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L’Union de l’énergie doit faire « tomber les barrières »

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L’Association européenne de l’énergie éolienne (EWEA), exhorte l’Europe à faire tomber les barrières qui entravent la libre circulation de l’électricité et à augmenter considérablement les interconnexions frontalières afin de diriger les États membres vers une Union de l’énergie.

L’EWEA a publié lundi un document** qui décrit la vision de l’industrie éolienne dans une Union européenne de l’énergie, en identifiant cinq priorités auxquelles les décideurs doivent réellement s’attaquer.

Il s’agit notamment de garantir une législation stable, de s’assurer de la sécurité d’approvisionnement énergétique, de terminer le marché intérieur de l’énergie, de renforcer le développement et l’échange des technologies, et enfin, de lutter contre le changement climatique.

"L’électricité est le dernier produit de base en Europe qui n’est pas librement négociable. Nous pouvons acheter des oranges en provenance d’Espagne, des rennes de Suède, mais l’électricité n’est pas à vendre. Cela est dommageable pour une Europe qui pousse vers davantage de sécurité énergétique et d’inter-connectivité" a déclaré Thomas Becker, directeur de l’Association européenne de l’énergie éolienne.

L’EWEA recommande un certain nombre d’actions clés dans l’Union de l’énergie, comme fixer un objectif d’interconnexion de 20% d’ici 2030 ; La construction d’un parc éolien offshore de 500 MW en Pologne en 2020 et financé en partie par le Fonds européen pour l’investissement stratégique ; La répartition des recettes provenant du système d’échange d’émissions dans le but de stimuler le déploiement des technologies innovantes.

Et d’ajouter : "L’Europe a besoin d’un Internet de l’énergie qui va bien au delà de la simple construction de pylônes électriques et d’interconnexions. Comme la libre circulation de l’information, l’électricité produite dans les Highlands écossais doit être libre de traverser les frontières nationales pour alimenter les maisons et les entreprises situées le long des côtes de la mer Noire en Bulgarie et en Roumanie".

Le document de l’EWEA prévoit également que toute évolution vers un marché unique de l’énergie devra passer par une législation harmonisée et des systèmes mutuellement dépendants qui rendront les marchés nationaux de l’énergie obsolètes sans pour autant détruire la souveraineté des États membres.

"Pour que cette Union de l’énergie fonctionne, nous avons besoin de volontés politiques. Le Président Juncker et le Vice-Président Sefcovic doivent appeler les États membres à surmonter leurs différences, se faire mutuellement confiance et ouvrir leurs systèmes d’énergie pour le plus grand bien du projet européen … Ce n’est pas que notre Europe a besoin de plus d’énergie pour que cela se réalise, mais plutôt que notre énergie a besoin de plus d’Europe," a t-il conclu.

** La position de l’EWEA et ses 5 priorités : ici (.pdf)


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    40 Commentaires sur "L’Union de l’énergie doit faire « tomber les barrières »"

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    gezette
    Invité

     » … l’électricité produite dans les Highlands écossais doit être libre de traverser les frontières nationales pour alimenter les maisons et les entreprises situées le long des côtes de la mer Noire en Bulgarie et en Roumanie. » Tout d’abord : je sais que les électrons produits par une source sont consommés par l’utilisateur le plus proche. Mais je me pose une question : sur 1 kWh produit au nord de l’Ecosse, combien de watts restent disponible en Bulgarie, au bord de la Mer noire ? (Pertes sur le réseau etc.)

    Sonate
    Invité

    Même parmis les partisans d’une libéralisation et d’une modernisation des marchés de l’électricité, cette vision n’est pas unanime. En effet, le modèle de développement évoqué impliquent de grandes centrales transportent leur électricité sur de longues distances via plus de réseaux de transports. Vue la difficulté à développer des réseaux électriques de transports, l’ « autre » vision serait d’essayer d’achever un équilibre offre-demande local partiel dans les réseaux locaux afin de minimiser les renforcements du réseau de transport. Bien évidement, l’EWEA étant devenu un lobby de gros industriels, cela leur parle moins (ainsi qu’à RTE).

    plouc73
    Invité
    Les lobbyistes de l’éolien savent qu’on ne peut multiplier impunément les lignes THT. D’autant que les opposants à la construction de ces lignes sont des « écologistes » de la même obédience que les « éoliens ». Par contre, se parer des vertus « libérales » de l’Europe permet de masquer les inconvénients dus à l’iirégularité de la production éolienne. D’autre part, un équilibre local ? Bravo ! mais comment réaliser cet équilibre lorsque : 1) la faible dimension du réseau local ne permet pas d’avoir l’inertie mécanique ni les effets capacitifs pour limiter la vitesse des variations de fréquence 2) que ce réseau local s’appuie… Lire plus »
    elezie
    Invité

    Il me semble effectivement que le transport de l’électricité sur de trés longues distances pose problème en raison des pertes. Or, l’une des solutions proposées pour faire face à l’inteermitence de l’électricité éolienne, c’est le lissage de la production sur de grandes distances !!!

    Prof
    Invité
    gezette : « Tout d’abord : je sais que les électrons produits par une source sont consommés par l’utilisateur le plus proche.  » en alternatif non , en continu la vitesse d’ensemble des electrons , dans le cuivre par exemple , est de l’ordre du mm/s en gros il faudrait environ 1 journée pour « parcourir » 100 mètres . techniquement faut voir plutôt voir l’ensemble , l’energie étant transportée par l’onde electromagnétique ( et non par les electrons ) et les cables servant de guide d’onde . gezette :  » Mais je me pose une question : sur 1 kWh produit au… Lire plus »
    dgewai
    Invité

    Thomas Becker oublie de signaler une petite différence entre l’électricité et les oranges. Les oranges ça se stocke, pas l’électricité qu’il faut consommer dans l’instant où elle est produite. Il oublie aussi de nous dire à quel prix il va nous proposer sa camelote évanescente et périssable qu’il va produire dans les Highlands…à 300 euros le MWh ?

    Sonate
    Invité

    Je remercie Plouc73 de nous rappeler les paradigmes qui régissent les réseaux électriques du XXè siècle. Reste à savoir quels seront ceux qui régiront les réseaux du XXIè siècle …

    Dan1
    Invité
    Le problème de cet article est qu’il part d’un présupposé faux : On ne transprte pas des électrons, on maintient à tout instant un certain niveau d’énergie dans un réseau maillé avec multiple injection et multiple soutirage. Et personne ne sait par ou passe les électrons… si tant est qu’il se déplacent. Idéalement le fournisseur d’électricité donne et reprends les mêmes électrons 50 fois par secondes et ce ne sont les électrons du fournisseur figurant sur la factures qui sont présent dans la prise de l’abonné. Tout analogie avec les oranges est donc fallacieuse de la part d’un intervenant qui… Lire plus »
    gaga42
    Invité

    « augmenter considérablement les interconnexions frontalières », soit, sauf que ces connexions sont quasiment suffisantes aujourd’hui, sauf en cas d’augmentation de la part des EnR. Ce sont les opérateurs de l’éolien et du PV qui vont payer ce gros supplément? Et les zadistes iront manifester au pied des pylones en chantier? Concernant les oranges, celles-ci obéissent aux lois du de l’offre et de la demande, les éolistes sont-ils prêts à faire pareil?

    Sicetaitsimple
    Invité

    Quelqu’un a-t-il compris la phrase au point 2 du document: « In theory, an offshore wind farm half the size of Bratislava (using 5MW turbines covering 424.37 km2, which is 0.06% of the North Sea) can meet the entire electricityconsumption of the EU. « 

    plouc73
    Invité
    @ Monsieur Sonate J’ai exposé de manière simpliste sans doute à vos yeux les contraintes que doit respecter n’importe quel réseau interconnecté avec un grand nombre de producteurs et des millions d’utilisateurs. J’aurais pu utiliser des équations, mais je serais passé pour un cuistre. En tout état de cause, basculer d’un siècle à l’autre ne changera pas lois fondamentales de la physique et de la mécanique dans un référentiel galiléen. Ceci dit, j’ai connu un député « Vert » auquel je faisais remarquer q’une de ses propositions était contraire à la loi de Kirchoff et qui m’a rétorqué superbement: « les députés sont… Lire plus »
    Tech
    Invité

    vous lisez l’almanach Vermot de quelle année quand vous annoncez 60W/Kg pour des batteries lithium? c’est au moins 25 fois plus ou 2 à 3 fois plus si vous vouliez parler de Wh/kg! et pour la régul de fréquence, il n’y a pas besoin de fournir toute la puissance! et pouquoi vouloir à tout prix faire faire le stockage uniquement par des batteries? ne restez pas binaires, les solutions du futur seront multiples et utiliseront la totalité des technologies disponibles.

    plouc73
    Invité
    @ Monsieur Tech Ma référence sur les performances des batteries au lithium ne sont pas de mon fait; Le conteneur Intensium 20E + Max de SAFT Leclanché pèse 16.5 tonnes pour 1 000 KWh de capacité et 500 kW de puissance instantanée. (Vous pouvez aller sur le site de cette entreprise, qui de plus est à la pointe de ce type d’accumulateurs) et pour vous épargner cet effort de recherche je vous donne le lien qui vous permet de vérifier ce que j’avance. Il est aussi évident que le constructeur n’aurait aucun intérêt à minorer les performances de ses produits… Lire plus »
    plouc73
    Invité
    @ Monsieur Tech je vous cite : « pour réguler la fréquence, il n’y a pas besoin de fournir toute la puissance  » De manière simpliste (sans entrer dans les calculs de réactif) il faut simplement qu’à l’instant t, la puissance fournie soit égale à la puissance demandée. Si vous avez un écart entre les deux, , la fréquence varie de manière cumulative et tous les dispositifs de réglages secondaires tels des batteries de condensateurs ou l’abaissement de tension ne pourront empêcher la mise à plat du système (on dit aussi black-out) si l’écart entre les deux puissances se prolonge plus… Lire plus »
    Dan1
    Invité

    A badrien « La pointe en France fait 120 GW (de tête), pour l’Union Européenne (507 millions d’habitants) la pointe fera disons 1000 GW ou 1 000 000 MW. » Dies horribilis : La pointe historique française de consommation du 08 février 2012 fait « seulement » 102 098 MW : La pointe de consommation de la plaque européenne (et un peu au-delà) fait seulement 5 fois plus : Donc retenons que l’ENTSO-E c’est environ 500 à 550 GW, en hiver.

    Dan1
    Invité

    A badrien Pour ce qui concerne la plaque électrique européenne, il est possible de télécharger les données des Statistical Yearbook au format Excel :

    Sicetaitsimple
    Invité

    London Array par exemple, c’est 630MW installés ( les turbines ne font « que » 3,6MW) pour une surface de 100km2. Cette comparaison est incompréhensible…

    Dan1
    Invité

    Je précise que le pic de la plaque en 2012 est de 557 263 MW le 08 février 2012 (au même moment que la France). Dans les documents ENTSO-E, il faut bien faire attention à la nature des données. En effet, la somme des pics nationaux ne correspond bien évidemment pas au pic de la plaque européenne car ils ne se produisent pas à la même date. D’autre part, dans les courbes de charge, l’ENTSO-E donne souvent la valeur au troisième mercredi du mois qui ne correspond pas nécessairement à la valeur maximale.

    Sicetaitsimple
    Invité

    On parle « d’entire energy consumption », je pense qu’il faut raisonner en consommation annuelle. N’oubliez pas qu’il y du stockage!

    Dan1
    Invité

    Bon d’accord, la puissance c’est petit, visons l’énergie annuelle. Alors pour la plaque ENTSO-E ce sera 3 369 826 GWh ou encore 3 370 TWh. Donc on produit plus de 3 000 TWh quand on veut (quand YA du vent et du soleil) et le stockage se charge de lisser l’ensemble pour assurer l’interface avec à la consommation. Pas besoin de chercher des trucs compliqués avec un équilibre instantané piloté par la fréquence et des réserves assez primaires !

    Sicetaitsimple
    Invité

    on fait comme dit Tech, de toutes façons le coût du stockage ça baisse donc en cas de tempète en Mer du Nord yaka être capable d’absorber quelques centaines de GW « excédentaires » pendant quelques dizaines d’heures et le tour est joué. Pas de problèmes, des solutions.

    Sicetaitsimple
    Invité

    Les gens de l’EWEA n’auraient quand même pas osé parler de la surface « au sol »(dans ce cas à la mer), c’est-à-dire de l’emprise des fondations?

    Dan1
    Invité
    Bizarre aujourd’hui, je ne lis pas ça : « In theory, an offshore wind farm half the size of Bratislava (using 5MW turbines covering 424.37 km2, which is 0.06% of the North Sea) can meet the entire electricityconsumption of the EU.  » Mais ça : « In theory, an offshore wind farm with four sides of 424.37km using 5MW turbines can meet the entire electricity consumption of the EU. » Est-ce que le document a été modifié par l’EWEA ? Parce que maintenant, il faut 424,4 x 424,4 = 180 115 km2 soit grosso modo un tiers de la surface de la France… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    Parce que moi je lis toujours ça sur le lien fourni par Enerzine à cette heure: « In theory, an offshore wind farm half the size of Bratislava (using 5MW turbines covering 424.37 km2, which is 0.06% of the North Sea) can meet the entire electricityconsumption of the EU

    Dan1
    Invité
    Ben, là je ne comprends pas car ce matin, quand j’ouvre le lien donné par Enerzine dans l’article, je vois la même chose qu’hier soir (peut être pas pile à 21h18) : Page 4/7, je lis : « The North Sea powerhouse In 2012, wind energy avoided €9.6bn of fossil fuel costs, offsetting the amount of support it received across the EU. In theory, an offshore wind farm with four sides of 424.37km using 5MW turbines can meet the entire electricity consumption of the EU. » Donc pour moi l’EWEA a probablement modifié le texte de son document de lobbying. Mais bon… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    Ah oui, maintenant c’est bien In theory, an offshore wind farm with four sides of 424.37km using 5MW turbines can meet the entire electricity consumption of the EU. Et non: « In theory, an offshore wind farm half the size of Bratislava (using 5MW turbines covering 424.37 km2, which is 0.06% of the North Sea) can meet the entire electricityconsumption of the EU. C’est un détail….

    Sicetaitsimple
    Invité

    Disons une éolienne au km2, 5MW, 900GW au total , un facteur de charge un peu supérieurà 40%, on va boucler sur les 3400TWh consommés annuellement en Europe. Ca c’est fait. Reste juste la partie réseau et surtout la partie stockage.

    Dan1
    Invité

    Maintenant que l’on « sait » que l’Europe pourrait être alimentée par 180 000 éoliennes offshore de 5 MW réparties sur un territoire marin grand comme un tiers de la France, il reste une question : ça coûte combien 180 000 éoliennes de 5 MW ? On peut partir sur une base de 200 €/MWh ?

    plouc73
    Invité
    @ Messieurs Sicétaitsimple et Dan1 Je vous trouve bien ironiques sur les projets éoliens et aller ainsi contre les dévots de l’écologie auraient pu vous valoir dans d’autres temps des sanctions sévères (le génie de Molière une fois de plus était prémonitoire). Ceci dit vous brocardez la proposition de 180 000 éoliennes de 5 MW pour 900 000 MW installés certes avec un facteur de charge de 40 % (soit dit en passant les meilleures fermes éoliennes actuelles en Grande Bretagne avoisinnent plutôt les 33 %) . Pour les 200 €/MWh c’est actuellement un peu en dessous du prix moyen… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    est en tout premier lieu ciblée vers l’EWEA, qui se permet de sortir un papier qui « exhorte l’Europe » à faire plein de choses en y incluant une connerie tellement grosse que même le pauvre Sicetaitsimple peut la remarquer. Ca donne une idée sur le sérieux du reste.

    Masstock
    Invité

    A quand une union européenne soudée sur les marchée de l’énergie pour négocier des prix de gros pour les hydrocarbures au niveau international??

    Sicetaitsimple
    Invité
    De l’éolien terrestre judicieusement réparti (par rapport à la consommation régionale et à la capacité du réseau existant) et surtout mis en service en fonction des besoins avérés ( et non en cannibalisant des moyens existants), ça peut quand même avoir du sens car ça ne coûte quand même pas plus au MWh produit que bon nombre de moyens plus classiques neufs ( CCG gaz notamment). Bien entendu, il faut également prévoir à terme ( pas forcément tout de suite car dans un premier temps on ajoute de la capacité à un système existant) les moyens de back-up qui vont… Lire plus »
    plouc73
    Invité
    @ M. Sicetaitsimple Mon observation sur la cohérence ne valait que par rapport aux exagérations de l’EWEA. Ceci dit, d’accord sur le diagnostic breton. (pas de moyens de productions proches, surcharges des lignes 400 kV existantes, augmentation de la population en bord de mer). Donc pourquoi pas des éoliennes si le régime de vents est favorable. Sauf que : 1) les partisans de l’éolien ne veulent pas de la STEP de Guerledan; Or il n’existe pas beaucoup de sites en Bretagne où il y a une hauteur de chute suffisante pour avoir une puissance significative (700 MW, soit une tranche… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    Pour l’implantation en bordure de mer, de toutes façons la loi littoral interdit quasiment tout projet. C’est peut-être discutable (au moins de mon point de vue) mais c’est comme ça aujourd’hui. Mais la Bretagne, ce n’est pas que du littoral.

    Luis
    Invité

    ¤ Parcs éoliens bretons du Kreiz Breizh et STEP de Gwerledan

    Herve
    Invité

    Interressant Luis, il suffit donc aux bretons de multiplier le nombre de STEP par 10 et d’éoliennes par 17 (par rapport au parcs actuels) pour que la bretagne devienne autonome (dumoins concernant l’electricité). Bon evidemment ça ne concerne que la bretagne… Sous réserve qu’ils aient assez de sites bien sur…

    Sicetaitsimple
    Invité

    Une STEP telle que décrite ( 4h à 8h de stockage) n’est strictement d’aucune utilité pour faire face à d’éventuels pice de production éolienne. La mise en parallèle des deux solutions est juste de l’embrouille.

    Sicetaitsimple
    Invité

    4 à 5 h, pas 4 à 8……

    Sicetaitsimple
    Invité

    pour « pomper du nucléaire » quasiment tous les jours de l’année entre minuit et 5 h du matin, là c’est plutôt adapté, mais c’est bizarre l’UDB (Union Démocratique Bretonne) n’y fait pas référence…..

    Dan1
    Invité

    Sujet déjà abordé ici avec exactement la même présentation :

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