L’Europe limite l’incorporation des biocarburants de première génération à 7%

Le parlement européen a adopté fin avril une directive fixant le taux d’incorporation des biocarburants de première génération à 7% de la consommation énergétique finale dans le secteur des transports en 2020 .

Le secteur des transports est le premier émetteur de gaz à effet de serre : il représentait 27 % des émissions totales en 2011. Pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles et réduire nos émissions de gaz à effet de serre, le projet de loi transition énergétique pour la croissance verte, actuellement en cours de discussion au Parlement, fixe un objectif de 10% d’énergies renouvelables dans les transports en 2020 et 15% en 2030, en ligne avec les objectifs de la directive Énergies Renouvelables de 2009.

L’incorporation de biocarburants dans les carburants fossiles (essence et gazole) contribue à l’atteinte de cet objectif.

Les biocarburants doivent rester bénéfiques pour la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre

Pour être pris en compte au titre de l’objectif, leurs émissions de gaz à effet de serre doivent être inférieures d’au moins 35%, et même 50% à partir de 2016, à celles des carburants fossiles. Or, un certain nombre d’études ont montré que les bénéfices environnementaux attribués aux biocarburants dits de « première génération », produits à partir de matières premières alimentaires (colza, soja, betteraves, cannes à sucre, maïs…) étaient probablement surévalués. En effet, l’augmentation de la demande en matières premières agricoles liée à la production de biocarburants peut entraîner le déplacement de la production destinée à l’alimentation humaine ou animale vers des terres non agricoles, telles que des forêts, ce qui a un impact négatif sur les émissions de gaz à effet de serre.

En novembre 2012, la Commission Européenne a donc publié une proposition de directive sur le changement d’affectation des sols indirect visant à prendre en compte les effets indirects liés à la production de biocarburants, et notamment leur impact sur la conversion de terres. Elle a en outre proposé de privilégier l’incorporation de biocarburants dits de « avancés », produits à partir de déchets et de résidus agricoles et forestiers (paille, bois etc.), qui n’entrent donc pas en concurrence avec l’alimentation et dont le bilan environnemental est supérieur.

Biocraburant de première, deuxième et troisième génération : quelle différence ?

Les deux filières les plus développées aujourd’hui sont celles des biocarburants de première génération : les biocarburants « essence » fabriquée à partir d’ethanol (blé, mais, pomme de terres, bettraves, cannes à sucre) et les biocarburant « gazole », composés d’huiles végétales (colza, tournesol…).

Parallèlement à ces filières actuelles, d’autres filières appelées « biocarburants de deuxième et de troisième génération » se développent avec de nouveaux procédés utilisant d’autres biomasses. Ils sont produits à partir de résidus agricoles (paille) et forestiers (bois), de cultures dédiées, d’algues…Tout savoir sur les biocarburants

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