L’interconnexion franco-espagnole sur les rails

Jeudi, Le Président français et le chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero ont annoncé une avancée sur le projet d’interconnexion électrique entre la France et l’Espagne.

A l’issue du sommet franco-espagnol, les deux dirigeants ont annoncé un accord en faveur de l’interconnexion à très haute tension des deux pays. Une décision présentée comme un pas important vers la constitution d’une politique européenne de l’énergie.

Pour le Président Zapatero, cet accord confère un "élan définitif à l’interconnexion électrique, qui revêt une très grande importance pour [l’] approvisionnement [de l’Espagne], particulièrement pour la Catalogne, pour Gérone et également pour Barcelone".

Si l’étude du tracé définitif, sujet sensible pour les populations concernées, est déjà "très avancé", celui-ci ne sera pas communiqué avant juin prochain, après les élections qui ont lieu dans les deux pays.

Face à l’opposition que suscite depuis plusieurs années le projet, de la part des populations pyrénéennes, principalement du côté français, et des écologistes, le chef du gouvernement espagnol a préconisé un "dialogue nécessaire avec les collectivités locales des deux pays qui vont se trouver sur le tracé de cette interconnexion". Une condition qui faisait partie des recommandations exprimées par le coordonateur européen du projet, Mario Monti.

"Si la Commission a décidé de nommer un coordonnateur européen sur ce projet précis, c’est qu’elle y attache une importance particulière – a déclaré le même jour M. Monti – mais c’est aussi parce que celui-ci traverse des difficultés importantes qui ont entravé, jusqu’à aujourd’hui, sa réalisation". Il propose ainsi d’aboutir à "un compromis technique, économique et environnemental pour cette ligne, tout en tenant compte des attentes des populations riveraines."

Nicolas Sarkozy a par ailleurs insisté sur l’effort d’enfouissement qui devra être réalisé, et qui représente un surcoût de 50% pris en charge conjointement par les deux pays. Le projet impliquera en effet la création d’une entreprise détenue à 50/50 par les gestionnaires de réseaux des deux pays, RTE et REE.

 

Partagez l'article

 



Articles connexes

Poster un Commentaire

4 Commentaires sur "L’interconnexion franco-espagnole sur les rails"

Me notifier des
avatar
Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
Alesia
Invité

Mais alors, à quoi servent les éoliennes dont l’Espagne est couverte ?

Enerzine
Invité

@Alésia Dans un communiqué publié vendredi, RTE estime que le projet “favorisera l’intégration d’un volume plus important de production d’électricité à base d’énergies renouvelables, notamment l’énergie éolienne dans le système ibérique”

Christophe
Invité

Alésia demande à quoi servent les éoliennes. Les jours sans vent: à rien! Il faut donc disposer d’une puissance égale et fiable. D’où la nécessité impérieuse de l’interconnection; à moins de construire des centrales à énergie fossile… pas très en vogue par ces temps de réchauffement climatique. Et pourquoi pas des centrales nucléaires, plutôt que d’importer leur énergie?

Guydegif(91)
Invité
Pour éviter un enfouissement laborieux nouveau à créer à travers les terres et la montagne avec tous les désagréments impliqués pourquoi ne pas envisager 2 pistes: 1) associer aux tunnels existants un chemin de câbles HT (HVAC) en 400 000 volts ou 500 000 volts et ”ficeler” aux réseaux français et espagnols aux 2 bouts avec les transfos ad hoc…Accès ”visite maintenance” par l’intérieur tunnels/aires de sécurité existantes(?)…Why not? 2) lignes HVDC ou HVAC de 700 000 volts par la mer Méditerranée d’1 côté et par l’Atlantique vers Espagne/Pays Basque et Portugal de l’autre côté, et ”ficeler” aux réseaux français,… Lire plus »
wpDiscuz