L’Ile Maurice exploitera l’énergie de ses vagues

Des bouées sous-marines, installées au large des côtes mauriciennes, pourraient bientôt assurer 50% des besoins de l’île en électricité.

Ces bouées, de 7 mètres de diamètres seront immergées à 3 mètres de profondeur. Elles épouseront le mouvement des vagues pour pomper de l’eau à haute pression. Une fois acheminée sur la terre ferme, celle-ci servira à produire de l’électricité.

C’est la société australienne CETO Wave Energy Technology, du groupe Carnegie, qui développe actuellement cette technologie. EDF en a racheté les droits pour l’expérimenter au Nord de l’Equateur.

L’Ile Maurice s’avère être le lieu idéal pour tester l’efficacité du dispositif : les vagues y sont d’une hauteur suffisante tout au long de l’année. L’immersion des bouées leur garantit une résistance aux cyclones, sans gêner la navigation et le tourisme.

Sur une distance d’1 km, ou une superficie d’un hectare, elles offriront 25 MW de capacité de production. EDF prévoit d’en installer 200 MW, sur 5 sites expérimentaux. 200 MW, c’est l’équivalent de la moitié des besoins électriques de l’Ile Maurice, pour un coût équivalent à celui d’éoliennes.

En outre, elles permettront de produire de l’eau potable par un procédé d’osmose inverse.

"Nous attendons que la compagnie Carnegie installe d’abord une unité commerciale en Australie afin d’avoir une référence prouvée et une garantie de la solidité du projet" précise le professeur Soodursun Jugessur dans les colonnes de Témoignages. Le vice chancelier et président de l’UOM Council et du Mauritius Research Council estime que si tout se passe bien, l’étude de faisabilité sera lancée au deuxième trimestre de 2009, pour une installation envisagée dans les deux ans.

Voir en ligne : CETO Wave Energy

 

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9 Commentaires sur "L’Ile Maurice exploitera l’énergie de ses vagues"

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Tibidao
Invité

Technologie très intéressante, reste plus qu’à espérer que l’installation ne se fasse pas en détruisant l’écosystème local, même indirectement.

Guydegif(91)
Invité
Pistes très intéressantes à investiguer en grandeur industrielle ! Bravo à CETO et à nos amis Mauriciens de se lancer….Question: l’ïle de la Réunion, voisine de Maurice, a des conditions très similaires et très intéressantes au niveau ”régimes marémoteurs” sur ses côtes Est et Sud-Est: POURQUOI ne parle-t-on pas d’expérimentations similaires au large de la Réunion? POURQUOI EDF ou EDF EN pas en piste pour tester et investiguer des techniques type CETO ou équivalentes? Les Portugais, les Espagnols, les Ecossais le font; pourquoi ce désintérêt chez nous? Il n’y a pas que le Nuc ! à défaut d’explorer on ne va jamais… Lire plus »
bolton
Invité

J’ai été choqué par ceci : 7 mètres de diamètre et 3 mètres de profondeur… Sur le site de CETO je n’ai pas trouvé le diamètre, mais ils indiquent entre 15 et 50 mètres de profondeur…

redac_enerzine
Invité

Selon les informations relatées par le quotidien Témoignages, les bouées sont bien immergées à trois mètres sous la surface de l’eau. Ce qui n’est pas contradictoire avec le fait qu’elles soient ancrées au fonds marin, par une profondeur d’eau de 15 mètres ou plus. On peut d’ailleurs s’en rendre compte sur les vidéos présentes sur le site.L’Express mauricien confirme par ailleurs les chiffres de 7 mètres de diamètre.N’hésitez pas à nous communiquer toute information que vous pourrez trouver. CordialementLa rédaction

Minh
Invité
Bonjour à tous, des initiatives comme celles-ci on en voudrait toujours plus… J’ai cependant une question : l’eau potable produite rpoviendrait de la désalanisation de l’eau de mer. Que fera-t-on du sel restant ? Sera-t-il rejeté en mer ? Si tel était le cas, les conséquences  seront assez néfastes car cela provoquerait un déséquilibre sur la biodiversité. Je ne suis pas biologiste, mais je ne crois pas me tromper en prensant que les conséquences peuvent être graves. En effet,  l’Arabie Saoudite fait actuellement l’expérience en créant des oasis en plein désert pour de richissimes personnes, qui n’ont que faire de… Lire plus »
Minh
Invité

je n’ai pas fini mon idée concernant l’arabie saoudite… :)l’eau qu’ils utilisent provient de la désalanisation et le sel qui leur reste, ils le rejettent en mer. Or on observe déjà que le taux de sel est beaucoup trop élevé, ce qui nuit à la biodiversité. voilà!

Theo
Invité
Etudiants de l’école de commerce de Bordeaux, nous nous intéressons fortement à ce projet de bouées sous marines génératrices de pression et donc qui produisent de l’électricité. L’idée nous semble excellente et nous souhaiterions nous positionner en créeant notre propre boite comme relais entre l’entreprise Australienne elle-même et des clients potentiels dans l’Aquitaine (mairie, conseil régional ou autre). Nous allons entrer en contact avec les différentes parties.. aussi, nous nous étonnons également de la non réalisation de ce projet à la Réunion, île voisine et égalemnent propice à ce genre de projet (l’île est déjà réputée pour ses efforts en… Lire plus »
benkebab
Invité

Bien entendu l’ARER qui développe le programme EnR de l’Ile s’est penché sur les systèmes houlomoteurs:”Le site privilégié est St Pierre et une étude de faisabilité est en cours de montage via un consortium industriel incluant des acteurs réunionnais des EnR ainsi que le savoir faire du PELAMIS” (système écossais en phase commerciale et déjà mentionné maintes fois sur enerzine)Plus d’infos sur le programme des énergies de la mer à la Réunion sur cette présentation de l’ARER

Guydegif(91)
Invité

Où en est ce super projet? Depuis sept.08 il a dû s’en passer des choses ! Proto? Premiers REX? Calendrier vers la phase industrielle? Merci à Enerzine d’investiguer et de nous dire. A+ Salutations Guydegif(91)

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