L’Europe se désengage progressivement du nucléaire

L’incident de Fukushima a joué un rôle de déclencheur du débat sur la stratégie énergétiques à adopter dans plusieurs pays pour les années à venir.

Ce sont les suisses qui ont pris l’initiative en mai dernier suite à la décision de leur conseil fédéral de sortir du nucléaire en 2034.

Les allemands ont été un peu plus réticents, mais la fermeté d’Angela Merkel a permis de mettre hors service les 7 réacteurs les plus anciens avant de présenter, le 6 juin dernier, les modalités pour la mise hors tension des 17 réacteurs restants à l’horizon 2022.

Le cas de l’Italie en matière de nucléaire est différent. Ce pays avait abandonné le nucléaire en 1987 et pensait y revenir cette année. Mais vu le contexte actuel, le gouvernement de Berlusconi a décidé de geler le programme atomique pour une durée fixée à 2 ans.

Pour ce qui est de la France, dont le nucléaire a représenté en 2010 pas moins de 74% de sa production totale d’électricité, la question suscite de vives débats. Mais pour un pays qui a fait ce choix depuis très longtemps, plusieurs signes montrent que les dirigeants sont en train de d’étudier la faisabilité et le coût d’une stratégie de sortie progressive. En effet, le gouvernement a récemment commissionné la cour des comptes pour la réalisation d’un audit de la filière atomique dans une perspective de démantèlement. Cette question sera très probablement un point central au cours du débat qui aura lieu lors de la campagne présidentielle de 2012.

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1 Commentaire sur "L’Europe se désengage progressivement du nucléaire"

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Pierrotb001
Invité

Et le nucléaire dans le monde, je serais curieux de savoir. Enfin il y a nucléaire civil et militaire…pas toujours déclaré.

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