Projet de fusion (ITER) : GDF Suez engrange un méga-contrat

Un consortium comprenant le français Cofely (Groupe GDF SUEZ) et l’allemand M+W Group vient de se voir attribuer un contrat d’un demi milliard d’euros dans le cadre du projet de recherche international énergétique ITER**, en cours de construction dans les Bouches-du-Rhône (France).

L’objectif d’ITER est de démontrer que la fusion de deux variétés d’hydrogène (deutérium et tritium) dans un réacteur baptisé Tokamak peut devenir une source d’énergie exploitable et produire de l’électricité. Pour y parvenir, ITER devra démontrer que l’on peut produire 10 fois plus d’énergie que ce qui a été nécessaire pour initier la réaction de fusion. La contribution européenne au projet est estimée à 6,6 milliards d’euros.

Le plus grand Tokamak du monde est en cours de construction à Saint-Paul-lez-Durance, dans les Bouches-du-Rhône, à proximité immédiate du CEA Cadarache.

Projet de fusion (ITER) : GDF Suez engrange un méga-contrat

Le contrat octroyé par Fusion for Energy (F4E), l’organisation qui gère la contribution de l’Union Européenne au projet ITER, porte sur la conception, la réalisation et la maintenance des installations climatiques, électriques et mécaniques de 13 bâtiments, dont le complexe Tokamak.

"C’est une réalisation majeure pour l’Europe, non seulement en raison de l’importance du marché, mais aussi parce que des entreprises européennes bénéficieront d’une occasion sans précédent de partager et d’acquérir un savoir-faire qui générera de futures opportunités commerciales" a déclaré le Professeur Henrik Bindslev, Directeur de F4E.

D’une durée de 6 ans, l’accord comprend la conception, les études, la réalisation et la maintenance des installations de chauffage, ventilation, climatisation, électriques (courants forts, courants faibles et éclairage) et mécaniques de 13 bâtiments du site (97 200 m²), dont le complexe Tokamak qui abritera le réacteur lui-même. Les systèmes d’instrumentation et de contrôle, les réseaux des fluides, la détection et la protection contre les incendies et le contrôle-commande sont également inclus.

Cofely Axima, le mandataire, Cofely Endel et Cofely Ineo réaliseront plus spécifiquement la partie nucléaire du contrat, le tokamak, composé de 3 bâtiments classés Installation Nucléaire de Base. Cette complémentarité a d’ailleurs permis aux entités de Cofely de faire une nouvelle fois la différence après avoir déjà remporté le contrat du bâtiment des bobines poloïdales du projet ITER.

"Prendre part au plus grand projet international de recherche sur l’énergie de fusion est une véritable fierté. Ce contrat symbolise la complémentarité de nos expertises et notre capacité à nous positionner en première ligne comme concepteur au sein de projets qui comptent parmi les plus complexes du moment" a commenté pour sa part Guy Lacroix, Directeur général délégué de GDF SUEZ Energie Services.

Après une phase d’études d’un an, le démarrage des travaux est programmé pour septembre 2014. Ils dureront 5 ans et mobiliseront, au plus fort de l’activité en 2016, jusqu’à 450 personnes. Si le recours aux salariés des quatre entreprises du consortium sera privilégié, il ne suffira pas à répondre aux besoins. Une vague importante de recrutements, d’une centaine de personnes environ, est donc prévue pour la réalisation de ce contrat.

** ITER est un programme de recherche international auquel participent sept nations représentant elles-mêmes 35 pays : l’Europe, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l’Inde, la Corée et le Japon.

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14 Commentaires sur "Projet de fusion (ITER) : GDF Suez engrange un méga-contrat"

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Eole centre
Invité

Pas croyable qu’il y ait encore dans notre continent et dans le monde des ingénieurs et des politiques qui continue de jeter de l’argent par les fenêtres, et à croire en la viabilité d’une technologie dangeureuse, couteuse, et techniquement irréaliste!!!! Pour moi c’est l’un des plus gros scandal de gaspillage d’argent! Et dire qu’il était à moment donné , question de sifonner une partie de l’argent de la PAC (politique agricole commune) pour trouver des fonts pour cette m_____!!!!!

michel123
Invité
que le projet aboutisse ou pas il faut le faire. C’est la seule chance de trouver une énergie vraiment inépuisable et surtout utilisable en fonction des besoins. La fusion est possible et a déjà été testée avec succés sur le précédent prototype déjà situé à cadarache (jet ). L’énergie produite est équivalente à l’énergie consommée. Espérons que ce nouveau prototype produira nettement plus qu’il ne consomme. Rapellons aux nombreux lecteurs que le mot réaction nucléaire met en transe que la fusion ne produit pas de déchets radio actifs, à part les parois du réacteur , que la réaction ne peut… Lire plus »
Lord predator
Invité
Eh bien, pour vous, s’il s’agit du plus gros gaspillage concernant 15 malheureux milliard de dollard à l’échelle du PIB Mondial, c’est que vous avez vraiment, mais vraiment pas la notion d’argent ni de gaspillage. Et qu’il trouve l’argent dans les 50 milliards que nous coûte la PAC pour financés n’importe quels grand projet scientifique, ne me géne absolument pas, quand va-t-on arrêtés cette m_____!!!!! de PAC qui nous coûte une fortune et qui contribue à moins de 3% du PIB européens, que les agriculteurs se démerde au lieux d’être subventionnés à Outrance, bloqués les routes à la moindre occassion,… Lire plus »
Lord predator
Invité

Ah bon ? le privé investit dans le recherche fondamentale ? c’est nouveaux sa. Quand au partenariat public-privé, laissés moi rire, c’est le truc là, qui permet avec l’argent du contribuable d’exploité les recherches public afin de les ultra-rentabilisés sur le marché ? Vous avez oubliés le succés Galileo en public-privé 😉 Cordialement,

jolipanda
Invité

dépenser 6,6 milliards d’euros pour une hypothétique découverte… alors que l’on n’est pas capable d’appliquer et de dépenser de l’argent dans des energies renouvelables qui fonctionnent. je renvoie vers les pistes à faire évoluer de l’hydrogène, cité dans un article d’hier. quand je pense que la semaine dernière je me faisais traiter de menteur quant aux sommes allouées dans l’industrie nucléaire en parlant de 5 milliards (budget CEA)… je n’avais pas vu que nous n’étions pas les seuls à jeter l’argent des contribuables par les fenêtres.

Grizzly
Invité

La semaine dernière,vous(jolipanda),aviez surtout promis de ne plus revenir sur ce site à cause de la prétendue censure d’Enerzine à votre égard.Vous nous l’aviez joué style Calimero injustement censuré…Et vous revoilà… A l’avenir,faites nous le plaisir de ne plus nous faire votre cinéma habituel,si Enerzine corrigeait ou supprimait des posts inappropriés de votre part comme cela était arrivé la semaine dernière .

michel123
Invité
il y aura toujours des anti-tout incapables de se projeter et de financer un projet certes trés incertain mais au potentiel immense pour l’humanité. Capables seulement de regarder à court terme et jusqu’à la pointe de leurs chaussures , incapable de voir le sulendemein ou l’immense obstacle qui se présente à nous : la fin des resources fossiles et le réchauffement de notre planète. la diminution des surfaces disponible pour chacun en raison de la surpopulation qui continue de s’accentuer. Les petits pays fortement peuplés situés en zone tempèrée ne peuvent se contenter de l’énergie solaire et du vent qui… Lire plus »
Grizzly
Invité
Oui,tous ces pisses vinaigres qui dans les années 1957-1961 auraient condamnés Spoutnik (1957) et Gagarine(1961) pour le cout scandaleux de ces programmes de recherche utopiques et irréalistes. Affreuses dépenses de l’argent des contribuables pour des choses futiles et sans avenir. Idem pour les programmes américains de satellites en tout genre(des années 60 et 70). Censés selon les mêmes pisses vinaigres de l’époque,ne déboucher sur rien d’utile ni de valable… Sauf que maintenant,il serait impensable de se passer des inombrables application en tout genre des centaines(voir des milliers)de satelites qui gravitent autour de nous… Ces très idiots courts-termistes de l’époque dont… Lire plus »
Bachoubouzouc
Invité
représente un budget de 16 milliards d’euros répartis sur 34 pays et sur 40 ans : Ce projet représente pour la France un coût total de 1,1 milliard d’euros, soit de l’ordre de 28 millions d’euros par an. Ma conclusion est donc que ITER est un programme de recherche de très long terme, potentiellement une révolution technologique similaire à celle de l’invention de la machine à vapeur ou du moteur à combustion à l’échelle de l’humanité. Et son coût est totalement négligeable comparé à, par exemple, la subvention du photovoltaïque, énergie dont le prix est démentiel, pour un nombre de… Lire plus »
cathelin
Invité
Trop d’excès dans vos commentaires, chers compatriotes! Les pour: vous avez raison, puisque dans une société dominée par les abus de complexité, toute pompe à finance sur le long terme est peut-être bonne à prendre pour aider la majorité bureaucratique de nos scientifiques, à moins que le système financier ne s’écroule avant… Les contre: vous avez raison aussi, parce que mettre ses oeufs dans le même panier est une idiotie scientifique, car on privilège ici une seule filière de recherche sur la fusion. Les autres, on les ignore et elles seront dans notre pays étouffées pour des décades, tout en… Lire plus »
Lionel-fr
Invité
La France est mal placée pour dire que ça coute cher puisque elle est la principale bénéficiaire. Tous ces milliards frais venus des 4 coins du globe sont dépensés à Caradache , en terre françoise où le seul fait d’acheter un sandwich rapporte de la TVA. Clairement , c’est une bonne affaire. Pour la petite histoire , l’administration Bush en 2003 s’était farouchement opposée au choix de la France comme site. Il a fallu attendre un an pour que les tensions de la seconde guerre du golfe retombent mais les américains ont diminué leur part d’investissement (ils ont régularisé plus… Lire plus »
Luis
Invité
¤ Le développement du microprocesseur n’a rien à voir avec le programme Apollo. La réalité est plus triviale. En 1969, la société japonaise Busicom, premier gros client d’Intel, demande à cette société toute jeune de lui fournir un essemble de circuits intégrés pour réaliser une calculatrice … une quatre opérations de l’époque. C’est le premier circuit intégré en un seul “chip” utilisant une logique programmée, le programme étant dans un chip ROM, les données temporaires dans un chip RAM et un dernier chip gérant les entrées/sorties (clavier, afficheur). L’Intel 4004 (4 bits) a été commercialisé en novembre 1971. Un an… Lire plus »
Lionel-fr
Invité
Certes Luis , la plaquette Intel est très claire sur ce point mais in est en train de parler d’une mission militaro-spatiale de pointe où les différents prestataires militaires se battaient pour apposer leur logo La vraie naissance du processeur s’est produite lorsque les éléments électro-mécaniques ont été remplacés par des systèmes entièrement électriques, les premiers concernés étaient les missiles ballistiques, domaine technique où l’acharnement était amplifié par la paranoïa générale sur les missiles nucléaires Le programme apollo doit absolument tout à cette guerre technologique, ce n’était que la vitrine civile d’une recherche strictement militaire. L’essentiel des tâches à remplir… Lire plus »
Lionel-fr
Invité
Comme je suis un vieux gars, il se trouve que j’ai travaillé à deux reprises sur d’authentiques IBM PC 8088 4.77MHz 128kb ram, FP 5”1/4 360kb, 5Mb HD, le standard d’affichage était de 25 lignes de 80 car et non pas 12 lignes Adaptateurs graphiques MDA , CGA permettait la couleur mais imilté à 40 car. et Hercules réputé plus rapide avec des modes étendus souvent incompatibles avec les applications Le VGA est arrivé peu après , c’est le seul standart survivant aujourd’hui avec son 640*480 millions de couleurs. Sur les IBM , le mode graphique n’éxistait pas su tout,… Lire plus »
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