L’Etat engage 28 ME dans les projets Smartgrids

Plusieurs ministères** dont celui de l’écologie, ont annoncé vendredi dernier un premier engagement de l’Etat à hauteur de 28 millions d’euros pour des projets Réseaux Électriques Intelligents – Smartgrids en coordination avec l’ADEME.

Le développement des réseaux électriques intelligents doit répondre à des enjeux environnementaux et économiques essentiels tels que la maîtrise de la demande en énergie, le développement des énergies renouvelables, la diminution du recours aux énergies fossiles et le développement d’une filière industrielle et de service performante et compétitive.

L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), opérateur notamment en charge de l’action « Réseaux Électriques Intelligents » du programme Investissements d’Avenir, agissant pour l’Etat, confirme donc l’engagement de 28 millions d’euros sur 6 projets novateurs. Ces projets font l’objet d’un investissement global de l’ensemble des partenaires de 115 millions d’euros.

Le réseau électrique doit garantir, à chaque instant, l’équilibre de l’offre et de la demande. Et selon l’ADEME, son maintien est rendu de plus en plus difficile par la décentralisation des nouvelles capacités de production (énergies renouvelables, …) et de leur moindre prévisibilité, mais aussi par l’émergence de nouveaux services de gestion énergétique à l’attention des consommateurs.

C’est pourquoi, les réseaux électriques dits intelligents seront bientôt capables d’anticiper et de gérer cette complexité pour générer de la valeur, tant pour le consommateur que pour les équipementiers et prestataires de services énergétiques.


Vers quels réseaux électriques intelligents ?

Les services de l’Etat ont défini dans une feuille de route une vision stratégique du développement de cette filière et les fonctions auxquelles devront répondre les projets de réseaux électriques intelligents :

  • une meilleure insertion des productions d’énergies renouvelables dans le réseau,
  • une prise en compte de la maîtrise et de la gestion de la demande d’électricité, afin de réduire le recours aux énergies fossiles et d’améliorer l’efficacité énergétique des usages,
  • l’anticipation des évolutions liées aux réseaux électriques telles que l’arrivée des bâtiments à énergie positive, des compteurs intelligents ou encore des véhicules électriques et/ou hybrides rechargeables,
  • l’expérimentation de nouveaux modèles d’affaires par une synergie entre les acteurs de l’énergie et d’autres secteurs d’activités tels que les télécommunications, les équipementiers…

Le volet développement durable des investissements d’avenir comprend plus de 6 Mds d’euros qui sont consacrés au soutien des phases de recherche et de pré-industrialisation dans les filières vertes d’avenir :

– 1,35 Md pour le développement de démonstrateurs et de plateformes technologiques dans les différentes filières d’énergies renouvelables ou de la chimie verte,
– 1 Md pour développer des instituts d’excellence dans le domaine des énergies décarbonées,
– 1 Md pour des démonstrateurs de véhicules du futur : véhicules routiers du deux roues aux poids lourds, trains et bateaux,
– 250 M pour l’économie circulaire privilégiant le recyclage des déchets, la réhabilitation des sites et sols pollués et l’éco-conception,
– 250 M pour les réseaux électriques intelligents, qui intégreront plus d’énergies renouvelables décentralisées et permettront aux consommateurs d’optimiser leurs usages et de réduire leur facture,
– 1,5 Md pour les avions de demain, afin de réduire considérablement leur consommation de carburant,
– 1 Md pour une industrie nucléaire plus économe en matières premières et moins génératrice de déchets.

Par ailleurs, des actions transversales de soutien aux entreprises innovantes, telles que la création d’un fonds d’amorçage de 400 millions d’euros, géré par le Fonds Stratégique d’Investissement et les actions d’OSEO en direction des pôles de compétitivité bénéficieront également aux filières vertes.

** Nathalie kosciusko-morizet, ministre de l’Écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, François Baroin, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, Éric Besson, ministre chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique et René Ricol, Commissaire général à l’Investissement

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