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Les cultures énergétiques, des espèces invasives ?

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Dans leur recherche de sources d’énergies alternatives, les Etats-Unis ont choisi de mettre l’accent sur les biocarburants comme l’a rappelé le président Bush lors de son discours sur l’Etat de l’Union.

En particulier, un intérêt croissant est porté à des plantes qui pourraient être utilisées comme cultures énergétiques, tel le Panic raide (Panicum virgatum, " switchgrass ")). Cependant, certains scientifiques appellent à la prudence dans la sélection de ces plantes destinées à la production d’éthanol.

Deux professeurs de l’Université de l’Illinois à Urbana Champaign viennent de publier une étude montrant la nécessité de bien évaluer les dommages que pourraient provoquer la culture intensive de certaines plantes sur les écosystèmes.

En effet, les caractéristiques de plusieurs plantes actuellement sélectionnées par des producteurs d’éthanol sont dangereusement proches de celles de plantes invasives. Par exemple, une croissance très rapide, une utilisation moindre de l’eau, une activité photosynthétique efficace, et peu de ravageurs ou de virus menaçants, sont les critères demandés par les industriels.

Ainsi, les plantes en cours de sélection risquent de se propager de manière incontrôlée et de réduire considérablement la biodiversité si leur usage se généralise. Les auteurs de l’étude demandent donc que des analyses de risque soient menées pour chaque plante sélectionnée, avant sa mise en culture à grande échelle.

 
Cette information est un extrait du BE Etats-Unis numéro 53 du 27/10/2006 rédigé par l’Ambassade de France aux Etats-Unis. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com

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