pourcentage énergétique (votre “mix”). Or sur le réseau, c’est le min qu’il faut sécuriser, et on se doit… Lire plus »
Temb
Invité
Je ne comprend pas le 3fois, on investit pour des MWh produits puisque eux seuls sont payés. Tout est compris dans ce tarif, y compris le raccordement réseau. Mais vous avez raison sur le fait que ça fait augmenter le cout de production du mix. Sauf qu’on a pas vraiment d’autre choix. Ok les fossiles sont un peu moins chers (et encore), mais le nucléaire est dans les mêmes ordres de grandeurs. Seule solution : prolonger pour l’éternité les réacteurs existants qui sont bien moins chers? Et la France a une capacité très bien dimensionnée pour notre pointe. Mais une… Lire plus »
Nicias
Invité
il y en a qui oublient un peu trop que parfois avec l’éolien, c’est aussi les soldes d’hiver. A noel, le prix est même tombé à -13,9 ct/kwh (sur le marché de gros). Et certains disent encore que l’éolien ne fait pas baisser les prix ! Imaginez, vous êtes PDG de Krupp, vous achetez sur le marché de gros et en tant que électro-intensif vous échappez à toutes les taxes possible. C’est le paradis. On imagine, le père Noël qui vient visiter notre PdG: PN: C’est Noël on vous file 139 €/Mwh, vous nous en prenez combien ? le PDG:… Lire plus »
javahl
Invité
Je ne suis pas convaincu que c’est la demande qui doit s’adapter aux capacités de production (après bien sur, les efforts nécessaires sur l’isolation), notamment pour les entreprises qui sont tenues par les contraintes de la compétitivité, Ce qui nécessite d’avoir des sources énergétiques constantes et peu onéreuses. On ne peut du jour au lendemain changer les règles du jeu et inventer un nouveau modèle de société sans tenir compte des lois du marché libre, le poids des consommateurs qui pèse sur les entreprises les obligeant à réduire leur cout de production… Par contre, une politique de production de l’électricité… Lire plus »
Nicias
Invité

Pour la source du prix négatif, voir ce lien: Ou visiter le site de la bourse allemande d’électricité (EEX ?).

Bachoubouzouc
Invité
Je comprend parfaitement que vous vouliez laisser s’exprimer tous les points de vue, mais il me semblerait plus pertinent de votre part d’ajouter des NDLR lorsque l’article contient des erreurs (mensonges ?) factuelles évidentes. Ainsi, dans son 3ème enseignement, l’auteur dit : “En se basant sur le montant de 1 milliard d’euros d’investissement entre 2007 et 2020 avancé par RTE, le coût de développement du réseau pour accueillir l’éolien ne revient qu’à 1 euro / MWh éolien en 2020.” En réalité, RTE annonce 15 milliards d’euros entre 2012 et 2020 (voir p35 de la synthèse du schéma décénnal de RTE).… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
Le bilan , il est déjà fait : les nouvelles EnR se développent à hauteur de la confiance que leurs accordent les différents pays. Le cas de l’allemagne détonne complètement car ce pays est de loin le plus gros d’europe et a lancé le défi du siècle sur l’énergie. Nonobstant l’opinion des gens ici, notre voisin germain tiendra son engagement car il est du genre obstiné. Que le power-to-gas soit déployé sur des sites de méthanation biomasse montre bien que le défi consiste à trouver de bonnes synergies reproductibles en quantité (et non pas en volume comme les français voudraient)… Lire plus »
Dan1
Invité
A Badrien. “Répétons-le : la France est nettement en retard dans le développement des énergies nouvelles. Notamment en retard sur l’Allemagne, l’Espagne et le Danemark.” Je “nuance” très fortement cette assertion. Quand on parle d’énergie, et non pas seulement d’électricité, le match France-Allemagne donne fin 2012 : – France = 13,2 % du mix énergétique à partir d’EnR, – Allemagne = 12,3 % du mix énergétique à partir d’EnR C’est dans le 12ième baromètre bilan d’EurObserv’ER (page 107). Dans le contexte d’un débat sur la transition énergétique, il est plus que temps de ne plus confondre les débats sur l’électricité… Lire plus »
fredo
Invité

en revanche l’Allemagne part de plus loin en matière d’ENR (objectif 18% en 2020) en France l’objectif 2020 est à 23% d’ENR dans la consommation d’énergie finale, toutes énergies confondues. L’Europe est à -6,6 points de l’objectif en 2011, mais la France est à -9,6 points de l’objectif en 2011. Donc si l’Europe est dans le tempo, c’est sûrement pas grâce à la France. La projection France du rythme connu jusqu’à 2011 serait de 19,5% en 2020, sauf que les rythmes d’installation ont beaucoup baissé depuis quelques mois pour l’éolien et le PV.

Luis
Invité
¤ Bien entendu, Sauvons le nucléaire (SLC) ne dit pas tout et fait une interprétation qui arrange son fond de commerce d’un moment choisi de la production éolienne. Voici une bonne mise au point On constate qu’en développant l’éolien dans plusieurs pays en fonction du potentiel éolien de chaque pays le lissage de la production est d’autant plus important qu’il y a plus de participants. Nous sommes très en dessous de notre potentiel en France. Et une évidence météorologique : lorsque le centre d’un anti-cyclone se positionne sur un pays, les vents sont très importants sur les pays voisins. En… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité
Une bonne mise au point nous dit Luis, mise au point de notre ami jpm2 , spécialiste des STEP, qui comme le dit Dan1 vient pomper des infos sur Enerzine pour le stocker sur Médiapart…Passons. Donc Yaka construire des interconnexions….Ce n’est pas moi qui vais dire le contraire ( en plus Trimtab me réprimanderait fortement), mais pour ça (1) il faut être deux, (2) il faut que quelque part ce soit “rentable”, (3) faut arriver à le faire accepter par les populations qui n’aime pas trop les lignes, mêmes enterrées. Quelques échanges récents sur le sujet ( justement avec JPM2)… Lire plus »
Bachoubouzouc
Invité
Jancovici prouve l’innefficacité du foisonnement éolien européen de manière très simple. En présentant une courbe de la production éolienne européenne sur sept mois : Vous y répondez par un article qui ne se fend que d’un “c’est pas grave” : “Or, ce graphe montre que ces “trous dans la production”, le chiffon rouge brandis par les défenseurs de l’énergie nucléaire qui disent “mais enfin, un avenir 100% renouvelables, vous n’y pensez pas, ce n’est pas sérieux, c’est tout simplement IMPOSSIBLE!”, sont , à l’échelle européenne, à la fois rares et courts: Le seul « trou » un peu important, sur… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

Etes vous vraiment sûr d’avoir besoin d’électricité entre le 1er et le 4 Septembre? Vous ne faites vraiment aucun effort! Ce qui est effectivement, c’est que la vue de ce graphique arrive à susciter des réactions du type “pas de problème”.

Sicetaitsimple
Invité

ce qui est effectivement “fou”, ou a minima “bizarre”.

Jp l
Invité
Il me semble qu’il n’est pas question dans cet extrait du coût du MWh off shore, avec ses appels d’offres de l’ordre de 200 euros le MWh ! Quand bien même l’éolien ne demanderait pas d’installations thermiques paliatives, le coût d’effacement des installations existantes ne doit pas être occulté. Nouvelles installations de transport ; RTE doit renforcer son réseau pour permetttre l’évacuation des grans parcs éoliens. Sud Aveyron : à St Victor un transformateur sur plus de 6 hectares est en projet pour évacuer en 400.000volts la production des nombreux parcs éoliens autorisés. Quel en est le coût ? Une… Lire plus »
Rice - le troll
Invité
Ne mettons pas la charrue avant les boeufs ! Les pays que vous citez ne paient pas leur électricité le double de celui payé en France a cause des énergies renouvelables mais à cause des choix écologiques (disons anti-nucléaire mais pas écologiques -cf. charbon/gaz-) et donc dans ces pays, les ENR deviennent beaucoup plus vite compétitives. Si en France nous avions payé le “juste prix” depuis l’origine, nous serions probablement : – moins riches ? – moins compétitifs ? – moins emmerdés avec les dechets nucléaires ? – moins en retard vis a vis de nos engagements internationaux ? Vous… Lire plus »
fredo
Invité
Eurobserver est effectivement une source majeure et fiable. Je suis partiellement d’accord avec vous sur votre conclusion “on verra plus tard (je caricature)”. En effet, un anticyclone ignore les frontières, peut couvrir toute l’Europe continentale (c’était le cas hier, mais ça ne dure pas). Il met donc à mal l’argument foisonnement en instantané, en revanche pas sur une période plus longue, par exemple sur une semaine, où là le foisonnement se vérifie, mais le problème de l’équilibre offre demande à un instant T demeure. Le problème clé ne me paraît donc pas celui du transport, mais celui du stockage des… Lire plus »
Ds
Invité

que je viens d’effectuer me conduise à penser que l’énergie éolienne reduira notre facture énergétique dès le 1er avril 2025.

climax1891
Invité
Avec 80,6 milliards d’euros, l’Europe pouvait aussi moderniser son parc de centrales thermiques qui étaient de 178,4 GW en 2007. En 2007, ces centrales ont produit 1023,4 TWh avec 247,9 millions de TEP de charbon. Soit un rendement moyen de 35,5%. Avec un parc de centrales ayant un rendement moyen de 45%, la consommation de charbon serait en baisse de 52,3 millions de TEP pour la même production soit 1023,4 TWh. De plus ces nouvelles centrales peuvent aussi brûler de la biomasse. Avec l’isolation, une partie des 30 millions de TEP de biomasse utilisées pour le chauffage résidentiel en Europe… Lire plus »
fredo
Invité

vous faîtes erreur Fukushima, c’était un 11 mars

Bachoubouzouc
Invité

Un article intéressant…

Luis
Invité
¤ En Allemagne et pour le solaire tout au moins, l’écart croissant entre le coût de production de l’électricité photovoltaïque (un peu plus faible que le tarif d’achat) et le prix de l’électricité distribuée par les différents fournisseurs entraîne une plus grande autoconsommation. Ce qui limitera la pointe solaire sur le réseau. On voit aussi se développer les solutions de stockage à la source, de façon à augmenter la part d’autoconsommation. Encore cher si l’on calcule à court terme, le stockage devient plus intéressant si l’on raisonne sur la durée de vie d’un système photovoltaïque : trente ans maintenant, avec… Lire plus »
fredo
Invité

excellent article, merci !

fredo
Invité

bien d’accord avec vous sur hausse en cours de l’autoconsommation PV, qui correspond peu ou prou à de l’effacement de consommation, qui devrait interesser Bretagne et encore plus Paca. Un point m’étonne et est peu mentionné: l’autoconsommation PV instantanée sur bâtiments d’activité, qui reviendrait à de l’effacement.

Luis
Invité
¤ Pour se faire une idée des coûts de production de l’électricité, il faut prendre en compte les prix hors taxes. En effet, un pays comme la Grande-Bretagne a très peu de taxes sur l’électricité (mais son prix ht est le plus élevé). D’autres pays comme le Danemark et l’Allemagne ont choisi de taxer fortement l’électricité afin de limiter le gaspillage et de stimuler l’efficacité énergétique. Le prix hors taxes de l’électricité est le suivant pour quelques pays : Grande-Bretagne : 16,03 c€ ht le kWh, très peu de taxes ensuite Belgique : 15,90 c€, avec 51% de nucléaire Luxembourg… Lire plus »
Nicias
Invité

Non, vous pouvez retirer la TVA mais surement pas la CSPE et leurs équivalents européens. Est ce que vous avez retiré la taxe qui finance l’Andra pour le stockage des déchets nucléaires ? Quelle blague… D’autre part il y a aussi les subventions financées par l’impôt. Bis repetita emmerdum est suite, il faut aussi tenir compte des différentiels de salaires.

Bachoubouzouc
Invité

Les coûts HT ne sont pas les coûts de production (ils n’en sont même pas représentatifs). Les coûts HT sont les coûts de production plus les coûts commerciaux plus la marge. Et comme vous le dites, “avec des compagnies privées, c’est tout différent”… Par ailleurs, si le nucléaire n’est pas si rentable, public comme privé, pourquoi croyez vous que GDF Suez ait fait des pieds et des mains pendant si longtemps pour en construire en France ?

Calypso
Invité

Pouurais tu nous fournir ton référentiel de cout concernant la rentabilité du nucléaire ? Par avance merci

Dan1
Invité

A Calypso. Ben, lisez Enerzine, c’est déjà disponible en ligne et plutôt dix fois qu’une. Après, revenez nous en parler !

Temb
Invité
@Bachoubouzouc Vous venez de découvrir que l’éolien ne peut pas constituer 100% du mix car sa production varie de manière importante? Bravo. Pourtant personne ne le dit, facile de jetter une énergie sur la base d’une impossibilité à faire 100% du mix. Le nucléaire ne peut pas non plus, pourtant on en fait beaucoup en France (de moins en moins mais beaucoup quand même). @Dan1 sur la rentabilité du nucléaire, Proglio en est aujourd’hui rendu à demander un tarif de rachat sur 40ans au royaume-uni. Evidement que le nucléaire est rentable….. dès lors qu’on s’assure de sa rentabilité. Mais le… Lire plus »
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