Nucléaire & EnR: Partenariat entre CEA et Enea (Italie)

Le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) et l’Agence italienne pour les nouvelles technologies, l’énergie et l’environnement (Enea), ont conclu un accord de coopération pour la recherche sur l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables.

Outre ces deux domaines énergétiques, la coopération entre les deux agences portera sur les  sciences et technologies de l’environnement, les sciences des matériaux, les nanotechnologies et les biotechnologies pour la production d’énergie, la modélisation, la simulation et le calcul haute performance.

Dans le domaine de la coopération technique et scientifique, l’accord constitue une première étape dans l’exécution de celui signé le 24 février dernier par les gouvernements italiens et français. Cette signature intervient peu de jours après l’adoption par le Parlement italien, le 9 Juillet 2009, du projet de loi dit ’Développement’ qui autorise le retour de l’Italie à l’énergie nucléaire.

L’Enea et le CEA entendent développer une "énergie nucléaire durable", en particulier pour ce qui est du développement des technologies pour les réacteurs de quatrième génération. L’accord contribuera au développement de nouvelles synergies entre les deux pays.

Plus précisément, le partenariat prévoit de :
• former des chercheurs de haut niveau, en créant notamment les conditions de leur mobilité ;
• encourager le développement et la compétitivité de l’industrie, la sûreté et la gestion des déchets nucléaires ;
• concevoir une quatrième génération de réacteurs avec un cycle du combustible approprié ;
• développer des positions communes dans le cadre des programmes de recherche européens ;
• renforcer la recherche et le développement de nouvelles technologies pour les énergies renouvelables, afin d’en réduire les coûts et de promouvoir le développement technologique des entreprises et leur compétitivité au niveau international.
 
Le gouvernement italien a pour objectif d’atteindre d’ici 2030 un mix énergétique composé de 25% de nucléaire, 25% d’énergies renouvelables et de 50% de combustibles fossiles. La France, dans le même temps, devra renouveler son parc de réacteurs qui représente actuellement 80% de l’électricité produite et accroître la part des énergies renouvelables.

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14 Commentaires sur "Nucléaire & EnR: Partenariat entre CEA et Enea (Italie)"

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Nonaunucleaire
Invité
Les “responsables” italiens continuent à prétendre que leur objectif est que le nucléaire couvre 25% de leur mix énergétique. Il est évident qu’il ne s’agit que de leur mix ELECTRIQUE (ce qui ferait alors à peine 4% de leurs mix énergétique). Cette tromperie est logique : comment convaincre l’opinion d’accepter des investissement gigantesques dans le nucléaire pour ne couvrir finalement que 5% de l’énergie du pays ? Alors ils MENTENT et hélas, les journalistes (qui n’y comprennent décidément rien) répètent consciencieusement ce qui leur est raconté… Ceci dit, toutes ces petites manoeuvres seront finalement inutiles car il est très vraisemblable… Lire plus »
Ouiaunucleaire
Invité

Il y aura du nucléaire en Italie comme il y en a en Espagne ,en France ,en Suisse , en Grande-Bretagne ,en Belgique ,en Allemagne ,en Suède , en Finlande … 

De passage
Invité

qui retourneront leur veste dès que les tarifs EdF dans 10ans augmenteront de 50% à cause des énergies nouvelles qu’EdF est forcé d’acheter… D’ailleurs je vais en profiter, vider mon compte en banque et investir à fond dans le PV et me remplir les poches aux frais des braillards écolo-nuls. Pensez-donc, zéro investissement et ça pleut gratis pour 15ans…

chelya
Invité

La Finlande attend toujours sa centrale nucléaire, les Etats Unis n’ont pas commandé de nouvelles centrales nucléaires depuis 1978, l’Afrique du Sud a renoncé à construire la sienne, etc. Autant dire que le nucléaire en Italie n’est pas prêt d’arriver, et il va falloir un redressement spectaculaire de leur finances pour qu’ils puissent se payer de l’atomique…  

Dan1
Invité

Non contents d’attendre OL3 l’arlésienne, les finlandais préparent la décision pour un réacteur Olkiluoto 4 : Ils sont fous ces finlandais ! En attendant la décision OL4 et la fin du chantier OL3 lire la brochure sur OL3 :

chelya
Invité

Vu qu’ils signent pour un clef en main et que c’est donc le contribuable français qui va payer intégralement les dépassements du projet ils auraient tort de se priver d’en refaire un autre… On pourra apprécier avec cette brochure les délais totalement ahurissant que prend un chantier nucléaire… Début du projet : Novembre 2000, fin du projet : 2012 (si tout va bien, ça pourrait être 2013)… Vraiment pas sérieux cette énergie du passé…

Dan1
Invité

Au delà de la réthorique classique, pouvez vous m’expliquer par quel mécanisme le contribuable français va payer le dépassement. D’autre part, un EPR valant a minima 3000 éoliennes, pouvez m’indiquer en combien de temps on installe 3000 éoliennes (installation sérieuse).    

fredo
Invité
“Energie nucléaire durable”, c’est sûr, avec des déchets à vie longue de plus de 10.000 ans, ça commence à être durable!  Et maintenant que le CEA a pris officiellement le contrôle de la recherche sur le solaire (cf INES), on a pas fini d’entendre ce type de musique, par exemple pour négocier à l’automne une hausse de la subvention annuelle de l’Etat au CEA (qui est déjà d’au moins 2,2 milliards d’euros par an). Et l’énergie nucléaire la plus durable existante est le soleil avec 4 milliards d’année ( sans déchets radio actif). Cela étant la mutualisation de la recherche… Lire plus »
Dan1
Invité

J’ai déjà donner les références des subventions pour la recherche nucléaire électrogène et ce n’est pas deux milliards d’Euros par an (c’est en gros 4 fois moins). 2 milliards, c’est grosso modo les subventions annuelles à la production du charbon en Allemagne dont on parle beaucoup moins !

Etienne solar
Invité
Comment va évoluer le rapport Investissement / Production d’energie  dans le domaine nucléaire dans les 40 prochaines années ? … si on tient compte de la construction de l’entretien, du combustible, de la sécurisatiin des sites, du démantellement, du stockage des déchets … je doute fort que le rapport Investissement / Production d’énergie baisse alors même qu’au niveau mondial, le prix de la main d’oeuvre ne va faire que monter, que le prix des matières premières va suivre la même tendance et que le rendement d’une centrale stagne autour de 30% … Au niveau mondial, combien faut-il envisager de réacteurs… Lire plus »
dede29
Invité

Il faut corriger certaines idées fausses : le nucléaire est comme le reste ,lorsqu’on veut construire vite ,on construit vite .Ainsi pour la centrale du Blayais ,on a commencé à “gratter” le marais en septembre 1976 pour coupler la 4ieme tranche 900 MW en juillet 1983 .

dede29
Invité

Cette centrale faisant partie d’un palier de meme conception,seules les adaptations locales sont à étudier.C’est ce qui a fait ,en partie ,la force du programme du programme nucléaire français :58 unités couplées au réseau électrique de 1977 à 1999 .cf tableau 3 de  .

chelya
Invité
C’est simplement parce que pendant que la première centrale était en construction les études pour la deuxième centrale se faisait et qu’on fait pareil avec les équipes de chantier en le faisant tourner… Mais ça ça veut dire : – qu’il faut déjà commencer à construire à lancer le chantier de la première centrale pour commencer… On reste donc avec le délai incompressible d’une dizaine d’année avant d’avoir une première centrale nucléaire, ce délai doit être rallongé à 15 ans s’il s’agit d’un pays qui n’a pas d’autorité de sureté nucléaire. – que toutes les centrales doivent être réalisés et construites par… Lire plus »
Dan1
Invité
ça c’est sûr qu’un EPR n’est pas équivalent à une éolienne. Dans un monde idéal, ce serait plutôt : un EPR = entre 3000 et 6000 éoliennes selon la puissance unitaire et le facteur de charge. Il ne faut pas oublier qu’un EPR avec un facteur de charge de 80 % c’est quand 11,5 TWh par an et on peut faire mieux. Bien sûr, un EPR tout seul ça ne fonctionne pas, il faut l’extraction, l’enrichissement… Oui mais 6000 éoliennes toutes seules ça ne fonctionne pas non plus pour alimenter en permanence les fameux foyers. Il faut un réseau robuste pour… Lire plus »
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