Les centrales nucléaires de quatrième génération

Tout découle de l’obsolescence de notre parc actuel de centrales nucléaires sur cette période.

A pârtir de 2015 nous devrions normalement commencer à fermer les premières de nos centrales ce qui va affecter gravement à terme notre production d’électricité qui repose à 80 pct sur ces centrales. En parallèle, la demande augmente du fait du développement économique,de la hausse du niveau de vie et de l’apparition de nouveaux besoins. Par ailleurs, les énergies renouvelables n’ont pas le potentiel en quantité de se substituer aux énormes productions du nucléaire non plus que de satisfaire en plus l’accroissement de la demande.

Les centrales nucléaires de quatrième génération

Comment satisfaire aux besoins ? Le plan d’EDF est triple ; Tout d’abord obtenir des pourvoirs publics et des autorités de sureté nucléaire l’extension de la durée de vie des centrales actuelles de 10 ans supplémentaires. L’expérience acquise tout au long de la vie des centrales actuelles et l’amélioration des techniques permettent de penser que c’est possible. Pas nécessairement pour toutes les centrales et moyennant des investissements pour remplacer certaines pièces essentielles et mettre en place des moyens de controle améliorés.

Sur le long terme, développer dans un cadre international les centrales nucléaires dites de quatrième génération qui sont des centrales intégrant toutes les améliorations possibles de la technique actuelle. Ce sont des centrales dites "durables" qui produisent beaucoup moins de déchets, évitent la prolifération des matières radioactives issues de la fission nucléaire (Plutonium en particulier), et consomment moins de combustibles. Une évolution des réacteurs surgénérateurs comme celui de Creys Malville qui nous serait incidemment bien utile dans ce développement…

Le développement de ces réacteurs se fait dans le cadre international entre une douzaine de pays hautement industrialisé et ayant l’expérience du nucléaire au sein de l’association Forum Génération 4. 6 techniques ont été mises à l’étude,toutes à neutrons rapides par opposition à la technique actuelle des neutrons lents génératrice de produits de fission à noyaux lourds très radioactifs. Elles se différencient entre elles par le liquide de refroidissement du coeur, celui qui emporte en dehors du réacteur les calories qui y sont générées pour les transformer en électricité.

Les réacteurs dont les partenaires de Forum Génération 4 se sont partagés le travail d’étude sont ainsi les réacteurs à très haute température,les réacteurs refroidis à l’helium gazeux, ceux refroidis au sodium( comme SuperPhénix à Creys Malville),ceux refroidis avec un alliage de plomb, ceux refroidis à eau supercritique et ceux refroidis avec des sels fondus.

A la simple énumération de ces différentes options et du nombre de pays participants, vous devinez que la mise au point des réacteurs de quatrième génération n’est pas pour demain. Le CEA qui gére les recherches pour la France prevoit ainsi que le premier réacteur Génération 4, qui sera forcement un prototype, ne demarrera qu’en 2040, si tout se passe bien et si le choix du CEA est bien le meilleur. A noter qu’il s’est dejà trompé deux fois avec la filière dite graphite/gaz et avec la surregénération refroidie au sodium.

D’içi là il faudra boucher le trou de 2020 à 2040, sauf à accepter que les Français fassent connaissance avec les pénuries d’électricité. C’est la raison du choix de l’EPR, réacteur de génération 3( désolé Monsieur Sarkozy) mais qui n’est qu’une évolution ultime des réacteurs actuels sans risque technologique et pas un prototype (désolé Madame Royal).

Un sujet qui, vous le voyez, est susceptible d’impacter profondement la vie "énergétique" des Français et qui mérite de la part de nos candidats plus d’attention qu’il ne semble lui en avoir donné jusque là.

[ Archive ] – Cet article a été écrit par CaDerange

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