Mail, requête WEB et clé USB pèsent lourds en CO2 [II]

Les Technologies de l’Information et de la Communication (ou TIC) contribuaient à hauteur de 2 % aux émissions européennes de gaz à effet de serre, en 2005, selon un rapport commandé par la Commission européenne en 2008**.

L’une des conclusions du rapport explique que leur contribution pourrait atteindre à horizon 2020 près de 4 % de ces émissions avec un scénario qui tend à conserver les comportements et habitudes acquis à ce jour. Or, rappelle l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), les TIC font aujourd’hui parties intégrantes de nos vies professionnelles et personnelles.

L’ADEME a souhaité évaluer les impacts environnementaux des TIC et a donc lancé une étude portant sur les analyses de cycle de vie appliquées à ces pratiques. Cette étude note l’agence a été réalisée par "BIOIS", accompagnée d’une revue critique composée par plusieurs experts indépendants. Trois usages ont été retenus pour conduire ces analyses de cycles de vies (ACV) :

L’utilisation du courrier électronique ;
– Les requêtes effectuées sur Internet ;
L’utilisation de supports de transmission de documents de type clés USB.

Nous vous proposons de reprendre sur trois volets les résultats de cette étude avec en bonus les conseils de l’ADEME permettant de réduire l’empreinte carbone :

La requête WEB

Ce volet d’étude a pour objectif de mesurer l’impact environnemental de la situation suivante: un particulier décide de naviguer sur Internet à la recherche d’un pays où il pourrait passer ses vacances. Cette personne n’a pas d’idée précise de ce qu’elle recherche. Elle utilise le mot clé « vacances » sur son moteur de recherche. Avant de trouver un voyage qui lui plaît, elle aura cliqué sur 5 liens et aura passé en moyenne 1 minute par page consultée.

Il est estimé qu’un internaute français effectue en moyenne 2,66 recherches sur Internet par jour, soit 949 recherches par an (365 jours/an). Sur la base de 29 millions d’internautes en France, les émissions de gaz à effet de serre représenteraient 287600 tonnes équivalent CO2.Pour un internaute individuel, cette recherche d’information sur Internet via un moteur de recherche représenterait 9,9 kg équivalent CO2 par an.

Réduire le nombre de pages consultées en utilisant des mots clés précis lors d’une recherche via un moteur de recherche…
Saisir directement l’adresse dans la barre de navigation lorsque que l’on connaît un site Internet…
… chacun de ces usages permet un gain de 5 kg éq CO2 par an. Cette économie représente annuellement les émissions de CO2 équivalentes à environ 40 km parcourus en voiture.

En étudiant plus précisément le potentiel de changement climatique de chaque mode de recherche possible (recherche d’une adresse via un moteur de recherches ou recherche via l’outil « Mes favoris »), les scenarii ont montré qu’une recherche via « Mes favoris » avait un moindre impact sur le réchauffement climatique, l’épuisement potentiel des métaux et celui des ressources fossiles.

–> Conseils [ Enregistrer en « Favoris »les sites fréquemment consultés. Entrer directement l’adresse url dans la barre de navigation, plutôt que recourir à un moteur de recherche. Cibler ses recherches de manière à limiter la sollicitation des serveurs du moteur de recherche utilisé. ]

En passant de 4 ans à 7 ans d’utilisation, les impacts environnementaux d’une requête Web classique sont réduits d’environ 20 à 35%. Les scenarii étudiés ont montré que plus la durée de vie de l’ordinateur est longue, plus les impacts de production et de sa fin de vie sont amortis.

Pour aboutir à cette conclusion, les scenarii ont permis de comparer l’impact environnemental d’une recherche d’information via un moteur de recherches sur un ordinateur récent et sur un ordinateur de 7 ans. L’impact est plus faible dans la seconde hypothèse tant sur le réchauffement climatique, sur la consommation des ressources que sur l’épuisement des ressources fossiles.

De manière générale, utiliser un ordinateur plus longtemps et ainsi allonger sa durée de vie de 3 ans évite l’émission de 2,3 kg équivalent CO2 par an. Cette économie représente annuellement -à l’échelle de la France- un total d’émissions de CO2 équivalentes à environ 500 millions de km parcourus en voiture.

–> Conseil [ Faire durer autant que possible ses équipements. ]

 

Lire la Synthèse complète (.PDF)

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3 Commentaires sur "Mail, requête WEB et clé USB pèsent lourds en CO2 [II]"

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Pastilleverte
Invité

avions, voitures, motos, scooters, chauffage, climatisation, éclairage, appareils ménagers, usines, agriculture, sylviculture, élevages bavons ovins caprins et caméliens, et maintenant… ordinateurs, clics et souris on arrête pas le progrès (enfin, manière de parler)

Lionel_fr
Invité
Cet article est déja passé il y a quelques jours.. Oui les datacenters ont une consommation électrique terrifiante. Mais les géants de l’internet ont une excellente R&D La société OVH vient douvrir son dernier datacenter avec 2 éoliennes de 800kw. Google investit massivement dans l’éolien et les finance les cables sous marins Google, eBay, Coca Cola ou Fedex aident au développement de la Bloom Box (pile à combustible) depuis 2 ans et ne tarissent pas d’éloges. Intel a eu un succès énorme avec son Atom et remet ça avec les core i7 ulv. Presque tous les constructeurs mondiaux ont ajouté… Lire plus »
jihemnet
Invité

Le contre exemple, pas un des secteurs que vous citez n’est exclus des progrès en matière de consommation, de gestion des déchets. Mon Core I7, consomme moins en mode économique qu’un processeur 20 fois moins puissant des années 90, mais peut s’adapter à un usage intensif nécessitant 500 watts et +, c’est ça la progrès technologique!

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