Pourquoi les prix du gaz naturel canadien restent bas ?

"Les prix du gaz naturel canadien vont continuer de reculer en raison d’un marché nord-américain bien approvisionné et d’un manque d’accès aux marchés internationaux", estime AJM Deloitte dans ses dernières prévisions trimestrielles sur les prix publiées mercredi.

Parallèlement, les prix du pétrole brut continuent de fluctuer, alors que l’économie mondiale fragilisée passe en mode reprise.

« Alors que la reprise économique s’amorce dans l’ensemble du monde, l’Amérique du Nord continue d’accuser un retard », a déclaré Ralph Glass, directeur de l’évaluation et des opérations dans le secteur énergétique, AJM Deloitte.

« Les sociétés du secteur de l’énergie en Amérique du Nord qui ont investi massivement dans le gaz naturel devraient se soucier de la persistance de la déprime du marché à l’égard de leur produit. Le temps chaud partout en Amérique du Nord tout au long des mois de novembre et de décembre s’est traduit par des prélèvements bien en dessous de la normale par rapport aux années précédentes, ce qui a donné lieu à des niveaux d’entreposage sans précédent et à de faibles prix aux États-Unis. »

À l’échelle internationale, exception faite de l’Europe, AJM Deloitte prévoit une amélioration continue générée par l’utilisation d’hydrocarbures. Selon M. Glass, nous n’avons pas fini d’avoir recours au pétrole brut et au gaz naturel.

« Nous entrons dans une période où le Canada doit commencer à se concentrer sur les marchés à l’extérieur de l’Amérique du Nord afin de profiter des prix plus élevés à l’international, a-t-il ajouté. C’est dans les marchés en dehors de l’Amérique du Nord que nous pouvons prévoir une importante croissance, car il est probable que le Canada et les États-Unis connaissent une croissance nulle ou possiblement négative de la consommation du pétrole brut. En dépit de l’offre excédentaire de gaz naturel, les exportations de gaz naturel liquéfié des deux pays offrent des perspectives plus viables. »

Selon les prévisions canadiennes d’AJM Deloitte au 31 décembre 2011, le prix réel devrait s’établir à 98,00 $ CA/b à Edmonton en 2012, lequel prix se maintiendra dans un avenir prévisible.

Pourquoi les prix du gaz naturel canadien restent bas ?

Le prix du WTI à Cushing devrait se maintenir à 100,00 $ US/b au cours de cette même période. Sur les marchés internationaux des marchandises, AJM Deloitte prévoit que le prix au comptant du Brent devrait continuer à recevoir une prime par rapport aux prix aux États-Unis et ainsi s’établir à 105,00 $ US/b en 2012 et se maintenir pour le reste de la période couverte par la prévision.

Pour ce qui est du gaz naturel, AJM Deloitte prévoit qu’en 2012, l’indice du gaz naturel NYMEX 2012 devrait se chiffrer à 3,80 $ US/kpi en termes réels et atteindre 7,00 $ US/kpi d’ici 2022.

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7 Commentaires sur "Pourquoi les prix du gaz naturel canadien restent bas ?"

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Tech
Invité

cette courbe montre combien il était indispensable d’augmenter le prix du gaz de plus de 4% en janvier ;o(

aurel
Invité

Le temps chaud partout en Amérique du Nord tout au long des mois de novembre et de décembre s’est traduit par des prélèvements bien en dessous de la normale par rapport aux années précédentes, ce qui a donné lieu à des niveaux d’entreposage sans précédent et à de faibles prix aux États-Unis. » Mince, la hausse des températures (porbablement due aux énergies fossiles que nous avons extrait du sol et crâmé durant ces 2 derniers siècle) fait que cet hiver les Nord-Americains ont moins consommer pour se chauffer. Drôle de paradoxe….

moise44
Invité
Vous n’avez pas lu correctement : “À l’échelle internationale, exception faite de l’Europe, AJM Deloitte prévoit une amélioration continue générée par l’utilisation d’hydrocarbures. Selon M. Glass, nous n’avons pas fini d’avoir recours au pétrole brut et au gaz naturel.” Ce que l’article sur Mr R.Glass ne dit pas, c’est que l’Europe ne s’approvisionne pas en amérique du Nord. Il parle bien de la différence entre le WTI et le Brent (comprendre pétrole américain et Européen), mais pour l’instant, le GNL est encore transporté en petit volume et ce sont surtout des gazoducs qui font le gros du transport… Or, si… Lire plus »
Tonys
Invité

Puisque vous parlez de ça moise44, je me permet de rebondir dessus. La russie dispose-t-elle de gisements en gaz de schiste, et dans ce cas, le gisement a-t-il été estimé? Merci d’avance

gp
Invité
ce genre d’analyse, moi, ca me déprime. j’espère que dame Nature va continuer à se déchainer autant qu’elle le peut sur ce continent de la gabegie permanente!!! Y en a vraiment raz-le-bol de subir les conséquences de leur irresponsabilité à ceux-là!!! Plutôt que decontinuer à forer corps et âme le sous-sol américain à la recherche du précieux “gaz de schiste” (le principal coupable de l’effrondrement du prix du gaz ces 5 dernières années tant la production à augmenter), les américains feraient mieux d’investir dans la sobriété et l’efficacité énergétique!!! L’amérique du Nord, il faut y habiter pour comprendre à quel… Lire plus »
Pastilleverte
Invité

dite aussi “Dame nature”, admirez les Majuscules, celle que l’on s’obstine à vouloir sauver, mais qui s’en f… comlètement, tant Elle en a vu ‘autres, et des biens pires… Vive la nouvelle Religion Paîenne.

Tech
Invité

j’ai très bien lu au contraire, rien n’empêche gdf ou d’autres vendeurs de gaz en france de s’approvisionner ou c’est moins cher! et en général le marché par effet de voisinage fait ses approvisionnements de façon volatile et de plus en plus opportuniste et non fidéle si gain à la clé! (ne pas oublier les actionnaires!) en résumé la formule de calcul du prix du gaz (trop basée sur le prix du pétrole) est totalement décorrélée du prix marché et les français en patissent.

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