Québec : la STL achète un autobus électrique

Le transporteur public du Québec, la Société de transport de Laval (STL), innove en annonçant avoir fait l’acquisition d’un autobus de taille régulière entièrement électrique.

La STL prendra livraison d’ici la fin de l’année du véhicule qui dispose de batteries, rechargeables la nuit, et qui lui donne une autonomie pouvant atteindre les 250 km.

Le véhicule 100% électrique fabriqué par le constructeur américain DesignLine propose une climatisation et offre bien évidemment une conduite silencieuse. La commande, confirmée par contrat plus tôt ce mois-ci, fait suite à un appel d’offres international.

STL précise qu’une période d’essai prolongée permettra à ses équipes, dont les mécaniciens et les chauffeurs, de se familiariser avec les particularités du nouvel autobus et d’en évaluer la fiabilité. Les réactions des usagers seront également mesurées.

Par ailleurs, les conclusions seront transmises aux autres sociétés québécoises de transport collectif, à la recherche elles aussi de "solutions efficaces et adaptées d’électrification de leur flotte."

Cette annonce s’inscrit dans le cadre d’une démarche entreprise par le gouvernement afin d’accélérer l’électrification du transport collectif au Québec. Elle constitue une étape de la mise en œuvre du Plan d’action 2011-2020 sur les véhicules électriques (PAVE) annoncée en avril dernier.

En réponse au PAVE du gouvernement du Québec, les neuf transporteurs sous l’égide d’AVT (Société de gestion et d’acquisition de véhicules de transport) vont effectuer des essais des technologies électriques disponibles, avec la collaboration d’Hydro-Québec.

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4 Commentaires sur "Québec : la STL achète un autobus électrique"

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gp
Invité
compte tenu de la masse à déplacer et de l’autonomie recherchée, le tout électrique sur batterie n’est pas la bonne solution dans ce cas de figure! La province de Québec, qui jouit d’une électricité très bon marché et presque entièrement renouvelable (Hydro-Québec) souhaite électrifier au plus vite ses TC. La priorité serait plutôt de développer le TC “tout court” ainsi que les modes doux! Pour ce faire, c’est d’abord le levier urbanistique qu’il faut activer dans le bon sens… Même d’origine hydro, l’élec québécoise est loin d’être aussi “propre” qu’on voudrait nous le faire croire : venez constater sur place… Lire plus »
Claudeb
Invité
@gp mentionne ” … Même d’origine hydro, l’élec québécoise est loin d’être aussi “propre” qu’on voudrait nous le faire croire : venez constater sur place la laideur des lignes THT 750kVA qui sillonnent le territoire (et la proximité à peine croyable des zones résidentielles les plus proches!!!).” lol Ce n’est absolument pas le but de l’aticle. D’ailleurs est-ce-que vous pensez aussi que les éloiennes, qui de plus-en-plus, deviennent une polution visuelle en augmentation, n’est pas un problème bien supérieur pour les pays d’Europe? En plus, elles ont aussi besoin de pylones. Les pylones d’Hydro Québec sont des brins de paille… Lire plus »
Dan1
Invité

Ce qui est laid finalement c’est de faire un amalgame stupide entre une filière de production d’électricité et un mode de transport via un réseau. De toute façon, chacun sait que l’accueil massif d’EnR diffuses va nécessiter le renforcement des réseaux électriques actuels (donc des lignes THT en plus). En Europe, les spécialistes en sont conscient (au premier rang les Allemands notamment avec l’éolien). Le gestionnaire de réseau européen le sait et l’écrit :

Nicias
Invité

Ce n’est pas un problème de taille de la structure. C’est lié à l’intermitence. Vous pouvez installer des panneaux solaires et des éoliennes individuellement chez chaque particulier, lorsque le vent ou la nuit tombent, le besoin en électricité reste. On achemine alors l’électricité d’ailleurs via des lignes THT. Une solution alternative étant d’avoir une centrale thermique en back up à coté. Une solution qui n’a pas la préférence des gestionnaires de réseau, c’est pas leur business.

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