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Plan de relance du logement : transition énergétique et croissance verte

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Le plan de relance du logement présenté vendredi dernier par le Premier ministre Manuel Valls, au côté de la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité, Sylvia Pinel doit permettre de relancer la construction, un élément indispensable à la croissance du secteur.

De son côté, Ségolène Royal a présenté le volet rénovation thermique des logements.

Ce plan a pour objectif de faire retrouver aux français du pouvoir d’achat grâce à la baisse du coût du logement et à la diminution de leurs charges d’énergie dans le cadre des rénovations de logements anciens. Il devrait aussi développer de l’emploi dans le secteur du bâtiment qui en a cruellement besoin (330.000 logements ont été réalisés en 2013), et de favoriser la qualification des professionnels de la filière, notamment en matière de performance énergétique et de construction à haute performance environnementale.

La nouvelle réglementation thermique (RT2012) a imposé aux constructions neuves un niveau de performance énergétique jamais atteint auparavant. La relance de la construction doit permetre d’accélérer le renouvellement de l’offre de logements vers des bâtiments plus économes et plus durables.

Seul 1% du parc de logements est renouvelé chaque année.

On estime à 20 millions le nombre de logements anciens qui ne disposent pas d’une bonne qualité thermique. La rénovation énergétique des logements devient donc un chantier essentiel pour plusieurs raisons : réduire les factures énergétiques des français, et notamment des plus modestes ; créer jusqu’à 75000 emplois dans le bâtiment en trois ans ; contribuer à la transition énergétique et à la protection de l’environnement, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

Dès le 1er septembre, trois actions vont être mises en place :

1. le crédit d’impôt développement durable est simplifié et renforcé à hauteur de 30 % du coût des travaux, jusqu’à 16 000 euros de travaux pour un couple, et dès la première opération ; il est étendu aux compteurs individuels de chauffage et d’eau chaude, pour permettre à chacun de mieux maîtriser ses consommations, ainsi qu’aux points de recharge de véhicules électriques, pour accompagner leur développement ;

2. l’éco-prêt à taux zéro est relancé, pour passer à 100.000 prêts par an et garantir la qualité des travaux grâce au transfert de responsabilité vers les entreprises « reconnues garantes de l’environnement » ;

3. les moyens d’engagement financier de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) pour le Programme « Habiter Mieux » sont augmentés, pour atteindre l’objectif de 50 000 rénovations énergétiques cette année pour les ménages modestes.


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    15 Commentaires sur "Plan de relance du logement : transition énergétique et croissance verte"

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    Pierre 25
    Invité

    Voila bien des années que cela devrait être fait, c’est du travail non délocalisable, cela allège la facture des ménages, et la balance commerciale de la nation. Mais pour que cela marche il faut que ça soit lisible simplement, pas monter des usines à gaz fiscales comme généralement, et que les règles ne changent pas au gré du vent…..Bonne idée à mettre en application très très vite.

    Dan1
    Invité

    Bien que je sois partisan de la rénovation thermique des logements anciens, je ne me fais pas d’illusion sur la difficulté du problème et les coûts associés : Maintenant je souhaiterai que l’on m’explique clairement comment on immédiatement baisser la facture des ménages : Pour moi, il est clair que dans les 10 premières années on dépense plus pour obtenir un gain après…. si le coût de l’énergie a fortement augmenté chaque année. La facture de combustible baisserait mais la baisse serait plus qu’annulée par le crédit à rembourser.

    Dan1
    Invité

    Je redonne le lien vers les études de cas de l’ADEME :

    trimtab
    Invité
    Il est evident que lorsqu’on essaie d’encourager les ‘retrofits’ énergetiques des habitations particulieres des ‘ménages’ (en france ou dans d’autres pays), il est toujours difficiles pour eux (les particuliers) d’abord de mobiliser les resources (argent) nécéssaires et d’avoir une vision sufficement lointaine sur l’equation coût, gains de performances, temps de ‘retour d’investissement’. Par contre, lorsqu’il s’agit d’entreprises, gestionnaires de batiments tertieres, usines, et d’autres ‘gros morceaux’ du bati existant et ancien, eux ont plus l’habitude de gérer leurs ‘investissments’ parfois ‘lourds’, sur une echelle de volumes et temps que le particulier aurait toujours du mal à maitriser. Ils bénéficient aussi… Lire plus »
    climax1891
    Invité

    Entre 2010 et 2012, l’Europe a importé pour plus de 1000 milliards d’euros d’énergie, principalement du gaz naturel et du pétrole. 1000 milliards d’euros partis principalement vers la Russie et le Moyen Orient. 1000 milliards d’euros qui financent les guerres qui ont lieu aux portes de l’Europe. Pour des raisons à la fois économiques et géopolitiques, il est temps pour l’Europe de réduire massivement sa consommation de gaz et de pétrole

    Samivel51
    Invité

    Si Poutine a repris l’aéroport de Lougansk ce matin, c’est a première vue grâce à ces chars, mais en réalité grâce au gaz dont nous dépendons et grâce auquel il nous tient par les c…

    Bachoubouzouc
    Invité

    Vous devez vous tromper : Le gaz naturel est une bonne énergie, avec laquelle les écologistes comptent mener la transition énergétique. Elle permet de remplacer la vilaine électricité pour le chauffage et l’ACS dans la RT2012, et même Negawatt compte consommer encore un peu de gaz (42TWh par an) en 2050. Remarquez, en 2050 Negawatt voudrait qu’on consomme encore 50TWh de pétrole et 13 TWh de charbon. Tous les moyens sont bons pour sortir du nucléaire, n’est-ce pas ?

    Nicias
    Invité

    L’Europe n’a pas de problème de fature énergétique : On a largment les moyens de payer. En fait on ne dépense plus assez grace à Mme Merkel. Quand aux guerres, on sait bien pourquoi il y a la guerre en Libye ou en Irak. Quand à la Syrie, on a qu’a faire ce que l’on demande aux Russes en Ukraine si cela nous gène tant que cela : Arrêter d’armer les rebelles et empêcher les centaines de français qui font le jihad d’y aller (car on pourrait).

    trimtab
    Invité
    Je sens que ça va partir encore ‘en live’ dans tous les sens………! Penser ‘global’ en ‘econogéopoliticien’ c’est bien….mais ici c’est un bref sur la renovation énergétique des batiments et des logements…..alors un peu de ‘agir et penser local’ ferait du bien…? Vous avez fait/éspèrez faire/avez renoncé à faire/pourquoi/comment/quand…? quoi dans ce domaine..? Quelques exemples de vos projets ‘perso’, vos contraintes, vos propres experiences, vos success ou vos echecs……quelques chiffres, de l’argumentation sur vos ‘guerres personnelles’ contre vos ‘passoirs énergétiques’…..ça fera peut être avancer le schilmblig….non……? ….plutôt que de savoir si on va pouvoir cuisiner ou se chauffer au gaz… Lire plus »
    Pastilleverte
    Invité

    Au-delà de l’élément de langages (avec, par exemple, « projet d’avenir »), j’aimerais (voeu pieux) avoir, enfin une étude économique sérieuse et objective (on peut rêver) sur les emplois vraiment, absolument et réellement créés par cette fumeuse « croissance verte ». N’existe t il pas des bilans sur ce sujet des politiques menées en Espagne, en Allemagne ou au Danemark (au hasard) permettant de se faire un eidée ? (et qu’on ne nous sorte pas d’études de Greenpeace ou du WWF, sur le sujet (if any) !

    chelya
    Invité

    @bachoubouzouc : le système électro-gazier français consomme plus de 560 TWh de gaz par an… Je vous ai déjà dit que le nucléaire a obligé la France à développer l’usage du gaz pour la chaleur parce que les centrales électrique nucléaire ne peuvent pas produire à la fois force électrique et chaleur.

    Bachoubouzouc
    Invité

    « Je vous ai déjà dit que le nucléaire a obligé la France à développer l’usage du gaz pour la chaleur parce que les centrales électrique nucléaire ne peuvent pas produire à la fois force électrique et chaleur. » Bah si elles le peuvent (cf Gravelines et le terminal méthanier de Dunkerque), tandis que vos précieux PV et éolien ne le peuvent pas…

    Blu
    Invité
    Pour revenir au sujet de l’article (c’est fou comment ça part vite en débat pro/anti nucléaire même quand c’est pas le sujet…) je ne suis pas d’accord au sujet du « big retrofitting ». En effet je pense que dans ce domaine les mécanisme sont déjà plutôt adaptés, et les rénovations s’enclenchent progressivement (pas très vite certes mais c’est déjà ça). On voit pas mal de gros projets de rénovation de logements sociaux, d’immeubles de bureaux etc. Mais le logement particulier est très loin d’être l’épaisseur du trait! Il y a 18 millions de maisons individuelles en France, sur 33 millions de… Lire plus »
    trimtab
    Invité
    En effet, je me suis peut être mal exprimer en parlant ‘d’epaisseur de trait’ concernant les maison individuelles et leur importance ‘pro rata’ dans l’éfficacité énergétique des batiments en générale, mais je voulais simplement signaler l’importance d’autres secteurs du batiment, non seumlement le ‘big’ (unitaire, usine, meubles bureaux etc), mais le ‘collective’ (dans un sens large, incluant par exemple les écoles, hopitaux, batments publics etc…). Car toutes projets de rénovation dans ces secteurs (qui, comme vous dites, se fait, mais trop lentement à mon avis) permet de déveloper les compétence des entreprises dans ce secteur, ainsi que les technologies proposées,… Lire plus »
    Dan1
    Invité

    Pour les m2 des logements, essayez avec le rapport du CEREN dont j’ai déjà donné le lien :

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