Les grandes tendances énergétiques selon Capgemini

Dans sa treizième étude annuelle sur l’Observatoire Européen des Marchés de l’Energie (OEME), publiée mercredi, Capgemini indique que malgré l’accident de Fukushima, le développement de l’énergie nucléaire devrait se poursuivre.

Et ce en dépit de la réduction du recours à l’énergie nucléaire par certains gouvernements et du lancement par les autorités de régulation nucléaire de tests de résistance sur toutes les installations nucléaires existantes et futures. La réalisation de ces tests a d’ailleurs engendré des délais pour la livraison de nouveaux projets.

L’étude indique également que la croissance de la consommation énergétique des pays en développement, l’accident de Fukushima, ainsi que la décroissance des investissements des Utilities dans les infrastructures énergétiques, auront des conséquences négatives sur la sécurité d’approvisionnement et les émissions de gaz à effet de serre en Europe.

Toujours selon cette étude, à long terme, les prix de l’énergie devraient augmenter. De plus, la continuité de la fourniture d’énergie pourrait être menacée si les autorités de régulation de l’énergie et les gouvernements ne mettent pas en place certaines mesures pour inciter à réaliser, d’ici à 2020, les 1 100 milliards d’euros d’investissements nécessaires au sein de l’Union Européenne. Cependant, si un nouveau ralentissement économique devait se produire, il atténuerait à court terme ces problèmes puisqu’il conduirait, comme en 2009, à une baisse des consommations d’électricité et de gaz.

Le développement de l’énergie nucléaire devrait se poursuivre

Après l’accident nucléaire de Fukushima, les gouvernements des pays du monde entier ont décidé de lancer, de façon coordonnée, des inspections de sûreté dans toutes les installations nucléaires existantes et en projet. Il est trop tôt pour évaluer de façon précise le nombre d’installations qui passeront avec succès ces « tests de résistance » et se mettront en conformité avec les modifications requises tant sur la conception que pour l’exploitation.

Cependant, à l’exception de tous les réacteurs allemands et peut-être japonais, il semble probable que la grande majorité des réacteurs sera autorisée à continuer de fonctionner.

Depuis l’accident de Fukushima, l’Italie et la Suisse ont imposé un moratoire sur l’énergie nucléaire, et l’Allemagne a décidé d’arrêter ses sept plus anciens réacteurs et de ne pas redémarrer le réacteur de Kruemmel3. Le pays a aussi décidé de fermer progressivement ses neuf réacteurs restants (entre 2015 et 2022). Toutefois, de nombreux pays ou régions comme la Chine, la Corée du Sud, la Russie, le Moyen-Orient, le Royaume-Uni, la France et la République tchèque ont réaffirmé leur engagement en faveur de l’énergie nucléaire.

Plus des trois quarts des 62 réacteurs actuellement en construction dans le monde sont situés en Asie (28 en Chine, 5 en Inde, 5 en Corée du Sud, 2 au Japon) et 10 en Russie. Ces pays étant confrontés à d’importants besoins en énergie, ils devraient tous poursuivre ces projets, probablement à l’exception du Japon. De plus, les Emirats Arabes Unis, d’autres pays du Moyen-Orient ainsi que des pays ayant déjà quelques centrales nucléaires4 ont déclaré vouloir poursuivre leurs programmes de construction de nouveaux réacteurs. C’est pourquoi, l’étude conclut que la grande majorité des réacteurs nucléaires programmés seront construits, mais seront sans doute livrés avec du retard par rapport au calendrier initial.

Sécurité d’approvisionnement

La fermeture immédiate d’une partie du parc nucléaire allemand constitue une menace pour la sécurité d’approvisionnement en électricité de l’Europe.

Suite à l’arrêt de ses réacteurs, l’Allemagne a commencé à importer de l’électricité depuis ses pays voisins, y compris plus de 2 000 MW par jour depuis la France qui, en raison d’une bonne performance de ses centrales nucléaires peut exporter une partie de sa production. Cependant, durant les périodes de pointe de consommation, la France importe de l’électricité principalement d’Allemagne ; ce qui ne sera plus possible dans les années à venir. Il existe donc une menace sur la continuité de la fourniture électrique pendant l’hiver 2011/2012 et les hivers suivants car les pointes de consommation augmentent d’année en année. Ainsi en 2010, l’augmentation a été de 9,5% en Allemagne et de 4,7% en France.

En 2010, l’Europe a importé 113 milliards de mètres cubes de gaz par gazoduc depuis la Russie, soit 33% des importations totales de gaz. En 2030, le gaz acheminé par les gazoducs de Gazprom5 devrait représenter 50% de l’approvisionnement total de gaz de l’Europe. L’étude pointe un risque de dépendance qui constitue une source d’inquiétude pour la sécurité d’approvisionnement. De plus, la décision de l’Allemagne d’abandonner progressivement l’énergie nucléaire au cours des dix prochaines années devrait accroître sa dépendance vis-à-vis du gaz russe. La société allemande RWE a ainsi signé un partenariat mi juillet 2011 avec la société russe Gazprom pour garantir à RWE des livraisons additionnelles de gaz à des prix compétitifs.

Un mix énergétique qui évolue

L’étude indique également que le mix énergétique devrait évoluer après l’accident de Fukushima.

Cette conclusion est partagée par l’AIE6 qui prévoit que la consommation mondiale de gaz devrait augmenter de 50% entre 2011 et 2035, et sa part dans le mix énergétique atteindre 25% – contre 21% aujourd’hui – légèrement en-dessous de celle du pétrole (27%).

Les conséquences de l’accident de Fukushima devraient conduire au développement des énergies renouvelables mais, grâce à leur coût de production moins élevé, les centrales au gaz devraient accroitre leur part du mix.

Pour atteindre une part de 20% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie, les Etats Membres de l’Union Européenne, les gouvernements et les autorités de régulation devraient, selon l’étude, s’inspirer des mesures récemment votées au Royaume-Uni.

En effet, pour faire face aux besoins d’investissements dans le secteur électrique (estimés à 110 milliards de livres d’ici à 2020) et aux objectifs contraignants de réduction des émissions de CO2, le gouvernement britannique a décidé de mettre en place des mesures votées en juillet 2011 suite aux recommandations du livre blanc intitulé “Planning our electricity future”. Ces mesures instituent un prix plancher pour les permis d’émission de CO2 et introduisent des contrats long terme à prix fixe pour toute forme de production d’électricité à faible émission de CO2. Elles apportent ainsi une incitation financière pour ce type d’investissements. En outre, elles prévoient le lancement d’un marché de capacités qui rémunérera la puissance électrique disponible. Enfin, ces mesures établissent aussi une norme sur les émissions de CO2 de sorte qu’aucune centrale à charbon ne puisse être construite sans système de capture et de stockage de CO2.

Selon Colette Lewiner, Directeur International du secteur Energie, Utilities et Chimie chez Capgemini au niveau mondial : « La croissance de la consommation énergétique conjuguée aux événements mondiaux de 2011 et aux faibles investissements crée un contexte européen de moindre sécurité d’approvisionnement énergétique, à court et long terme. La conjugaison de ces éléments pourrait entrainer une augmentation des émissions de gaz à effet de serre du fait d’une baisse de la production d’électricité nucléaire et conduire à la croissance des prix de l’énergie. Même si un nouveau ralentissement économique se produisait en Europe, il masquerait ces effets à court terme mais l’impact à plus long terme serait encore plus important. A cause notamment du manque d’investissements dans les énergies décarbonnées durant la crise, la limitation de la hausse des températures et la sécurité d’approvisionnement énergétique seront difficiles à garantir ».

1 Organisation universitaire réunissant des experts de l’énergie
2 Utilities : sociétés de services publics opérant dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, des transports et de la propreté
3 Suite à des problèmes techniques, le réacteur de Kruemmel (près d’Hambourg) était arrêté depuis 2007
4 l’Argentine, le Brésil et l’Afrique du Sud…
5 Entreprise russe spécialisée dans la production, le traitement et le transport de gaz naturel
6 AIE : Agence Internationale de l’Energie

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43 Commentaires sur "Les grandes tendances énergétiques selon Capgemini"

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Baden
Invité

Si vous écrivez que l’Allemagne importe plus de 2000 MW d’électricité par jour, cela veut dire que le jour J, elle demande 2000 MW en plus que le jour J-1 et ainsi de suite. Au bout de 10 jours, c’est 20 000 MW. Il faut donc écrire 2000 MW.jour parce que vous parlez d’énergie et non pas de puissance.

Lionel_fr
Invité
Un rapport très orienté en provenance d’une société massivement impliquée qui se fait passer comme indépendante. Cette prévision reflète la myopie d’un pays sur-nucléarisé qui voit avec effroi sa technologie fétiche s’effondrer à l’image du cours en bourse d’Areva. On retrouve au second degré le vieil argument des pannes récurrentes qu’il faut craindre par dessus tout car nous sommes notoirement incapables d’éteindre la limière pour faire face aux pointes hivernales 2011 qui s’annoncent assez serrées, je le reconnais volontiers. Le EnR sont citées comme un objectif environnemental… Pas de perspective industrielle, pas de gestion de l’intermittence, rien , juste le… Lire plus »
meminick
Invité
Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure (1964), agrégée de physique (1968) et Docteur es Sciences physique (1973), Colette Lewiner débute une carrière d’enseignante à l’Université de Paris puis rejoint en 1979 Electricité de France, d’abord à la Direction des Etudes et Recherches puis au Service des Combustibles chargé des achats de fioul, gaz, charbon et surtout de combustible nucléaire pour les centrales électriques. En 1989, elle crée la Direction du Développement et de la Stratégie Commerciale. Elle est à ce titre la première femme Directeur à EDF. En 1992, elle est nommée Président Directeur Général de SGN-Réseau Eurisys, un ensemble… Lire plus »
chelya
Invité
AT&T qui avait inventé le téléphone cellulaire au début des années 80 avait demandé aux consultants de Mc Kinsey de faire une étude prospective du marché pour savoir s’il fallait développer cette technologie et investir dans les infrastructures nécessaires (réseau d’antenne relais, etc…). Conclusion de Mc Kinsey : le téléphone portable ne sera jamais qu’un marché de niche, typiquement le marché des pdg des grandes corporations par exemple. Au vu des chiffres données par Mc Kinsey (à savoir un marché de 900 000 téléphones portables en 2000), AT&T a laché l’affaire… La suite c’est que le marché du portable aux… Lire plus »
rouget
Invité
On passera sur les attaques parallèles de certains intervenants qui ne veulent pas regarder les faits en face Pourtant ce rapport évoque des vérités évidentes : – L’arrêt du nucléaire en Allemagne a été unilatéral et est dangereux pour l’Europe en général – Les EnR ne vont pas réussir à combler le manque d’électricité nucléaire – Les importations de gaz vont continuer à augmenter ainsi que la construction de centrales au charbon : les émissions de GES vont augmenter – Le refus d’exploiter le gaz de schiste revient à se rendre plus dépendant de la Russie alors que le prix… Lire plus »
chelya
Invité
L’Europe n’est pas la France… L’Allemagne à des besoins compris entre 40 et 80 GW pour une capacité installé fossile et fissile de 86 GW et une capacité renouvelable de 50 GW… Bref : strictement aucun risque de manquer de puissance pour garantir la stabilité du réseau, l’arrêt des autres réacteurs moins vétustes se faisant au fur et à mesure de l’augmentation de capacité… Pour tous les autres pays c’est la même chose, ils ont de quoi répondre à leur besoins… Le seul pays qui est embété par la décision allemande au final c’est la France qui avait pris l’habitude… Lire plus »
Bachoubouzouc
Invité
@Meminick : Tout ce que vous montrez, c’est que cette personne a travaillé longtemps dans le domaine de l’énergie (notamment pour EDF), et donc qu’elle est compétente pour aborder ces questions ! Contrairement aux “experts” du nucléaire venus d’Autriche que les anti-nucléaires aiment à citer… Par ailleurs, vous pouvez tenter de la discréditer autant que vous voulez : Est-ce que elle dit est faux ? La réponse est non. Elle ne fait que répeter ce que disent les professionnels de l’énergie depuis six mois ! @ chelya : “L’Allemagne à des besoins compris entre 40 et 80 GW pour une… Lire plus »
Fred 13
Invité

– Le refus d’exploiter le gaz de schiste revient à se rendre plus dépendant de la Russie alors que le prix du gaz va certainement augmenter due à une consommation certainement plus importante encore Si toi ça te branche , demande à Total de venir forer dans ton jardin. Les voisins seront ravis…

Lionel_fr
Invité
L’Allemagne importe plus certes mais ça ne signifie pas grand chose si ce n’est que l’électricité française est moins chère sur les lieux de consommation autrefois desservis par les centrales allemandes arrètées. Cela ne veut pas dire qu’on court à la panne et d’après chelya , ce n’est pas le cas. Messieurs-dames travailleurs du nucléaire, considérez que la diffusion d’un message de modération au jt les soirs de grand froid ne va pas plonger la France dans le chaos, par contre gardez bien à l’esprit que si une centrale s’étale pitoyablement n’importe où sur terre, votre business en sera sérieusement… Lire plus »
meminick
Invité

demandez à une fourmi de réaliser une maison, elle fera une fourmillière demandez à une termite la même chose , elle vous proposera une termitière. d’ou l’intérêt de connaitre le parcours de ceux qui s’érigent en donneurs de leçon. Contrairement à ce que certains peuvent penser l’Autriche n’est pas un pays sous développé ou seule Heidy chante dans la montagne. C’est un pays doté d’une industrie puissante et reconnue et dont le triple A ne semble pas remis en cause qui de plus fournit un cadre de vie plutot agréable

Pierrotb001
Invité
Effectivement. Et que ce paserait t-il si un moment donné : – 15 janvier 2012: L’allemagne n’a plus du tout les capacités de vendre des kw et un pic d’élec de 19h sous la neige nous plonge dans un black-out total. –> Paralysie du pays L’allemagne et le Danemark ont appris à économiser l’énergie ils paient le courant bien plus cher que nous, ils seront s’adapter en cas de pénurie. De plus leur politique d’ENR les poussent à prodiure de l’énergie décentralisée et/ou autonome ce qui limite le black out total. Ils ne dépendent pas d’une source en particulier. De… Lire plus »
Bachoubouzouc
Invité
@ Meminick “d’ou l’intérêt de connaitre le parcours de ceux qui s’érigent en donneurs de leçon.” Encore une fois : Est-ce que ce qu’elle dit est faux ? Non ! “Contrairement à ce que certains peuvent penser l’Autriche n’est pas un pays sous développé ou seule Heidy chante dans la montagne.” Mais je n’ai jamais dit ou pensé cela !!! C’est quoi ces accusations ?! Je disait juste que citer en expert sur une industrie une personne venant d’un pays n’ayant jamais possédé cette industrie et étant peu enclin à avoir travaillé dedans est un peu léger ! @ Pierrotb001… Lire plus »
Wilfried
Invité
.. Les seules données récentes disponibles sont celles de RTE pour les échanges d’électricité entre la France et l’Allemagne. Contrairement à ce que racontent de mauvaises langues, ou des gens incompétents comme ceux de cette société de conseils, les exportations d’électricité de la France vers l’Allemagne n’ont pas augmenté au cours des six derniers mois (après l’arrêt de 7-8 réacteurs nucléaires) par rapport à la même période de l’année précédente. Pour les mois d’avril à septembre 2010, la France a exporté 6.664 GWh vers l’Allemagne. Pour les mois d’avril à septembre 2011, la France a exporté 6.867 GWh vers l’Allemagne… Lire plus »
Wilfried
Invité
.. L’Allemagne a décidé de sortir du nucléaire, de façon unilatérale, par la loi de janvier (ou février?) 2002 (deux mille deux). On ne peut pas dire que ses voisins n’ont pas été prévenus à temps. Le gouvernement conservateur voulait, l’an dernier, repousser de dix ans la sortie totale du nucléaire prévue pour 2022 (plan de 20 ans). Les circonstances l’ont obligé à revenir dans le droit chemin. ( La “France” avait décidé de façon unilatérale, et sans tenir compte de l’avis de ses citoyens, de se lancer dans le tout nucléaire. ) Au premier semestre 2011, l’électricité renouvelable a… Lire plus »
Pierrotb001
Invité

Bien M le professeur! A ceci près que: – combien y a t’il de cogénérations en France? Une 20 aine. En allemagne x10000 ou 50000. – quelle est la part de bois-énergie en Allemagne. Peut etre 2x plus. A vérifier cependant. – Dans un pays où l’on paie l’énergie cher (son vrai prix) est-ce que cela nous conduit à être naturellement plus attentif? La réponse est OUI. Prouvez moi le contraire. Qui se sort vainqueur du black out?

Raoul-78
Invité
Si je comprends bien ce que disent ici les uns et les autres. Les allemands sortent du nucléaire sans nous le demander et nous mettent dans l’embarras car notre modèle énergétique ne nous permet pas de passer l’hiver dans acheter de l’électricité aux allemands qui risquent de ne pas nous en vendre cette année ? C’est cela ? Si cela est vrai, je suis attéré et même scandalisé de voir à quel point nos politiques sont des incapables et que notre modèle énergétique est inadapté ! Mais si et seulement si, ce qui est dit dans l’article (et dans d’autres… Lire plus »
Raoul-78
Invité
Juste une remarque complémentaire sur ce que dit Mme LEWINER dans l’article de TERRAECO : ” Dans un réseau interconnecté comme le réseau européen, on a pas besoin d’avoir une autosuffisance”. La logique qui consiste à importer et exporter à certaines périodes est bonne. Le problème c’est que l’Allemagne a pris une décision sans aucon contact diplomatique, comme si elle était seule au monde “. La question que je me posais donc était la suvante : Depuis le temps que l’on nous dit que le nucléaire a permis à la France d’avoir une “indépendance énergétique”. Ne s’agit-il pas là de… Lire plus »
Bachoubouzouc
Invité
@ Pierrotb001 : Quel rapport entre la cogénération, le bois-énergie et un black out ? En quoi la cogénération leur apporte un avantage lors de ce type d’accident ? “quelle est la part de bois-énergie en Allemagne. Peut etre 2x plus. A vérifier cependant.” Ca c’est pas sûr du tout : l’Allemagne est un pays nettement plus urbain que la France, et leur densité de population est beaucoup plus élevée : un tiers de population en plus pour en gros moitié moins de territoire. “Dans un pays où l’on paie l’énergie cher (son vrai prix) est-ce que cela nous conduit… Lire plus »
Bachoubouzouc
Invité

Sur l’indépendance énergétique, il est dit que le nucléaire permet une meilleure indépendance énergétique (pas totale) car il remplace des importations de gaz et de pétrôle pour des montants importants (qui nous rendent dépendants géopolitiquement de la Russie et du moyen-orient, et qui déteriorent fortement la balance commerciale) par des importations d’uranium pour des montants beaucoup plus faibles et dont nous maitrisons bien mieux la production (nous possédons et exploitons des mines, les états sur lesquels ces mines se trouvent sont soit amis, soit dépendants de nous).

Wilfried
Invité

Le discours habituel des mauvaises langues, c’est qu’avec la sortie du nucléaire l’Allemagne va importer massivement de l’électricité nucléaire française. On voit bien qu’il n’en est rien puisque l’Allemagne n’importe pas plus (ah si, 3%) d’électricité de France cette année que pour la même période en 2010. Elle exporte moins, mais le problème est en France, laquelle a été prévenue dès 2002.

Bachoubouzouc
Invité

Vous avez raison. Enerzine publiait dernièrement un article indiquant que ces importations d’électricité étaient telles qu’elles se ressentaient sur le PIB de l’Allemagne : Mais bon, ce doit sans doute n’être le propos que de dangereux propagandistes pro-nucléaire.

Lionel_fr
Invité
Pour ce que j’en sais, les français ne sont pas perdants dans l’histoire : les points de PIB investis par l’Allemagne dans l’import d’électricité viennent abonder le PIB de leurs voisins non? Au final, c’est une excellente affaire pour les français et s’il faut passer quelques pics hivernaux en se serrant la ceinture, c’est un effort bien minime qui aura pour conséquence heureuse l’apprentissage de l’économie d’électricité déjà largement testé en Bretagne ou en PACA. Bref, si je résume, je ne vois que des bonnes choses dans tout cela. Mais alors pourquoi tant de pessimisme dans l’article ? C’est vrai… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
tout cela ne mène à rien puisque on ne fabriquera pas une centrale de plus pour compenser le besoin temporaire allemand. En termes de chiffre d’affaire pour la filière française , c’est zéro Alors pourquoi ? l’opinion ? servir au bons citoyens une soupe d’arguments qui laisse entendre que les français avaient raison et les allemands tort ??? C’est aussi bète que ça ? Ce que j’aimerais entendre, c’est un responsable moins partisan qui donne quelques directives aux collectivité sur l’attitude à tenir en cas de blackout imminent. Par exemple lorsque le producteur est aux limites, il informe tous les… Lire plus »
Nicias
Invité

@Wilfried et Lion Les exportations vers la Belgique sont a +123% depuis le premier janvier. Nos importations de Suisse ont diminué de 53% (exportations +8%, mais les lignes sont sans doute saturées la nuit) Faut pas chercher plus loin, notre ellectricité arrive en Allemagne via la Belgique et la Suisse. @Lionel “En termes de chiffre d’affaire pour la filière française , c’est zéro” Non, les prix augmentent si le volume ne bouge pas.

tortue
Invité
L’autosuffisance est la solution. Il faut isoler les habitations et les batiments de travail, quelle perte d’énergie en France. À quand l’incitation pour l’isolation? Des coupures de courants(entre 2 à 3h) la nuit quand les gens dorment est une solution utilisée au Québec quand la température descend entre-30 à -40C. Pour rétablir la donnée en CO2 on demande de moins conduire en voiture mais d’utiliser les transports en commun. Quand il fait -30 ou -40 les usines ont des heures de puissance électrique en alternance. Nous baissons la température intérieure des maisons et des batiments pour réduire la différence de… Lire plus »
Wilfried
Invité

Au sujet de l’Allemagne, voir Si le lien ne marche pas, c’est : … loi—lallemagne-abandonne-definitivement-latome …

Dan1
Invité

Si le lien donné par Wilfried ne fonctionne pas prenez celui-là :

Lionel_fr
Invité
On a vite fait de se fourvoyer dans les grandes tendances et le perpectives en 2011 n’ont pas grand chose à voir avec celles de 2001 @ Nicias : je ne dis pas que la filière électrique française ne bénéficie pas de la lacune de production allemande puisque elle en bénéficie énormément. Le chiffre d’affaire de ces Gw manquants est énorme et a de quoi réjouir l’électricien français. Par contre, je n’imagine pas que la france fabrique ou exporte une ou plusieurs centrales suite au déficit allemand car tout le monde a bien compris qu’il n’est que temporaire. En résumé… Lire plus »
De passage
Invité
Vos arguments ne tiennent pas: 1- La “surcapacité nucléaire française” est bien plus ancienne (15 ans au moins) que le boom de l’éolien allemand, donc votre conclusion ne tient pas. 2- Depuis 2006 (une des dernières années où le solde export français était très positif, le parc français et notre consommation n’ont pas varié de plus de 15%. Notre pointe absolue estvers 96GW et la puissance totale du parc français est de 125GW: pas de souci réel sur la pointe. 2- Vous semblez ignorer pourquoi la France importe du courant depuis l’Allemagne “depuis peu d’années”? Ce n’est pas par manque… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
@lion Objectivement , la filière nucléaire vit des temps difficiles. Ce rapport dit en substance : tout va mal puisque le nucléaire va mal. Il ne propose ni solution, ni alternative. Même pas de plan d’urgence pour faire face à une panne géante. Il ne propose absolument rien, il dit juste que le malade est au plus mal. Ce à quoi je préfère dire qu’il y a un avis de tempète sur l’approvisionnement et qu’il faudra peut être adopter des comportements de crise lors des pics de grand froid. Condamner une pièce pour économiser du chauffage est possible pendant une… Lire plus »
Nicias
Invité

“d’après ce que vous dites, j’aboutis à la conclusion contraire à la vôtre” Oui normal, puisque j’ai bien dit le contraire: “notre ellectricité arrive en Allemagne via la Belgique et la Suisse”

Sicetaitsimple
Invité
Relativisons tout de même…. Les importations (ou les exportations) d’électricité d’un pays à l’autre sont sauf incident le résultat d’un ensemble de transactions visant à minimiser les coûts d’approvisionnement des acteurs. Si a un instant donné il revient moins cher d’acheter chez son voisin que de produire soit même, et bien on importe. Quelques milliers de MW nucléaire en moins en Allemagne font bien sûr augmenter le prix de gros en Allemagne (et en Europe) , et donc l’Allemagne va selon les cas plus importer ou moins exporter (en bilan net import/export). L’Italie par exemple est un importateur massif alors… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

Je ne pense pas, les volumes signalés par RTE sont bien des volumes “commerciaux”, la façon dont ça transite est une autre question. Après, qu’un acheteur Belge ou Suisse achète en France pour ensuite revendre en Allemagne, ça arrive certainement ( encore qu’il n’y a pas à ma connaissance d’interco Belgique-Allemagne, c’est encore un peu plus compliqué), mais ça se voit dans les échanges commerciaux entre ces pays, pas au travers des échanges France -Allemagne dont RTE fait état.

bigbluejlr
Invité
Bonjour a tous je voudrai revenir su l expérience de l e-cat du 28 octobre menée par Andrea Rossi. Il s agit d une expérience apparentée a une réaction nucléaire a faible energie qui génère plus d energie qu elle n en consomme. Rossi a sans doute un passe delicat dans le recyclage des déchets, mais ça n en faisait pas un escroc pour autant. Son invention a ete validée par le client US devant plusieurs scientifiques indépendants Les chiffres sont peut etre trop impressionnants pour paraitre véridiques : un facteur de 40 a ete atteint ! 66 kwh d… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
@bigBlue Je n’ai pas d’opinion personnelle sur la fusion froide. Juste que l’expérience n’avait jamais pu être reproduite. Si ce que vous dites est vrai, aucun lobbie au monde ne pourra le passer sous silence. D’ailleurs les secrets ne sont plus ce qu’ils étaient depuis l’internet. Maintenant en admettant que cette machine ait vraiment les résultats que vous dîtes, le pays qui prendrait des brevets dessus ferait une bonne affaire. Cela dit , il ne suffit pas de copicoller dans les forums un message qui s’exclame “ça marche!” Il y a des modalités, l’évaluation des risques, et in fine le… Lire plus »
Raoul-78
Invité
Après la fusion froide.. la douche froide ! Que va-t-on faire de nos 125000 employés du nucléaire ? -20111102] Quelle démocratie va bien vouloir nous acheter notre technologie maintenant que tous les pays d’Europe veulent des energies “propres”, “pas chères” et “à la demande” (c’est donc pas gagné mais il ne le savent manifestement pas…). Par ailleurs, j’ai une petite question basique : comment font les pays européens qui n’ont pas plus de 25 % de nucléaire ? (Pays-Bas, Espagne, Royaume-uni et maintenant Allemagne). Ils n’ont pas l’air plus malheureux et leur économie plus moribonde (sauf peut être l’Espagne qui… Lire plus »
Dan1
Invité

Pour parler savamment du black-out il va falloir attendre le 1er décembre 2001 que l’ENSTO-E diffuse son fameux document “Winter outlook report” : RTE va-t-il sortir son analyse saisonnière plus tôt. Donc pas de black-out prévu avant le 1er décembre !

bigbluejlr
Invité
bigbluejlr
Invité

j essaie juste d avoir vos opinions mais le refus en bloc ne me parait pas constructif

Lionel_fr
Invité

Félicitation pour le lien OilPrice.com qui manquait à mes favoris. Ok, le procédé E-cat remet le doute au goût du jour alors qu’on était resté sur un échec. Je ne ferai pas de blocage particulier , si l’expérience est reproductible, le scoop est vraiment majeur ! wait and see..

Dan1
Invité

Je disais que RTE sortirait peut-être son analyse saisonnière avant l’ENTSO-E. C’est fait aujourd’hui :

alain94800
Invité
sincèrement, la fraude n’est plus crédible. il y a trop de gens dans le coup. ca marche au niveau scientifique (les outils de calorimétrie moderne on permis de valider les expériences critiqués de F&P &al… chaleur anormel de 20W typ). il y a des annonces commerciale, et une guerre du premier a mettre sur le marché. l’E-Cat est en train de se faire doubler par Defkalion GT qui prétend avoir une autre techno (un autre catalyseur, facteur clé pour activer al réaction “inexpliquée mais réelle”) et qui surtout semble avoir plus de compétence industrielle. l’E-cat fonctionne au niveau scientifique, mais… Lire plus »
alain94800
Invité

le démantellement est un job où la france est douée, sérieuse… nb: jusqu’a l’E-cat je défendais le nucléaire, mais si/comme l’E-cat fonctionne, ca n’a plus d’intérêt, tout comme le Photovoltaique et l’éolien…

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