Les émissions de gaz à effet de serre par secteur en France

La plupart des activités humaines (transports, industries, agriculture…) rejettent des gaz à effet de serre (CO2, N2O, CH4, HFC, PFC, SF6) et les émissions directes relatives à chaque activité peuvent être comparées en tenant compte du pouvoir de réchauffement global des différents gaz.

Voici un panorama des émissions de gaz à effet de serre par secteur en France (src – MEDDTL) :

Le secteur des transports est la première source d’émissions de gaz à effet de serre en France. Sa part dépasse 26 % des émissions nationales en 2009. Les émissions dues aux transports ont globalement augmenté de 12,4 % depuis 1990. Elles ont surtout augmenté entre 1990 et 2001 (environ + 20 %), se sont stabilisées, puis ont baissé à partir de 2007. Le transport routier est à l’origine de 91 % des rejets du secteur. Les émissions de gaz à effet de serre générées par les transports sont composées essentiellement de dioxyde de carbone (96 %).

L’agriculture
est à l’origine de 20,6 % des émissions de gaz à effet de serre. Les activités agricoles rejettent principalement du protoxyde d’azote (surtout lié à la fertilisation azotée) et du méthane (surtout lié à la fermentation entérique du bétail et déjections animales). Il faut noter que les estimations d’émissions pour ces deux gaz présentent de fortes incertitudes. Les émissions du secteurs agricole ont baissé de 11 % entre 1990 et 2009.

Le secteur résidentiel-tertiaire est une autre source importante d’émissions de gaz à effet de serre (19,1 %). Composées essentiellement de dioxyde de carbone (89 %), les émissions de ce secteur proviennent des installations de chauffage, de production d’eau chaude et de climatisation. Elles sont liées au climat. Elles ont augmenté de 8,9 % entre 1990 et 2009.

Les industries manufacturières contribuent aux émissions nationales de gaz à effet de serre à hauteur de 17,3 %. Elles émettent surtout du dioxyde de carbone (90 %). Les émissions industrielles ont décru de 38 % entre 1990 et 2009. La baisse est particulièrement marquée entre 2008 et 2009 (crise économique).

Les émissions de gaz à effet de serre par secteur en France
[ Cliquez sur l’image pour zoomer ]

Les émissions liées au traitement des déchets sont surtout composées de méthane CH4 (85 %), émanant des décharges. Elles sont estimées à 4,2 % du total et seraient en augmentation entre 1990 et 2009. Cependant, ces chiffres ne prennent pas en compte le processus de captage du CH4 émanant des décharges, rendu obligatoire depuis l’arrêté du 9 septembre 1997. En 2009, on estime que 97 % des quantités de déchets mis en décharge le sont dans des centres de stockage équipés d’un réseau de captage du biogaz. La méthode d’estimation de l’efficacité du captage est à ce jour en cours de validation.

Les émissions de gaz à effet de serre par secteur en France

[ Cliquez sur l’image pour zoomer ]

Partagez l'article

 



         

Articles connexes

Poster un Commentaire

12 Commentaires sur "Les émissions de gaz à effet de serre par secteur en France"

Me notifier des
avatar
Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
chanois
Invité

Hormis dans le tableau des émissions, dans le corps de texte il n’est pas fait mention du secteur énergétique qui représente tout de même 12,6% des émissions en 2009 … J’oubliais que l’électricité française était essentiellement nucléaire. Chut …

Dan1
Invité

Et pourquoi le CITEPA n’est pas cité, lui qui diffuse ces informations depuis des années. On y voit notamment que la production électrique en France, c’est 5,7% des émissions GES :

Dan1
Invité

Si EDF communique tout de même un peu sur cet avantage (pas seulement nucléaire) :

Dan1
Invité

Le vrai problème avec EDF en France, c’est que les émissions de CO2 vont encore chuter à moyen terme, puisque les centrales à charbons seront remplacées par des centrales à gaz (en plus avec des rendements supérieurs). L’avenir est sombre pour les partisans du contenu en CO2 du chauffage électrique. Si on ajoute à cela un petit réchauffement climatique induisant moins de besoin en chauffage (merci le charbon-lignite) et une conversion rapide de l’Allemagne aux EnR (ce dont personne ne peut douter), les 600 g/kWh deviendront inatteignable. C’est moche, EDF ne fait décidément aucun effort !

Sicetaitsimple
Invité

Ces statistiques permettent d’éclairer le débat sur la production de GES dans un pays comme la France. L’habitat au sens large et les bagnoles sont bien les cibles principales, sur ces deux domaines des solutions electriques “non carbonées” peuvent aider. La guerre des gangs ( des grille-pains) ne fait peut-être en effet que commencer….

Dan1
Invité
Pour “inconnu” de 17h49 On trouve assez facilement les émissions d’EDF très au-delà du CO2 en allant regarder dans les registres français et européen (IREP et EPER) très souvent cités : Par exemple pour Le Havre, on trouve les émissions de 2005 à 2009 pour 21 polluants dans l’air et 11 polluants dans l’eau. Mais EDF communique également au-delà du CO2 dans son rapport “indicateurs développement durable 2010” Émissions de gaz pour l’année 2010 en France : – CO2 = 19 147 kilotonnes – SO2 = 58 955 tonnes – N2O = 79,2 kt éq. CO2 – NOx = 80… Lire plus »
Dan1
Invité
Il est évident qu’EDF est très marqué par le nucléaire et c’est un peu normal avec déjà plus de 10 000 milliards de kWh produits avec cette filière. Mais justement, si on a l’esprit un peu ouvert et pas trop embué par l’antinucléarisme primaire, on peut en déduire que cela a évité l’émission de très nombreux grammes de CO2, car l’électricité française des 30 dernières années auraient alors été produite majoritairement par des fossiles. Si on prend l’exemple de notre grand voisin ultra-rhénan, en produisant 10 000 TWh avec du charbon-lignite, nous aurions émis environ 10 000 millions de tonnes… Lire plus »
Nounours
Invité

Il faut ramener les choses à leur mesure, en France pays le plus nucléarisé au monde, l’atome représente moins d’un cinquième de l’énergie finale. Et quant à dire qu’il s’agit d’un choix de sa population, c’est totalement faux bien sûr. Il s’agit d’une option stratégique liée au nucléaire militaire et à la dissuasion qui remonte à l’après guerre mais nullement d’un choix par vote ou suite à une quelconque consultation des habitants.

Dan1
Invité
Ce qui m’amuse beaucoup, c’est que le nucléaire électrogène est toujours qualifié d’antidémocratique car il aurait été imposé au bon peuple. C’est oublier un peu vite qu’en France, les décisions ont été prises par des politiques élus. Peut ëtre mal élus… mais élus quand même, ce qui prouve bien que tous les Français ne pensent pas comme nos antinucléaires (qui font beaucoup de bruit , mais ne représente pas la majorité… loin s’en faut). Evidemment il n’y a pas eu de référendum, mais je ne crois pas que ce soit une exception car je n’ai vu de référendum pour les… Lire plus »
Nounours
Invité

Si EELV et PS indiquent ce qu’ils feront sur le nucléaire moi ça me paraît plutôt honnête et légitime ? De l’autre côté NS nous dit qu’avec lui on ne sortira JAMAIS du nucléaire. C’est clair et ça fait une différence. Pour une fois que l’énergie est un sujet abordé pour ces élections et que les positions se précisent on ne va pas s’en plaindre !

Dan1
Invité

Effectivement, on ne va pas peut être pas se plaindre que le sujet du nucléaire (et non pas de l’énergie) ait été abordé aussi tôt dans la campagne. Enfin, certains ne vont peut être pas s’en plaindre… mais je ne suis pas sûr que ce soit la gauche ! Lisez cet article :

Nounours
Invité

… qu’on compte les bouses. Donc en m’appuyant sur un bon sens paysan qui a fait ses preuves je me garderait bien de faire un commentaire sur l’élection à venir avant d’en connaître les résultats… Par contre pour en revenir à notre sujet, Besson le ministre pré-retraité c’est pas lui qui a décidé de geler les tarifs du gaz jusqu’aux élections ? et la prime à la cuve de fioul c’est pas la droite ? Pas génial pour le CO² tout ça…

wpDiscuz