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Les produits chimiques sous surveillance

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Résultat de 4 ans de lutte entre l’UE et les lobbies pharma- ceutiques, la directive Reach est entrée en vigueur au 1er juin 2007.

Reach, pour "Registration, evaluation and authorisation of chemicals", a pour objet de recenser parmi les substances chimiques présentes sur le marché celles qui représentent un danger pour la santé et/ou l’environnement.

Parmi les 100 000 substances chimiques en circulation, Reach devrait en recenser 30 000 parmi les plus utilisées, d’ici à 2018. L’évaluation de la toxicité de ces substances devrait permettre, non pas de les retirer des circuits de fabrication, mais d’obliger les industriels à préférer des substances innoffensives si l’alternative existe. L’objectif étant d’orienter le marché vers le développement d’une "chimie verte".

La directive impose surtout un changement important dans la responsabilisation des industriels, puisque ce sont désormais eux, et non plus les autorités, qui doivent faire la preuve de l’inocuité d’une substance chimique. Ils devront ainsi fournir les données de sûreté sanitaire et environnementale sur les principales substances qu’ils produisent.

Les substances les plus dangereuses, dites "extrêmement-préoccupantes", ne pourront être exploitées qu’avec une autorisation, ou remplacées par des substances équivalentes.

Elles comprennent des molécules chimiques qui :

  • ne se décomposent pas rapidement dans l’environnement (substances très persistantes) et peuvent s’accumuler dans notre corps (substances très bioaccumulables)
  • sont capables de perturber notre système hormonal (perturbateurs endocriniens) ;
  • peuvent provoquer le cancer (cancérigènes) ;
  • peuvent altérer les gènes (mutagènes) ;
  • sont toxiques au système reproductif ;
  • soulèvent une préoccupation "équivalente".

Une avancée dans l’utilisation contrôlée des substances chimique qui ne satisfait pas pour autant les associations écologistes. Elles accusent les industriels de la chimie d’avoir considérablement affaibli le texte initial en prétextant l’impact économique de la directive.

Selon l’association Greenpeace, les coûts d’application pour l’industrie représentent 0.05% de son chiffre d’affaires total en Europe. Ce qui représente entre 4 et 5 millions d’euros.


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