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L’Etat créé un fonds de modernisation des entreprises nucléaires

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Le ministre du Redressement productif (Arnaud Montebourg) et la Ministre de l’Énergie (Delphine Batho), ont présidé hier, le Comité Stratégique de la Filière Nucléaire (CSFN) sur le site de l’usine Valinox à Montbard (Côte d’Or).

Un « contrat de filière » a été dévoilé lors de cette réunion. Il comprend des mesures destinées à inciter les jeunes à se tourner vers ces métiers, à soutenir l’innovation, à accompagner la transition énergétique, et à renforcer la cohésion de la filière pour conquérir des marchés à l’export. L’État et les industriels entendent ainsi se mobiliser pour faire connaître ces métiers auprès des jeunes et maintenir l’excellence de l’offre de formation.

D’autres mesures ont été annonçées à cette occasion dont un fonds de modernisation :

"Structurer l’équipe de France du nucléaire" : Une structure permettant aux acteurs de se fédérer sera créée afin de mettre en valeur la filière nucléaire en France et de permettre de promouvoir l’offre de la filière française notamment à l’international. Les ministres ont réaffirmé le caractère stratégique du développement de l’exportation du savoir-faire français en matière nucléaire, sur la base du plus haut niveau de sûreté et sous le pilotage direct du Premier Ministre. Les instruments de financement export, renforcés lors de la dernière loi de finances, seront pleinement mobilisés.

"Soutenir les « pépites » de la filière" : Pour faire émerger nos futures « pépites » et financer leur développement, l’État et les principaux industriels de la filière ont créé ce jour le « fonds de modernisation des entreprises nucléaires », doté de 133 millions d’euros dont 50 millions dotés par la BPI, à travers le Fonds Stratégique d’Investissement.

"Innover, notamment en matière de démantèlement" : La filière française du démantèlement sera en particulier renforcée pour répondre aux importants besoins à venir dans tous les pays concernés, en s’appuyant sur l’excellence de nos entreprises en cette matière de haute technologie.

"Renforcer les conditions de recours à la sous-traitance" : A la suite du volet « condition de recours aux entreprises prestataires » des Évaluations Complémentaires de Sûreté, la filière a mis au point, avec les représentants des salariés, un cahier des charges social applicable aux prestations de services et de travaux réalisées sur une Installation Nucléaire de Base en France. Les donneurs d’ordre s’engagent formellement à transposer ce cahier des charges dans leurs marchés de sous-traitance et à le mettre en œuvre très rapidement. Il fera l’objet d’un suivi régulier et, si nécessaire, d’un renforcement par des mesures législatives.

La filière nucléaire qui rassemble environ 2.500 entreprises emploie près de 220.000 salariés et réalise un chiffre d’affaires cumulé de 46 milliards d’euros dont 5,6 milliards à l’exportation.

Par ailleurs, les dépenses d’investissement de la filière nucléaire en Recherche et Développement (1,8 milliards d’euros) lui permet de se classer en 4ème position des filières les plus innovantes de France. Elle prévoit d’embaucher massivement : "110 000 recrutements sont attendus d’ici 2020."


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    16 Commentaires sur "L’Etat créé un fonds de modernisation des entreprises nucléaires"

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    Steph
    Invité

    Et apres il va y avoir des pro-nuke qui vont nous brailler que les EnR sont portes a bout de bras ? Voila une illustrtation de la distorsion de concurrence dont beneficie le nuke, depuis plus 40 ans que le programme a ete lance. La France ou comment investir dans le passe.

    Bachoubouzouc
    Invité

    On parle là de 50 millions d’euros investis par l’Etat (c’est à dire que cet argent sera remboursé avec intérêts) dans une filière qui produit de l’ordre de 400TWh par an, là où le photovoltaïque bénéficie de près de 2 milliards d’euros de subvention pure (CSPE) pour 3,8 TWh produits chaque année. Vous n’avez pas l’impression de jouer un peu trop les pleureuses ?

    aphi
    Invité

    Il n’y a pas réellement de distorsion de concurrence, d’une part les sommes publiques sont faibles (50 ME du FSI), le reste provenant des entreprises elles-mêmes. D’autre part l’idée n’est pas d’investir ces sommes dans du développement ou de la R&D, mais plus dans de la promotion vers l’étranger. C’est plutôt du pragmatisme, à savoir exploiter au mieux des technologies ayant un potentiel commercial, au même titre que les 3 autres fonds de développement (technologies médicales, ferroviaire et aéronautique).

    Rotavatar
    Invité

    @ bachoubouzouc…la CSPE n’est pas un impot: c’est un paiement effectué par un consommateur…Ce qui est bien différent (hors compensation de l’état a l’edf sur la manque a gagner CSPE, seulement cela est une subvention!)

    S81
    Invité

    Enfin une décision du gouvernement qui va dans le bon sens La prochaine, revenir sur la fermeture de Fessenheim pour démontrer au monde entier que la vie d’une centrale ne s’arrete pas à 40 ans, c’est aujourd’hui une centrale sure.

    Bachoubouzouc
    Invité

    « la CSPE n’est pas un impot » Ca n’est pas l’avis du Conseil d’Etat.

    gaga42
    Invité

    Vous pouvez développer svp?, moi yen a pas comprendre ce qui est « bien différent »…

    einstein30
    Invité

    pourquoi ne pas plutot se « pencher » sur la fermeture par hollande de la centrale de fessenheim alors que des grands travaux sont en cours pour être aux normes anti-sismique ( renforcement du radier ) et que les elements lourds sont neufs ( gv pzr ect ) ; qui se moque de qui ? ; jusqu’a present le ministre pre-cite n’a fait que de brasser de l’air et aucunes de ses promesses sont restees negatives

    Bachoubouzouc
    Invité
    Fidèle à son habitude, Chelya nous ressort à intervalle régulier un bobard mainte fois démonté : « Toujours amusant de voir une industrie donner des leçons de soutien public alors que celle-ci n’existerait tout simplement pas si on l’obligeait à s’assurer sur l’ensemble de ses risques… » Aujourd’hui, le risque nucléaire est assuré suivant un montant connu pour être largement insuffisant. En effet, l’assurance dans le nucléaire est régie par des conventions internationnales. Son montant est défini par la Convention de Paris, mis en application en France par la loi n° 68-943 du 30 octobre 1968. Le montant défini par cette convention… Lire plus »
    Velka
    Invité
    Comme une forme de déni de l’evolution. Presque arrivé à la maturité industrielle des énergies renouvelables, on conforte les choix technologiques du passé. Comme avec le minitel, le Concorde et autres MO5/TO7, performants, mais pas eternels. et égalemnt présentés comme des des produits d’avenir. Va-t-on bloquer les panneaux photovoltaïques à Poitiers, comme les magnétoscopes en 1982… Il est évident que le démantèlement des centrales et leur vieillissement va demander une expertise. Mais de là à présenter cela comme un marché porteur. On peut rêver, mais cela tient de la méthode Coué. Certes il faut commencer à démenteler et les coûts… Lire plus »
    Dan1
    Invité

    « Ecoeurant » nous dit Steph… pour 50 millions d’euros remboursables. Ben, dites-donc, vous êtes très sensibles. Que va-t-il vous arriver si je vous cite le deux milliardsde subventions annuelles au photovoltaïque (minimum pour les 20 prochaines années !) et sans remboursement prévu. Que va-t-il vous arriver si je vous cite les milliards d’euros de subventions non remboursables à la production du charbon en europe. J’arrête, car je vois bien que vous êtes fragile ! Sinon, je confirme que le Conseil d’Etat assimile les obligations d’achat compensées par la CSPE à une IMPOSITION.

    Bachoubouzouc
    Invité
    « La convention de Paris est justement l’une des convention qui fixe l’exonération pour les exploitants d’une assurance sur l’ensemble des risques en limitant la faute de l’exploitant en risque et en durée et en transférant à la charge des états tout ce qui est au dessus de ce seuil ridiculement faible. » Vous remarquerez tout d’abord que Chelya détourne la conversation de son sujet initial : Il a prétendu qu’assurer correctement le nucléaire serait impossible financièrement, j’ai prouvé qu’il mentait. Ensuite puisque notre ami a décidé d’enfiler à nouveau les bobards comme des perles, citons l’explication particulièrement claire sur ce système… Lire plus »
    Dan1
    Invité
    je propose un nouveau « marteau » pour enfoncer le clou de la problématique des assurances des risques industriels : Nous en avons déjà longuement parlé et il est un fait que le nucléaire est en régime dérogatoire… dans le bon sens contrairement à ce qui se pratique pour les autres filières. Pour être très clair, je reprends in extenso le commentaire du 26 juin à 11h39 car on aborde le problème du risque chronique (bas bruit, mais permanence et omniprésence) : « Cependant, si on compare les filières comme a pu le faire l’étude EXTERNE maintes fois citée, on trouve des éléments… Lire plus »
    Bachoubouzouc
    Invité

    Oui, le nucléaire est assuré selon un régime dérogatoire plus stricte puisque la responsabilité de l’exploitant est systématiquement engagée, non le nucléaire n’est pas assuré à un niveau suffisant, et oui cela ne coûterait pas trop cher de le faire (1,41€/MWh).

    Bachoubouzouc
    Invité
    « Non le régime dérogatoire est beaucoup moins stricte puisque l’exploitant voit sa responsabilité cappé au delà d’un certain seuil alors que pour les activités industrielles l’assurance prend en charge tous les dommages. » Vous ne faites que répéter la même chose alors que j’ai déjà cité des exemples prouvant que c’était faux : Tsunami en indonésie, catastrophe chimique, attentat du WTC, aucune assurance n’a de fonds illimités pour quoi que ce soit. La garantie ultime de l’Etat pour tout est un fait. « Concernant le cout c’est l’estimation de l’industrie nucléaire que vous me donnez » Non, c’est celui de l’IRSN, un organisme… Lire plus »
    Bachoubouzouc
    Invité

    Décidemment, vous ne voulez vraiment pas admettre que vous aviez tort sur toute la ligne : Vous nous disiez « Concernant le cout c’est l’estimation de l’industrie nucléaire que vous me donnez » Je vous ai prouvé que l’estimation du coût de l’accident était fournie par l’IRSN (l’expert de l’ASN en matière de sûreté et de radioprotection), et que le calcul du coût de l’assurance associée était celui de la Cours des Comptes (c’est bien ce que j’ai dit). Ce n’est donc pas l’estimation de « l’industrie nucléaire », mais celle de l’organisme public (et indépendant) chargé de la surveiller.

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