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L’une des plus grandes serres d’Europe s’équipe en photovoltaïque

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Le « Complexe agro-solaire des Marottières », situé à Bourgneuf en Mauges dans le Maine-et-Loire, comprend 48 000 m2 de serres photovoltaïques destinées à abriter des cultures de fraises et de framboises.

Au total, plus de 11 000 panneaux photovoltaïques équipent les toitures des 5 serres agricoles et du hangar d’exploitation.

Le projet a été mené par la société Global EcoPower, constructeur de centrales photovoltaïques autonomes, qui a signé un contrat de construction clé en main avec le maître d’ouvrage SNC les Citronniers (100% groupe Leonidas). Ce site accueille donc l’une des plus grandes serres solaires d’Europe. Elle produira environ 3.978,6 MWh par an, soit la consommation électrique de 2.700 habitants.

Des serres photovoltaïques pour la sauvegarde de la culture de fraises et des framboises françaises

Lassé de voir ses récoltes détruites par la grêle et la pluie, Régis Guiet, agriculteur, décide de déposer un permis de construire de serres agricoles destinées à la culture de fruits rouges (plusieurs variétés de fraises : Sonata, Gariguette, Charlotte, Cirafine, Anabelle, Mara des Bois, San Andreas, Monterey – et framboises Polka). Pour palier à cet investissement financier coûteux, il lui vient l’idée de combiner deux activités, en plaçant des panneaux solaires photovoltaïques sur les versants sud des toitures.

Une fois le permis de construire obtenu, M. Guiet entre en contact avec la société Global EcoPower, constructeur de centrales autonomes de production d’électricité d’origine photovoltaïque. En charge de la conduite du projet, la mission de Global EcoPower est double : obtenir l’ensemble des autorisations nécessaires à la construction de la centrale et trouver un investisseur pour la totalité du financement.

Global EcoPower a alors signé avec le maître d’ouvrage SNC les Citronniers (Ferme solaire des Citronniers, 100% groupe Leonidas Associates – investisseur allemand) un contrat de construction clé en mains de cinq serres photovoltaïques équipées de panneaux SCHOTT Solar. C’est ainsi que le projet "Complexe agro-solaire des Marottières", a vu le jour.

L’agriculteur bénéficie aujourd’hui de serres agricoles neuves, et cultive ses fruits à l’abri des intempéries, tout en contribuant au développement des énergies renouvelables. En effet, Régis Guiet est propriétaire du terrain, qu’il loue à SNC les Citronniers. Cette dernière est propriétaire des serres pendant la durée du bail (30 ans), et donne à l’agriculteur durant cette même période la jouissance de l’intérieur des serres agricoles à l’aide d’un bail à ferme. En parallèle, SNC les Citronniers revend l’électricité produite par les panneaux photovoltaïques Schott Solar, et Global EcoPower a signé avec la société un contrat de maintenance et d’exploitation pour le bon fonctionnement de la serre solaire.

"Je suis ravi de cette collaboration. Ce projet agricole d’envergure me permet de cultiver mes fraises et mes framboises dans de meilleures conditions, en toute sécurité, et ce, sans surcoût pour moi" précise Régis Guiet.

L'une des plus grandes serres solaires d'Europe s'équipe en solaire

Une fois la partie photovoltaïque terminée et en fonctionnement, tous les efforts ont été concentrés sur la partie agricole. En effet, les différents composants de maintien des fraisiers (ou des framboisiers) et un système d’irrigation ont été placés à l’intérieur des serres début 2012.

Après un an de travaux, la centrale solaire a été mise en service le 25 octobre 2011, elle a produit depuis ses premiers kWh et ses premières récoltes de fruits rouges.

Pour recouvrir les versants sud des toitures du site, Global Eco Power a choisi la gamme Schott Protect Poly, principalement pour leur longévité grâce à la technologie bi-verre. Ainsi, 11 760 panneaux solaires sans cadre, intégrés directement dans la structure des serres, ont ainsi investis le site agricole.

La protection des cellules photovoltaïques entre 2 vitres, permet à cette gamme de panneaux solaires de résister à toutes les conditions météorologiques. Elle est aussi particulièrement adaptée à une mise en œuvre sur des bâtiments d’élevage, grâce à sa résistance aux atmosphères polluées telle que l’ammoniac. La gamme bi-verre dispose enfin d’une excellente stabilité mécanique avec une résistance à des charges surfaciques de 550 kg par mètre carré, des qualités indispensables pour la réussite d’un projet photovoltaïque d’envergure.

"Dans le cadre du projet des Marottières, Global EcoPower est garant de l’exploitation et de la maintenance de la centrale solaire. Nous avons donc fait le choix de la longévité avec Schott Solar" explique Grégory Santander, Directeur de l’activité solaire. Et d’ajouter : "SCHOTT Solar nous a également prouvé la qualité de ses modules en acceptant de fournir des panneaux photovoltaïques laminés (sans cadre), avec une garantie de 30 ans. C’est le seul constructeur qui acceptait cela."

Les exploitations agricoles françaises disposent de nombreuses surfaces pouvant accueillir des panneaux photovoltaïques. En effet, les exploitants agricoles peuvent installer des panneaux photovoltaïques sur les serres agricoles et horticoles, les hangars, les bâtiments d’élevage, les bâtiments d’habitation, les sols …


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    13 Commentaires sur "L’une des plus grandes serres d’Europe s’équipe en photovoltaïque"

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    Guydegif(91)
    Invité

    Projet très intéressant à double titre: Serres+PV = SOLEIL travaille SUR et SOUS ! YA+KA espérer que ce genre d’exemple fasse école !… en substitution de PV au sol sur terrains agricoles potentiels…. A+ Salutations Guydegif(91)

    Enpassant
    Invité

    « Elle produira environ 3.978,6 MWh par an, soit la consommation électrique de 2.700 habitants »…. et « rapportera » à ses promoteurs environ 2.000.000 € par an !!!!! x 20 ans = 40 M€… pas bon pour la balance du commerce extérieur SCHOTT. Pas bon pour les contribuables français CSPE… et tout cela pour avoir des fraises à Noël ?????

    Solaar
    Invité
    @Enpassant : Elle ne rapportera pas 2M€ mais 1M€ pour un investissement de 8M€ soit un retour sur invest de près de 10ans. Eh oui, les tarifs d’achat ne sont plus à 580€ le MWh, il faut vous actualiser. Et les modules SCHOTT ne représentent que 30% de l’invest soit un déficit commercial de 2,5M€ à relativiser car nous ne pouvons pas à la fois ne pas vouloir faire de solaire et regretter qu’il n’y ait pas assez de constructeurs français compétitifs…. Un peu de cohérence! Quand aux fraises, ce projet permet à l’agriculteur de sauver ses emplois et de… Lire plus »
    Du coin
    Invité

    Pour l’avoir visité il y a 15j, le boulot est bien fait et les fraises excellantes. On ne prend pas de terre agricole pour produire de l’energie. C’est parfait. Optimisation: consommerl’elec sur place.

    Jyf
    Invité
    M. Guiet veut protéger ses fraises « de la grêle et de la pluie » (sic). Donc, il se met à l’abri sous des modules photovoltaïques qui eux ne craignent pas la grêle….; j’imagine bien que le discours convenu de cet agriculteur n’a pas été présenté aux assureurs de la centrale. D’autre part, je serais curieux de connaître les premiers éléments de rendements de ces fraisiers qui poussent à l’ombre; à vue d’oeil, je pense que les plants, qui eux aussi travaillent à l’energie solaire, perdent au moins 30% d’irradiation, et étant de la partie, je pense que ses rendements sont amputés… Lire plus »
    Wilfried
    Invité

    . Attendons encore un peu de « réchauffement climatique » pour avoir des fraises en plein champs (sans serres donc) et en plein hiver, en France ou en Belgique. « Par contre l’hiver 1116 est si remarquablement doux que les fraisiers fleurissent encore durant la mauvaise saison et qu’on peut cueillir en maints endroits les fraises avant la fin de l’hiver officiel !  » Lire aussi cet article de la revue « La Recherche » de juin 1999. Des fraises à Noël à Liège en 1116.

    Solaar
    Invité
    La puissance de l’installation est de 3,4MWc pour la grêle les modules sont justement tenus de résister à l’impact d’une bille d’acier lancée à 200km/h pour être assurés contre le risque de grêle. Ils doivent aussi resister à la foudre. Quand aux rendement vous avez raison, pour certaines cultures c’est très compliqué car les serres PV induisent une perte de 10 à 20% de lumière et donc qq% de rendement. Pour de la tomate ou du concombre c’est pas top, pour des fraises ça ne pose pas de problème, les qq% perdus sont largement compensés par l’absence d’aléas pluie violentes/grêle.… Lire plus »
    bolton
    Invité

    Avec une récupération des eaux de pluie pour l’irrigation, ce projet aurait vraiment été parfait ! Quel dommage qu’ils ne l’aient pas fait !! (??) Une bonne idée d’amélioration du projet, non ?

    Jyf
    Invité

    autrement dit, vous êtes à 70 c€/ W au niveau des modules. C’est un très bon prix pour des modules biverre. En gros, vous êtes configurés pour encaisser les nouveaux tarifs de rachat

    Enpassant
    Invité

    pour mettre en service en octobre 2011 c’est qu il y avait une PTF antérieure à septembre 2010 et donc un tarif à 0,42 = 1,7 M€/an… et des modules bi-verre à 0,70 / Wc ???? je ne vois décidemment rien d ecologique ou de durable la dedans et les emplois…. je ne vois pas en quoi cela en a favorisé. ce genre d installation est purement speculative et n a rien a voir avec une certaine idee du mix energztique, local et citoyen

    Guydegif(91)
    Invité
    Justement l’eau de pluie est récupérée et l’irrigation est faite en goutte à goutte…en dosage ad hoc! les fraises sont hors sol à 1,40 m de hauteur, idéal pour la cueillette aux ciseaux (pour ne pas arracher les fraises non-mûres, à venir!)! C’est TOP! j’y étais il y a 15j… Quant aux arguments de  »non-écologique » ou  »non-durable », je dirais que c’est une brillante idée pour préserver les cultures contre pluies excessives, grêles, voire froid tardif…tout en optimisant le soleil SUR et SOUS..les serres ! Plutôt que PV au sol en bouffant de la terre agricole, ici on concilient 2 usages… Lire plus »
    yp
    Invité

    Bravo pour cette belle idée et cette belle réalisation, et Merci pour les compléments d’information Solaar et Guydegif

    bruno
    Invité

    Voilà l’exemple de ce qu’il faut faire pour sauvegarder à la fois nos productions, notre environnement et diminuer notre dépendance énergétique !

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