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Les limites de la croissance : le Rapport Meadows francisé

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Le 24 mai prochain sortira en librairie la dernière version du Rapport Meadows – en français -, montrant notamment comment 4 jeunes scientifiques du MIT vont pour la première fois, établir les conséquences "dramatiques" sur le plan écologique d’une croissance économique et démographique exponentielle dans un monde fini.

Le rapport intitulé The Limits to Growth (‘Les limites à la croissance’) a été commandé en 1972 par le Club de Rome. A cette époque, la problématique centrale de leur livre était : « Comment ralentir la croissance » ; Aujourd’hui, l’enjeu pourrait se résumer à : « Comment procéder pour revenir dans les limites de la planète ».

L’analyse des chercheurs repose sur le modèle « World3 », qui permet une simulation informatique des interactions entre population, croissance industrielle, production alimentaire et limites des écosystèmes terrestres. Nous sommes avant la première crise pétrolière de 1973, et pour beaucoup d’esprits, la croissance économique est un fait durable, qui ne saurait être discuté : en 2004, quand les auteurs reprennent leur analyse et l’enrichissent de données accumulées durant trois décennies d’expansion sans limites, l’impact destructeur des activités humaines sur les processus naturels les conforte définitivement dans leur raisonnement.

Le Polytechnicien, Jean-Marc Jancovici, qui a préfacé le livre indiquait déjà en 2009 : « Il serait à mon sens fort utile que la traduction française du Rapport Meadows soit rééditée aujourd’hui, sans commentaires ni appendice. Une telle réédition pourrait opportunément servir à inclure l’étude de ce document dans le programme de bon nombre d’établissements formant nos futures élites. Faire toucher du doigt que le monde est fini, à travers la lecture d’un texte assez bien adapté à cette fin, malgré ses inévitables faiblesses, ne serait-il pas salutaire pour tout HEC qui va œuvrer à l’expansion de son entreprise, pour tout polytechnicien qui travaillera à accroître la puissance industrielle de l’homme, et pour tout énarque chargé de réfléchir aux voies pour l’avenir ? »

« La réponse apportée en 1972 par The Limits to Growth, que nombre de Français ont connu sous l’intitulé « Rapport du Club de Rome » (et mal traduit en français par Halte à la croissance ? »), fera l’effet d’une bombe : tant que nous poursuivons un objectif de croissance économique « perpétuelle », nous pouvons être aussi optimistes que nous le voulons sur le stock initial de ressources et la vitesse du progrès technique, le système finira par s’effondrer sur lui-même au cours du xxie siècle. Par « effondrement », il faut entendre une chute combinée et rapide de la population, des ressources, et de la production alimentaire et industrielle par tête. »

« Même si les auteurs soulignaient que ce choix ne leur appartenait pas, ils indiquaient que la seule manière d’éviter cette issue était de stabiliser le PIB mondial au niveau de 1975, et d’affecter tout progrès technique à venir à « faire plus propre à consommation constante », et non à favoriser une consommation croissante. Bien évidemment, ce n’est pas le chemin que nous avons suivi depuis. »

« Paru à la fin des Trente Glorieuses, The Limits to Growth connaîtra un retentissement planétaire. Mais, malgré une approche lumineuse de l’imbrication de l’économie et des flux physiques, il subira ensuite la malédiction de Cassandre, ne réussissant ni à imprimer durablement sa marque dans l’univers des prospectivistes, ni à le faire dans l’univers des économistes. Désormais, le seul souvenir qui reste de ce travail est que ‘ces pessimistes se sont trompés, puisque nous sommes toujours là ».

« Mais ceux qui se donneront la peine de lire ou de relire The Limits to Growth verront qu’il n’y a jamais été question que l’humanité ait déjà disparu en 2012, ni même qu’elle ait commencé à décroître. Car le xxie siècle dure plus. »

 

Cet essai de plus de 400 pages a été écrit conjointement par Donella Meadows, Dennis Meadows et Jorgen Randers.

Il sera disponible en librairie à partir de jeudi prochain au prix de 25 euros.

SOMMAIRE

Préface De Jean-Marc Jancovici

Préface Des auteurs

Chapitre 1 – le Dépassement
Chapitre 2 – la force motrice : la croissance exponentielle
Chapitre 3 – les limites : sources et exutoires
Chapitre 4 world3 – la dynamique de la croissance dans un monde fini
Chapitre 5 – l’histoire de la couche d’ozone ou la preuve qu’il est possible de redescendre en deçà des limites
Chapitre 6 – la technologie, les marchés et le dépassement
Chapitre 7 – transitions vers un système soutenable
Chapitre 8 – transition vers le développement durable : les outils

Postface de bruno lhoste

Annexes
1. de world3 à world3-03
2. indicateurs de bien-être humain et empreinte écologique

Liste des tableaux et des figures avec leurs sources

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    149 Commentaires sur "Les limites de la croissance : le Rapport Meadows francisé"

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    Marina33
    Invité

    Et oui les énergies fossiles seront un jour épuisées tout comme les limites de production de la biosphère ne peuvent dépassées, à l’humanité de reconnaitre qu’elle ne peut croitre à l’infini sur une planète fini.

    Lionel_fr
    Invité
    Je trouve les allégations de cet ouvrage trop légères sur l’économie. Certes le paramètre envoronnemental est correctement pris en compte mais des gars comme JMJ n’ont rien à faire dans la macro-économie. Ils en disent plus long sur leurs lacunes que sur la situation réelle. Il se peut que de telles thèses aient du succès en France mais ce ne ferait que souligner le peu de compétences macro-économique que les medias nationaux ont inculqué aux français depuis l’après-guerre. Je suis étonné que quelqu’un qui a fait pas mal de maths n’ait pas compris qu’un repère xy possède un zero placé… Lire plus »
    gaga42
    Invité

    Je n’ai pas encore lu ce texte, mais je ne peux accepter ce procès d’illégitimité des auteurs et de JMJ pour la seule raison qu’ils n’ont pas de compétences « reconnues » (par qui?) en macro-économie. D’abord c’est probablement faux, ensuite et surtout on voit depuis 2009 ce que valaient les modèles de ces soit-disant experts en économie et en prospective…

    Thierry79
    Invité

    La dématérialisation, l’explosion du tertiaire en sont deux exemples flagrants. & La croissance (…) Elle n’est certainement pas corrélée avec la consommation de ressources. => Comment pouvez-vous lancer ces affirmations? je vois que vous ne connaissez pas l’argumentaire de JMJ qui justement montre que croissance et consommation de ressources sont liés. Et l’explosion du tertiaire amène aussi une explosion de la consommation de ressources. Je vois que vos connaissances dans le domaine sont aussi élevé que ceux que vous denoncez. Par contre je ne me prononcerai pas sur ce rapport car je ne l’ai pas lu … moi non plus.

    Tech
    Invité
    en parlant d’ignorantisme, vous feriez bien de vous regarder dans un miroir. « la dématérialisation, l’explosion du tertiaire ». parceque selon vous cela ne consommerait pas de ressources?!? on a jamais autant consommé de papier, que depuis que les imprimantes, ne coûtent presque rien, et que les disques durs ou en circuits intégrés permettent de stocker de plus en plus en plus et pour des prix toujours plus bas et le tertiaire, s’appuie sur quoi? immeubles, réseaux,serveurs, clim, écrans, pda,mobiles, etc, etc,etc, … ce sont des ressources dans certains cas différentes, mais des ressources quand même qui sont consommées en grande quantité!… Lire plus »
    filvert
    Invité

    Meadows a d’abord travaillé sur commande pour le Club de Rome (club de réflexion pour le mondialisme) pour éditer un premier ouvrage en 1972. Il a repris ce travail en indépendant et a édité une nouvelles version approfondie et rectifiée en 1993, puis en 2004. Dennis Meadows doit terminer sa dernière version pour 2014 (Donella Meadows morte en 2001).

    Lionel_fr
    Invité
    Que d’éloges pour un écrit d’avant le premier choc pétrolier. Je ne m’avancerai pas sur des perspectives chiffrées. Je constate que vous donnez à ce bouquin le pouvoir quasi surnaturel d’un Nostradamus qui comme chacun sait, ne peut avoir tort que parce qu’on l’a mal interprèté. A vous lire , il est évident que votre approche relève plus de la religion païenne que de la science, exacte ou non. A l’instar de Jancovici ou Pol Pot, vous rèvez d’un retour massif vers les campagnes. Chacun son lopin de terre et les chefs tout là haut décideront du sort de l’humanité… Lire plus »
    Jojo
    Invité
    Je pense que vous parlez du fameux découplage … Je pense que vous êtes complètement à côté des ordres de grandeur. A moins de plusieurs révolutions techniques (et il ne faut pas trop croire aux miracles) le découplage entre croissance économique et consommations de ressources ne se fait qu’à un rythme bien trop lent. Surtout qu’en parallèle, on fait tout pour augmenter la croissance économique, ce qui annule complètement les gains d’intensité énergétique (et je ne parle pas de la population qui augmente elle aussi) En l’état actuel de notre économie et de notre société, plus de croissance = plus… Lire plus »
    Thierry79
    Invité

    Merci pour ce belle argumentaire. Chacun pourra se faire sa propre opinion.

    an391
    Invité

    Toujours impressionnant de lire les réactions de ce type. De fait les banalités les plus élémentaires n’ont pas bonne presse, mais il est vrai que leurs conséquences elles ne le seront et ne le sont déjà en rien, banales .. Que faire aujourd’hui ? Relire Bataille peut-être, au moins agréable à lire : Car il apparait de plus en plus clair que l’on ne va pas faire grand chose ..

    Lionel_fr
    Invité
    Merci de donner enfin un argument Le découplage est trop lent, c’est vrai. Comme il est vrai que de nombreuses quètes des sociétés industrialisées sont impossibles à accomplir et finiront par s’auto réguler, faute de moyens. Cela dit le découplage est loin d’être insignifiant, on en constate les effets avec le pétrole depuis 2008 , année historique où le prix élevé a pour le première fois , fait reculer la consommation des pays riches. Aujourd’hui France et états unis ont baissé leur consommation d’environ 10% depuis 2007 mais cela n’empèche pas le pétrole de rester le plus grand risque qui… Lire plus »
    gaga42
    Invité

    Pour Lionel_fr:

    trimtab
    Invité
    Pour lionel: Je vous vois ‘gonfler’ à bloc contre ce…… « truc ne vaut pas le papier qu’il consomme »…. qui pourtant ne pose qu’une question très simple: (comme la fait Bucky, Lester Brown, Lovins, Jancovinci et tant d’autres depuis tant d’années – sont ils tous trompés ?) Toujours plus ou nettement moins ? Je vous propose une experience de PHYSIQUE très simple afin de vous aider à trouver la réponse. Soufflez dans un ballon de bauruche. Il grandit au fur à mesures (la croissance ?) de l’air (les resources ?) que vous mettez dedans. De temps en temps, vous arrivez pas… Lire plus »
    technix
    Invité

    La publication de Manicore à propose du rapport Meadows:

    Nicias
    Invité
    nous pouvons être aussi optimistes que nous le voulons sur le stock initial de ressources et la vitesse du progrès technique, le système finira par s’effondrer sur lui-même au cours du xxie siècle. L’anerie de base est de considérer qu’il existe une chose telle que le stock initial de ressources. 40 ans après le premier rapport, JMJ n’a toujours pas compris que ce stock est en constante augmentation parceque l’on trouve sans arret de nouvelles aplications pour des choses qui étaient inutiles et non comprises dans ce prétendu stock initial de ressources naturelles. L’optimisme serait donc de considérer que ce… Lire plus »
    fredo
    Invité
    sur le principe cette théorie semble recevable; Les chocs pétroliers n’ont-ils pas marqué les 30 dernière années? Voilà un signe avant coureur de ce que peut être un baisse des ressources disponibles, à savoir une hausse soudaine des prix via les marchés de matières premières, et sa traduction qiuasi immédiate à la pompe. C’est juste un exemple. Bien compris que Lionel n’aime pas Janco, ni les X trop sûr d’eux, ni les élites trop formatées, je partage ce point de vue sur les 2 derniers points. Je ne vois ppurtant pas il est inconcevable que la croissance s’arrête. Mais bon… Lire plus »
    Zig22
    Invité

    Pour ne prendre qu’un exemple : dans nos pays « riches », on produit des chaussures et des vêtements bien plus que nécéssaires, et la mode est là pour rendre obsolètes les modèles de l’an dernier. Ces produits nécessitent beaucoup d’eau, de tissus, de plastiques, d’encres, etc. Que deviennent tous les produits invendus et passés de mode (regardez par exemples les ces chaussures que personne ne portera jamais !) Gaspillage des ressources, et pollution ! Et de plus en plus de pays se développent sur ce modèle !

    Atomicboy44
    Invité
    Vous écrivez : « JMJ n’a toujours pas compris que ce stock est en constante augmentation parceque l’on trouve sans arret de nouvelles aplications pour des choses qui étaient inutiles et non comprises dans ce prétendu stock initial de ressources naturelles. » JMJ l’a compris depuis longtemps, et c’est bien pour çà qu’il parle des différences entres réserves connues et des reserves prouvées. Vous piuvez dire que les réserves augmente mais a quel rythme ? Et surtout a quel rythme par rapoort a nos besoins si nous continuoans de dévellopper ce modèle basé sur l’énergie abondante et bon marché. Je crois que… Lire plus »
    Nicias
    Invité

    Selon la FAO, au milieu des années 60, un humain consommait en moyenne 2360 calories par jour, 3700 c/j pour un Américain en 2000. JMJ compare ce qui s’est passé et les simulations du rapport Meadows: Je cite JMJ pour la légende: « Comparaison normalisée de l’évolution réelle de la production agricole par tête (mesurée en contenu énergétique, disques mauves) avec la simulation « baseline » (vert), la simulation « technologie étendue » (rouge), et la simualtion « stabilisation » (bleu). » La grosse blague dans le scénario rouge, c’est que l’on meurre tous de la pollution et de la famine, mais d’obésité point.

    Nicias
    Invité

    Donc il n’y a pas selon ces messieurs très intelligents du club de Rome de saturation des besoins. On peut aussi noter dans ces beaux graphiques de JMJ l’échelle de temps. On compare ce qui s’est passé entre 1970 et 2008, et pour que (surtout sur les autres graphiques disponibles sur son site) l’on ne remarque pas les énormes divergences entre les simulations et la réalité, on écrase complètement les courbes en rajoutant la période 1900-1970 et 2009-2100.

    Dan1
    Invité
    Je vous signale un sujet connexe dans le numéro mai 2012 de Science et Vie : Alerte à la pénurie. En plus du grand classique du pétrole, il est fait état de problèmes sur 26 éléments essentiels dont les ressources pourraient poser problème. On voit que le cuivre se raréfie et que nous pourrions avoir des problèmes avec la production habituelle d’hélium. Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas de solution, mais cela laisse supposer que tout sera plus cher et plus compliqué. L’intérêt du rapport Meadows est d’attirer l’attention sur les futures tensions inhérente à l’intensification de la… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    Que voulez-vous sous-entendre quand vous demandez à Lionel de souffler dans le ballon? Si vous n’avez pas réalisé que « ces gars en disent plus long sur leurs lacunes que sur la situation réelle », c’est que vous n’avez rien compris….

    Minintax
    Invité
    « il est fait état de problèmes sur 26 éléments essentiels dont les ressources pourraient poser problème. » —————————————– Ca fait des siècles que les déplétionnistes nous ont fait le coup des ressources qui « pourraient poser problème ». En attendant, quand on leur demande de citer une ressource, UNE SEULE, qui se raréfieRAIT (chiffres à l’appui hein, pas en brassant du vent avec des affirmation gratuites), il n’y a plus personne. Et je ne parle même pas des ressources dont on ne soupçonnais même pas l’existence il y a quelques décennies (les fibres de verre ou de carbone, les terres rares, le silicium… Lire plus »
    Bachoubouzouc
    Invité

    Faites mentir tous les non-spécialistes de la question que vous voulez (Jimmy Carter et Tertullien, deux choix originaux), mais niez vous que : 1) La terre est de dimension finie 2) Si on continue à utiliser de plus en plus ce qu’un volume fini contient, ce volume finit par se vider ?

    Dan1
    Invité
    S’agissant du pétrole du gaz et d’autres éléments comme le cuivre, on ne peut que constater qu’ils existent sur terre en quantité finie et que l’on a prélevé le plus facile. Pour le pétrole on a pas trouvé d’autre Ghawar depuis 1948 et on a une idée assez précise de la taille finie de Ghawar. De même, on a trouvé Cantarell au mexique mais on l’a épuisé plus rapidement grace à des techniques de récupération plus moderne et efficace. Ce que l’on trouve aujourd’hui est plus petit et l’extraction est plus compliquée. L’âge d’or du pétrole est derrière nous. Il… Lire plus »
    gaga42
    Invité

    Pour minitax, et autres « prophètes du gavage », A lire d’urgence, ce rapport très sérieux, état de toutes les ressources naturelles et écrit par des scientifiques « prophètes de malheur »: Mathieu Auzanneau (Le Monde) dans son excellent blog « Oilman » parle lui de « Peak All » Personellement, pour mon travail, j’utilise de l’Helium (je ne suis pas marchand de ballons), et ce gaz, issu de forages, est devenu depuis quelques mois très difficile à trouver suite à une pénurie mondiale, ça commence!

    Lionel_fr
    Invité
    Concept important : L’économie n’est PAS une science exacte. Ensuite, quand un élément devient rare et chèr : tout remplacement de cet élément prend une valeur au moins équivalente – valeur à laquelle il faut ajouter l’intéret géopolitique Pour faire simple , trouvez un substitut au pétrole, vous le vendrez comme carburant au prix du baril, vous vendrez le procédé, obtiendrez subventions, contrats militaires occultes … La valeur est une notion suffisament complexe pour que vous en extirpiez une méta-notion complètement hors de portée comme la croissance. Vous vous prenez pour des présidents ? Ce va nous en faire un… Lire plus »
    Tassin
    Invité

    Eh bien on peut voir que le sujet passionne les foules… Comme quoi il s’agit d’un vrai problème de paradigme de notre société. Le deuil sera long!

    Bachoubouzouc
    Invité
    Vous reproduisez justement une erreur que JMJ dénonce régulièrement : Vous essayez de quantifier l’énergie (le pétrole) en valeur monétaire au prix qu’on lui donne aujourd’hui. Ce prix d’aujourd’hui tient compte du fait que la production diminue (ou stagne) alors que la demande augmente, mais il ne tient absolument pas compte du fait que cette ressource va disparaitre prochainement. C’est là le côté irrationnel des économistes qu’il dénonce. Or la croissance décrit une réalité physique : c’est l’augmentation du nombre de trucs qu’on peut s’acheter en échange de notre travail. Si les ressources naturelles se rarifient, on pourra à l’avenir… Lire plus »
    Zig22
    Invité
    attention à ce raisonnement. Je prend un exemple : un naufragé sur une île déserte. 1 cocotier qui donne un nombre limité de noix de coco chaque mois. le naufragé a juste de quoi se nourrir en mangeant ces noix de coco. arrive un autre naufragé. Il n’y a plus assez de noix de coco pour nourrir tout le monde. Peut-on prévoir la mort d’un ou des deux individus ? Pas sûr : ils vont certainement essayer de trouver d’autres moyens de se nourrir, qui demanderont plus d’effort et d’imagination : la pêche par exemple. Cet exemple trivial montre que… Lire plus »
    Lionel_fr
    Invité
    Ben non ! la croissance est économique, elle se mesure en valeur et pas en quantité La croissance dont tout le monde parle est celle du PIB, celle qui crée de l’emploi et surtout celle qui sert d’étalon à la dette publique La dette se calcule en pourcentage de PIB, si celui-ci monte, la dette diminue La croissance en volume est une idée (parmi d’autres) qui ne sert qu’à éclairer la seule croissance qui nous intéresse, celle du PIB. Le terme « Croissance » » utilisé seul signifie croissance de PIB JMJ postule que la croissance en volume, en nombre d’unités et en… Lire plus »
    Minintax
    Invité
    « Ce prix d’aujourd’hui tient compte du fait que la production diminue (ou stagne) » ———————————— Cessez de mentir, la production du pétrole augmente chaque année. Si vous n’êtes même pas fichu de reconnaître un fait de base, chiffré et incontestable, pourquoi on devrait vous croire sur le reste ? Et puis c’est pas comme les prophètes de malheurs et autres « experts » catastrophistes ne se sont pas plantés systématiquement hein ! ———————————— Bachoubouzouc : « Or la croissance décrit une réalité physique : c’est l’augmentation du nombre de trucs qu’on peut s’acheter en échange de notre travail. » ———————————— En France, on n’utilise pas… Lire plus »
    Minintax
    Invité
    Le plus drôle, c’est que nos néo-malthusiens, qui passent leur temps à prédire un prochain-imminent-pour-très-bientôt manque des ressources et donc de la cherté ne se sont jamais demandé pourquoi malgré le prétendu excès de ressources humaines (qu’ils sont les premiers à dénoncer avec hystérie), les salaires ont explosé par rapport au prix de n’importe quelle matière première. En d’autres termes, la contradiction flagrante entre leur théorie (raréfication => plus cher => cata => fin du monde) et la réalité (les ressources prétendument de plus en plus rares sont de moins en moins cher par rapport aux salaires de gens de… Lire plus »
    Bachoubouzouc
    Invité
    @ Zig22 : Dans votre exemple, vous allez chercher des ressources (poissons) en dehors de votre univers fini (île). Il peut donc difficilement s’appliquer à notre planète et à notre économie. Certes, on n’a certainement pas encore exploré toutes les possibilités (ce que nient ni les membres du club de Rome, ni moi), néanmoins les ressources de notre planète sont incontestablement finies et donc peuvent (vont) être épuisées. @ Lionel_fr : « Ben non ! la croissance est économique, elle se mesure en valeur et pas en quantité » La valeur n’est qu’un indicateur du phénomène physique : Si demain le pétrole… Lire plus »
    Tnb
    Invité
    Lionel_Fr:  » Sous entendre que je suis un travailleur de force assisté de machines à vapeur est d’une stupidité crasse  » …de machine à vapeur … disons plutôt assisté d’esclaves energétiques . C’est pourtant la réalité et ce qui a permis de démultiplier la richesse produite qu’on résume par le mot progrès . C’est un fait nous sommes plus assistés dans nos taches quotidiennes par des esclaves energétiques que nos ancêtres , mais il n’y a rien d’anormale car ça fait plus de 2 siecles que l’humain se bouge les neurones pour y arriver . mecanisation, automatisation , la suite… Lire plus »
    Tnb
    Invité
    Minitax : » Le plus drôle, c’est que nos néo-malthusiens, qui passent leur temps à prédire un prochain-imminent-pour-très-bientôt manque des ressources et donc de la cherté ne se sont jamais demandé pourquoi malgré le prétendu excès de ressources humaines (qu’ils sont les premiers à dénoncer avec hystérie), les salaires ont explosé par rapport au prix de n’importe quelle matière première..  » ce que j’aime bien avec vous , c’est que vous pretez à JMJ comme au rapport Meadows des propos qui ne sont pas tenus . D’ailleurs même JMJ explique très bien que par exemple le temps de travail nécéssaire pour… Lire plus »
    Reivilo
    Invité
    Beaucoup de commentaires intéressants, mais on peut aussi voir les choses sous un autre angle. Je suis sidéré de voir a quel niveau notre dépendance à l’énergie et à la technologie est devenu totale et irréversible. Pour la mobilité, combien de personnes sont aujourd’hui incapable d’aller d’un point à un autre sans véhicule motorisé et sans l’aide d’un GPS ? Pour la vie courante en cas de panne d’électricité généralisée et un peu longue, quels sont les solutions de secours pour communiquer, s’éclairer, se chauffer, se nourrir ou simplement ouvrir ses volets ? Non seulement le modèle de développement actuel… Lire plus »
    Lionel_fr
    Invité
    C’est épuisant de parler de croissance avec des gens qui ignorent ce que ça signifie. Le problème c’est qu’une notion macro-économique est sans grand intéret pour le citoyen lambda. Parler croissance, c’est au moins se placer au niveau d’un chef d’entreprise, soit un groupe de personnes qui travaillent pour une caisse unique en y apportant de la valeur AJOUTEE. Donc je suis en train d’expliquer à des salariés une problématique de décideur. Si les salariés en question étaient un peu honnètes, il me parleraient d’augmentation de salaire, d’économies sur leur factures de téléphone et en général, tout ce qui permet… Lire plus »
    an391
    Invité
    Vous êtes bien gentil, mais pourquoi partir de l’hypothèse que vos interlocuteurs ne comprennent pas ce qu’est la croissance ? La vérité est que l’on n’a pas le choix, la croissance, ou possibilité de croissance, est in fine déterminée par la facilité d’accés aux ressources naturelles et en particulier énergétique. De plus on a aujourd’hui la montagne de dettes, montagne de dettes qui n’est que la conséquence de la croyance à la possibilité de croissance à n’en plus finir. Et Montagne de dette dont l’accumulation a d’ailleurs commencé en gros après le premier choc pétrolier (premier choc qui rappelons le… Lire plus »
    Wilfried
    Invité
    . Le stock de ressources est en constante augmentation ? Voir ! Pour l’eau, essentielle à l’agriculture comme l’on sait, les réserves accumulées depuis des millénaires dans les nappes phréatiques et autres nappes plus profondes sont en diminution dans de nombreuses régions du monde. Le pompage excessif des aquifères pour l’irrigation augmente temporairement la production agricole, créant une « bulle » qui éclate lorsque les réserves d’eau s’épuisent. « Many countries are facing dangerous water shortages. As world demand for food has soared, millions of farmers have drilled too many irrigation wells in efforts to expand their harvests. As a result, water tables… Lire plus »
    Minitax
    Invité
    « Je ne mens pas, contrairement à vous » ————————— Bah si, vous mentez, en montrant la production de l’OPEC pour faire croire que la production baisse alors qu’elle ne compte que pour 1/3 de la production mondiale. Menteur et ignare. ————————— « Et même si je m’étais trompé, cela ne changera pas grand chose à mon raisonnement. » ————————— Ah bah oui évidemment, quoi qu’il arrive, quelle que soit la réalité et les faits, un croyant a toujours raison. C’est le propre d’une religion. —————————- Bachoubouzouc : « Par exemple le pétrole, qui est aujourd’hui infiniment plus difficile à trouver et à extraire qu’autrefois,… Lire plus »
    Minitax
    Invité
    « Le pompage excessif des aquifères pour l’irrigation augmente temporairement la production agricole, créant une « bulle » qui éclate lorsque les réserves d’eau s’épuisent.  » ———————————– Oui bof, argumentaire non chiffré d’une officine catastrophiste qui prédit la fin-du-monde-pour-bientôt depuis 50 ans que c’est créé par son fondateur Lester Brown, bref, scientifiquement, ça ne vaut pas un clou. Le fond de commerce d’un prophète, c’est sa crédibilité. Vu toutes les âneries que le serial catastropheur Lester Brown a pondues, autant dire que son fond de commerce a autant de valeur qu’un sex shop au pied de la Basilique St Pierre de Rome. Mais… Lire plus »
    an391
    Invité

    lol, Minitaxounet, toujours fidèle à lui-même 🙂

    Minintax
    Invité

    Réserves prouvées de pétrole : doublées depuis 1978 Réserves ultimes de pétrole : doublées depuis 1995 Et nos catastrophistes continuent de crier, année après année : fin du monde, fin du monde, très bientôt, très bientôt. Ce serait presque drôle s’ils n’étaient pas aussi lassants et pathétiques.

    Lionel_fr
    Invité
    « Vous êtes bien gentil, mais pourquoi partir de l’hypothèse que vos interlocuteurs ne comprennent pas ce qu’est la croissance ?La vérité est que l’on n’a pas le choix, la croissance, ou possibilité de croissance, est in fine déterminée par la facilité d’accés aux ressources naturelles et en particulier énergétique. » Parce que vous en faites la démonstration en une seule phrase ! L’augmentation du prix du pétrole du début 2012 a provoqué le triplement des ventes de Toyota Prius aux états unis. Autrement dit la raréfaction du pétrole suite à l’embargo américain sur l’Iran a généré de la croissance au Japon… Lire plus »
    Lionel_fr
    Invité
    Le PIB s’exprime en dollars, c’est de l’argent ! Le PIB ne concerne que les pays. Son mode de calcul est certes très contestable mais il est le même pour tous les pays ce qui permet le seul travail recevable pour un ingénieur honorable : les comparaisons entre pays. Le rapport entre energie et PIB est contestable, l’allégation selon laquelle l’énergie remplace la force musculaire est complètement à coté de la plaque. La prise en compte de la consommation des IT en remplacement des transports ne reflète pas le marché desIT (dont la croissance domine largement tous les autres secteurs)… Lire plus »
    an391
    Invité
    Ok on va en rester là 😉 Mais amusant comme les « convaincus de leur connaissance économique » attendraient des démonstrations, tout en disant plus haut que l’économie n’est pas une science exacte, ce qui est vrai, mais surtout en oubliant que les démonstrations c’est pour les mathématiques, dans les sciences de la nature il s’agit de vérification par l’expérience d’hypothèse et de théories, et non de démonstrations… Et vous devriez parler des records de croissance japonaise à Fitch par exemple … « La raréfaction de la ressource CREE de la croissance à hauteur de la hausse des prix qu’elle engendre » Pas mal,… Lire plus »
    Lionel_fr
    Invité
    L’allemagne qui a massivement investi dans le secteur de l’énergie ne connait pas de crise structurelle actuellement. Ils ont pourtant raréfié artificiellement leur electricité. Je crois que les allemands et les scandinaves sont simplement moins sensibles à l’hypnotisme irrésistible d’un JMJ Vous parles de la note souveraine du Japon mais leur secteur automobile a fait un trimestre excellent et les ventes de Toyota Prius aux USA avoisinent les 50 000 par mois (merci la hausse du pétrole) En revanche le nucléaire mondial que Mr JMJ présente comme wonderlant , a fait un trimestre pire que mauvais , Areva est à… Lire plus »
    an391
    Invité

    Ok restons en là … (et je ne sais pas pourquoi vous voulez faire de vos contradicteurs des « fans de JMJ » …)

    Bachoubouzouc
    Invité
    « Bah si, vous mentez, en montrant la production de l’OPEC pour faire croire que la production baisse alors qu’elle ne compte que pour 1/3 de la production mondiale. Menteur et ignare » Décidément : Source : BP Statistical Review, 2011 Bref, Minitax, vous racontez absolument n’importe quoi. « Ah bah oui évidemment, quoi qu’il arrive, quelle que soit la réalité et les faits, un croyant a toujours raison. C’est le propre d’une religion. » En attendant la fin de vos ronds de jambe, mon « Ce prix d’aujourd’hui tient compte du fait que la production diminue (ou stagne) alors que la demande augmente, mais… Lire plus »
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