Opération séduction du ministère de l’économie

Le ministère de l’économie, des finances et de l’industrie a adressé hier un communiqué de presse à toutes les rédactions de presse. En voici la teneur :

La filière nucléaire constitue aujourd’hui un secteur de pointe de l’économie française et l’un des piliers de la politique énergétique de la France :

  • 78% des kWh électriques produits en France sont d’origine nucléaire;
  • 59 réacteurs nucléaires sont en service (dont Phénix);
  • la puissance installée du parc s’élève à 63 GWe;
  • le coût d’investissement du parc nucléaire a été de l’ordre de 77 milliards d’euros (2003);
  • le parc nucléaire a permis une économie de 10 milliards d’euros en 2003 par rapport à un parc thermique au gaz;
  • grâce à l’énergie nucléaire, ce sont 31 millions de tonnes de carbone évitées dans l’atmosphère.

Un atout économique, scientifique et environnemental :

  • Emplois : en ce qui concerne la production d’électricité, le secteur nucléaire emploie plus de 100 000 personnes en France. Les entreprises du secteur nucléaire (hors EDF) emploient directement 58 000 personnes au sein du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), d’AREVA et de l’agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). L’exploitation des 58 tranches du parc nucléaire s’appuie sur 20 000 agents d’EDF et sur 20 000 intervenants d’entreprises extérieures. A ces effectifs s’ajoutent ceux des entreprises sous-traitantes, notamment pour les opérations de BTP, de démantèlement ou de maintenance.
  • Exportation : la France détient une part importante du marché mondial du nucléaire. Ce secteur réalise en moyenne chaque année, un chiffre d’affaires à l’exportation compris entre 3 et 4,5 milliards d’euros, soit près de 16% de la facture énergétique.
  • Progrès scientifiques : les techniques de pointe spécifiques au nucléaire permettent également des progrès considérables dans des domaines en apparence parfois fort éloignés, comme l’agro-alimentaire avec la conservation des aliments par ionisation, ou la micro-électronique, l’utilisation des radioéléments dans le domaine de la santé en diagnostic et en thérapie est reconnue comme une aide précieuse au dépistage, au traitement et au suivi de pathologies majeures comme le cancer.
  • Compétitivité : la filière nucléaire demeure aujourd’hui la filière de production d’électricité la plus compétitive en base dans la plupart des hypothèses, comme le confirme l’ étude sur les coûts de référence de la production électrique.
  • Indépendance énergétique : le choix stratégique de l’énergie nucléaire a permis d’abaisser régulièrement la facture énergétique française. Parallèlement, le taux d’indépendance énergétique de la France, conforté par une politique active d’économie d’énergie, s’accroît fortement : de 26 % en 1973, il est de l’ordre de 50 % depuis la fin des années 80.
  • Effet de serre : le choix du nucléaire a également permis à la France de réduire le niveau des émissions contribuant à l’effet de serre. La France a ainsi l’un des plus bas taux de rejet de CO2 des pays de l’OCDE. Ses émissions de carbone dues à l’utilisation de l’énergie s’élevaient à 1,68 t. par habitant en 2002, contre 2,30 t. pour l’Union européenne à 15 (dont 2,80 t. pour l’Allemagne et 2,44 t. pour le Royaume Uni) et 5,36 t. pour les États Unis.

(Src : Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie)

 

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