Les arbres alimentent leur réseau de surveillance

Et si les arbres pouvaient jouer eux-mêmes le rôle de sentinelle pour prévenir les incendies ? Des capteurs peuvent détecter les conditions de déclenchement et de propagation des feux de forêts. Le problème : comment recharger ou remplacer les batteries de ces appareils placés au coeur des forêts ?

Des chercheurs du MIT s’apprêtent à tester une solution originale : utiliser l’électricité produite par les arbres pour alimenter les capteurs.

Il est en effet reconnu de longue date que les arbres produisent de petites quantités d’électricité. Suffisamment pour alimenter des capteurs de température et d’humidité, et leur faire transmettre les données recueillies. Celles-ci sont envoyées de capteur en capteur, 4 fois par jour ou immédiatement en cas d’incendie, jusqu’à une station météo, qui elle, transmet les données par satellite jusqu’au centre de surveillance des forêts.

Chaque capteur est équipé d’une batterie, qui se recharge lentement, au fil du temps, à la façon d’un seau qui se remplit goutte à goutte.

Quand les arbres alimentent leur réseau de surveillanceJusqu’à présent, personne ne savait exactement comment l’énergie des arbres était produite, et comment l’on pouvait en tirer avantage. Dans une récente publication du Public Library of Science ONE, M.Zhang et ses collègues du MIT ont apporté la réponse. "C’est vraiment un phénomène très simple : un déséquilibre du pH entre l’arbre et le sol dans lequel il pousse" explique Andreas Mershin, l’un des membres de l’équipe.

Pour parvenir à cette réponse et trouver l’endroit où capter le voltage, les chercheurs ont étudié  plusieurs théories, dont certaines ‘exotiques’. Les expériences ont ainsi montré que la production électrique n’était pas dûe à une simple réaction d’oxydo-réduction électrochimique, que l’on peut expérimenter avec des pommes de terre par exemple. L’équipe a également écarté l’idée selon laquelle l’énergie proviendrait d’interférences avec les lignes souterraines, électriques, radio ou magnétiques. 

Les essais de réseau de capteur, développé actuellement par Voltree Power, devraient être mis en place au printemps, sur une surface de 4 hectares. Voltree Power pense pouvoir alimenter 1 capteur pour 10 ares de terrain.

Quand les arbres alimentent leur réseau de surveillance

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